
Dacia a récemment rafraîchi des piliers de sa gamme, avec des évolutions visibles sur Sandero, Sandero Stepway et Jogger, tandis que la Spring a aussi reçu quelques ajustements techniques. Et comme si ça ne suffisait pas, un break au look baroudeur baptisé Striker a déjà montré sa silhouette, en gardant un intérieur annoncé comme identique à celui du Bigster. Résultat : la marque ne lève pas le pied et prépare encore plusieurs nouveautés majeures à suivre dans les prochains mois, jusqu’à l’horizon 2029.
Lancée comme premier jalon électrique de la marque, la Spring a joué le rôle de précurseur… mais aussi, d’une certaine manière, de brouillon. Elle venait d’une base déjà existante (la Renault City K-ZE lancée en Chine), importée en Europe avant que la concurrence ne soit vraiment prête.
Avec le modèle connu en interne sous le code projet “Evader” (ce ne sera pas son nom commercial), Dacia changerait de méthode : au lieu de repartir de zéro, la marque s’appuierait sur une base plus robuste, celle de la nouvelle Renault Twingo, tout en la simplifiant pour viser un prix catalogue sous les 18 000 €. L’objectif annoncé : environ 2 000 € de moins que la Twingo dont elle dériverait.
Autre point clé : l’“Evader” profiterait aussi de la prime coup de pouce, ce qui pourrait amener un prix client autour de 13 000 €. Elle partagerait également, comme la Twingo, le site industriel slovène de Novo Mesto.
Pour se différencier de sa cousine au losange, l’“Evader” ne prendrait pas une silhouette de berline citadine : elle viserait plutôt le rôle de tout petit SUV d’accès à la gamme. Sa première apparition publique est annoncée lors du Mondial de l’Auto à Paris.
Le développement de la future Sandero 4 100% électrique serait en phase de démarrage. Techniquement, l’idée est d’utiliser une plateforme de R5 E-Tech simplifiée, afin d’abaisser les coûts.
Mais la stratégie ne mise pas tout sur la prise : la Sandero 4 serait aussi proposée en version thermique, avec de l’essence, du GPL et également une déclinaison hybride. Objectif évident : rester un choix numéro un pour les clients particuliers en France et en Europe, en couvrant un maximum de besoins.
Côté style, la Sandero 4 adopterait des lignes plus anguleuses, avec un registre plus germanique et plus chic, destiné à évoquer robustesse et sérieux, tout en se distinguant d’une silhouette plus atypique comme celle d’une Clio 6.
Le badge Stepway, qui a longtemps servi à désigner des versions orientées loisirs (Sandero, Lodgy, Logan, Dokker…), semble arriver en fin de cycle. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, une grande partie des modèles Dacia affichent déjà d’office une allure façon SUV. Le label devient donc moins utile — et la Sandero, dernier modèle à le porter, pourrait changer de tactique avec sa prochaine génération.
Dans les faits, la Sandero Stepway ne serait pas remplacée directement. Dacia proposerait à la place un petit SUV inédit, pensé comme un alter ego du Renault Captur. La promesse : un modèle plus chic, mais aussi plus cher qu’une simple citadine déguisée en baroudeuse — ce qui permettrait à la marque d’améliorer sa marge.
Ce futur véhicule, parfois évoqué sous le nom de “Sandster”, viserait le segment des SUV urbains, décrit comme particulièrement lucratif et en croissance sur le marché européen. Il serait aussi décliné en 100% électrique, avec l’idée d’offrir une alternative moins coûteuse à une 4L électrique.
Beaucoup de constructeurs imaginent déjà des alternatives à la vague SUV, avec plus ou moins de réussite. Dacia avancerait sa propre proposition avec le Striker : un “allroad” abordable, pensé comme un break rehaussé au style dynamique, qui pourrait séduire des familles lassées des SUV.
Le concept n’est pas nouveau : un break baroudeur existait déjà aux États-Unis au tournant des années 1980 avec l’AMC Eagle.
Pour maîtriser les coûts, le Striker reprendrait la base technique du Bigster, ainsi que son mobilier intérieur. Mais il apporterait aussi du contenu technologique inédit : dans la lignée du Bigster (qui a introduit un moteur essence 1.8 servant de base à une hybridation de 155 ch), le Striker irait plus loin dans l’électrification.
Selon une source proche du dossier, une variante avec range extender serait en développement. En revanche, cette technologie ne serait pas disponible au lancement, attendu en fin d’année, et viendrait ensuite compléter la gamme Striker.
Au passage, Dacia a évoqué quatre futurs modèles électrifiés/électriques : Evader, Sandero 4, “Sandster” et Striker en version range extender.
Le Duster de troisième génération est arrivé sur le marché en juin 2024, et a déjà vu sa gamme évoluer, avec notamment l’arrivée d’une version hybride 4x4 GPL et une révision de sa palette de moteurs. Le restylage de mi-carrière est annoncé à l’horizon 2028.
Au programme : mise en conformité de la signature lumineuse avec les derniers codes esthétiques, incluant une calandre ponctuée de pixels blancs et des feux de jour “en morse”. Le thème lumineux en “Y” serait abandonné.
De son côté, le Bigster (4,57 m) est présenté comme le vaisseau amiral de la gamme par son format, tout en restant limité à 5 places : le rôle de 7 places resterait au Jogger. Le Bigster a aussi inauguré certains équipements marquants chez Dacia, comme la peinture bicolore, des jantes de 19 pouces et un toit ouvrant panoramique.
À mi-parcours, à l’horizon 2029, le Bigster devrait “se mettre à la page” : son restylage lui apporterait des projecteurs en “T” et les 12 pixels de calandre. Et clin d’œil intéressant : après avoir prêté sa planche de bord au Striker, le Bigster récupérerait en retour une partie de ses gimmicks esthétiques.
Entre une mini Dacia électrique pensée pour casser les prix, une Sandero 4 multi-énergies, un vrai SUV urbain pour remplacer l’esprit Stepway, et un Striker qui explore l’après-SUV, la marque prépare une séquence dense jusqu’à 2029. Si cette feuille de route se confirme, l’avenir Dacia pourrait bien se jouer sur un mix malin : pragmatisme, style plus affirmé et électrification au bon rythme. La suite promet une gamme qui bouge — et qui pourrait surprendre là où on ne l’attend pas.
Un prix catalogue sous la barre des 18 000 €.
Une plateforme de R5 E-Tech simplifiée.
Des projecteurs en “T” et une calandre avec 12 pixels.

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