
La révolution automobile promise par Elon Musk n’a pas vraiment tenu ses promesses. Le Cybertruck n’a jamais réussi à trouver son public : un échec commercial, mais avec un style si radical qu’il continue d’inspirer. Et c’est en Russie qu’un projet inattendu vient s’en emparer : une start-up relance le nom historique Russo-Balt et annonce un fourgon électrique aux airs de “Cybertruck maison”, avec une promesse qui fait lever un sourcil… une garantie de 100 ans.
Annoncé comme un futur carton, le Cybertruck a vu ses ventes faire “pschitt” sur son marché d’origine. Officiellement absent des marchés européens, notamment à cause de l’absence de certaines normes de sécurité, il n’en reste pas moins une référence visuelle. C’est précisément cette silhouette anguleuse qui a donné des idées à Russo-Balt, une start-up russe qui promet un véhicule clairement inspiré du pick-up américain.
Russo-Balt (ou Russo-Baltique) renvoie à une entreprise russe historique de construction mécanique, active entre 1869 et 1918. Aujourd’hui, ce nom est ressorti du placard : la nouvelle structure explique vouloir produire des véhicules sur commande, destinés à des particuliers.
Premier projet mis en avant : le “Cybervan de Perm” (Perm étant une ville de l’Oural où se trouve la start-up). Son nom officiel est F200. Et côté look, difficile de rater l’inspiration, comme le montrent les images diffusées par l’entreprise.
La parenté avec le Cybertruck ne se limite pas à l’esthétique. Le F200 reprend aussi une approche très spécifique : une carrosserie faite de panneaux en acier inoxydable, non peints, soudés à la main. On retrouve également des passages de roues carrés et une signature lumineuse à LED à l’avant comme à l’arrière. Même le hayon évoque la bâche de benne du pick-up américain.
Le résultat est un véhicule au style clivant, et, vu de côté, plus proche d’un grand fourgon classique que d’un pick-up futuriste.
Techniquement, le F200 annonce une architecture qui sort du lot : au lieu d’un châssis à longerons, il adopte une structure monocoque — un choix rare pour un grand fourgon — et revendique une charge utile de 1 tonne.
Côté gabarit, Russo-Balt avance des dimensions généreuses : 5,95 m de long, 2 m de large et 2,5 m de haut. De quoi permettre aux passagers de se tenir facilement debout dans l’habitacle.
Sans surprise, la motorisation annoncée est 100% électrique : un moteur avant donné pour une puissance équivalente à 200 ch, associé à une batterie de 115 kWh. L’autonomie communiquée grimpe jusqu’à 400 km.
Le véhicule est annoncé compatible avec la recharge rapide en courant continu, avec une prise de recharge située sur une aile avant.
Mais la promesse qui marque les esprits, c’est celle-ci : une garantie de 100 ans sur la carrosserie en acier inoxydable. Une déclaration spectaculaire, pensée pour frapper fort.
La dotation annoncée comprend aussi une suspension pneumatique arrière, des caméras à 360°, ainsi que des sièges, un volant, des rétroviseurs et même des essuie-glaces chauffants — un équipement cohérent avec des hivers réputés rudes.
Le prix d’entrée annoncé pour le “Cybervan” de Russo-Balt est fixé à partir de 6,5 millions de roubles, soit environ 71 000 € au taux de change évoqué. Pour réserver, l’entreprise indique qu’il suffit de verser un acompte présenté comme très faible, autour de 120 €.
Reste un sujet impossible à ignorer : la faisabilité industrielle. On sait finalement peu de choses sur cette société. Elle annonce déjà travailler sur un autre modèle, une F400 4x4 hybride combinant un moteur essence et deux moteurs électriques, pour une puissance cumulée d’environ 400 ch. Entre annonces ambitieuses et réalité de production, l’écart peut être immense.
Le F200 de Russo-Balt ressemble à un pari : reprendre un design iconique, y ajouter de l’acier brut, une fiche technique musclée sur le papier et une garantie hors norme pour attirer l’attention. Maintenant, une seule question compte : ce projet passera-t-il du stade des promesses à celui des véhicules réellement livrés ? L’avenir dira si cette inspiration devient une vraie route à suivre.
Jusqu’à 400 km d’autonomie est annoncée pour le F200.
Une batterie de 115 kWh est annoncée sur le Russo-Balt F200.
À partir de 6,5 millions de roubles, soit environ 71 000 €.

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