
Dacia présente le nouveau Striker avec une ambition claire : renforcer sa place parmi les voitures familiales en Europe. Le concept est simple sur le papier, mais plutôt malin : proposer un break surélevé, pensé pour celles et ceux qui ne sont pas séduits par les SUV, ou qui trouvent que les modèles Dacia “hauts sur pattes” manquent de raffinement. Tous les détails techniques ne sont pas encore connus, mais la direction est assumée : aller chercher une clientèle plus aisée, sans renier l’ADN de la marque.
Le choix du nom se veut volontairement parlant. “Strike”, dans l’univers du bowling, désigne le fait de renverser toutes les quilles d’un seul coup. Dacia joue cette proximité pour annoncer la couleur : le Striker veut frapper fort et s’imposer comme une nouvelle familiale capable d’élargir la portée de la gamme.
À la différence d’autres modèles qui partagent de nombreux éléments au sein de la gamme, le Striker avance une personnalité bien plus singulière. Au point que, sans le logo, il pourrait être difficile d’y voir immédiatement une Dacia.
À l’avant comme à l’arrière, les optiques anguleuses et les fines signatures lumineuses diurnes qui descendent dans les boucliers évoquent davantage certains codes vus ailleurs. De profil, le Striker propose une silhouette de break surélevé, avec une touche d’élégance.
Et ce n’est pas qu’une impression : avec 4,62 m de long, le Dacia Striker devient officiellement le plus grand modèle de la gamme, devant le Bigster qui s’arrête à 4,57 m.
Si l’extérieur semble déjà convaincre, l’habitacle n’a pas encore été montré. Et c’est un point clé : en jouant la carte du break baroudeur, le Striker embarque avec lui des attentes supplémentaires. La simplicité assumée des intérieurs de Duster et Bigster pourrait être plus difficile à faire passer ici.
L’idée la plus probable : une planche de bord globalement issue de l’existant (développer un mobilier spécifique pour un seul modèle coûterait trop cher), mais avec un traitement plus valorisant via les couleurs et les matériaux. Quelques habillages bien placés pourraient suffire à donner une impression plus soignée, tout en conservant ce côté pratique.
Il est attendu de retrouver deux écrans de 10 pouces : un face au conducteur pour l’ordinateur de bord, et un autre sur la planche de bord pour le multimédia. Une partie importante des commandes resterait également gérée par des boutons.
Construit en Roumanie et basé sur la même plateforme que le Bigster, le Striker devrait reprendre une logique proche côté motorisations. Dacia annonce de l’hybride, de l’hybride 4x4 et du GPL.
En se basant sur les moteurs récemment renouvelés sur d’autres modèles, le Striker existerait en Hybrid 155, en Hybrid-G 150 4x4 ainsi qu’en ECO-G 120 en entrée de gamme.
Dacia confirme un point très concret : l’entrée de gamme débutera à moins de 25 000 €, probablement autour de 24 900 €. À l’autre bout, un Striker Hybrid 155 en finition la plus haut de gamme dépassera largement les 30 000 €.
La question se pose forcément : si le Bigster démarre fort en Europe, pourquoi lancer un Striker à la taille et à l’usage assez proches ? Dacia répète sa volonté de s’ancrer sur le segment C, celui des familiales. Et dans cette catégorie, une silhouette différente d’un SUV reste un avantage.
Le Striker n’est pas une berline au sens strict : boucliers, arches de roues et bas de caisse en plastique épais rappellent son côté baroudeur. Mais sa ligne plus effilée et ses signatures lumineuses plus ciselées apportent une élégance que la marque n’avait encore jamais revendiquée aussi clairement. L’objectif est limpide : séduire les conducteurs de familiales qui n’adhèrent pas aux voitures très hautes ou au style trop “brut” d’autres modèles.
Ce mouvement vers le haut n’empêche pas Dacia de préparer d’autres évolutions importantes dans le reste de la gamme, avec l’idée de continuer à miser sur le prix bas pour l’usage urbain et périurbain. L’ensemble dessine une trajectoire : une offre plus large que jamais à l’horizon 2028, et une volonté d’augmenter encore la part de marché en Europe.
Avec le Striker, Dacia tente un coup intéressant : garder l’esprit pratique, tout en proposant une familiale au style plus élancé et plus “statutaire”. Entre silhouette de break surélevé, motorisations annoncées variées (hybride, hybride 4x4, GPL) et prix d’appel sous les 25 000 €, le pari est clair : élargir le public sans perdre l’essentiel. Reste à voir si l’intérieur confirmera cette montée en gamme — et si cette nouvelle voie peut dessiner le futur des familiales accessibles en Europe.
Le Dacia Striker mesure 4,62 m de long.
Dacia annonce de l’hybride, de l’hybride 4x4 et du GPL, avec une offre évoquée en Hybrid 155, Hybrid-G 150 4x4 et ECO-G 120.
L’entrée de gamme du Dacia Striker débutera à moins de 25 000 €, probablement autour de 24 900 €.

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