
Le marché automobile français commence l’année sur une note franchement compliquée. Le pays sort d’un exercice 2025 qualifié de très difficile, et 2026 est décrite comme une année de transition avant, espèrent les constructeurs, des jours meilleurs à partir de 2027.
En toile de fond, un phénomène marquant : les voitures électriques atteignent une part de marché exceptionnelle, mais cette performance s’explique surtout par les livraisons liées au leasing social, plus que par un basculement “naturel” du marché. Et surtout, par la dégringolade des autres énergies.
Avec 107 000 voitures neuves immatriculées, janvier a été un très mauvais départ. Certes, ce mois fait traditionnellement partie des plus faibles de l’année en volume d’immatriculations (à ne pas confondre avec les commandes), avec août.
Mais 107 000 voitures neuves livrées, c’est 6,6 % de moins que janvier 2025.
Plusieurs facteurs sont avancés : une fiscalité qui change à chaque début d’année, des clients attentistes, des flottes qui se perdent face aux nouvelles normes, et des voitures qui restent chères. Dans ce contexte, retrouver les niveaux de 2019 semble de plus en plus hors de portée.
La chute des immatriculations en thermique et en diesel, combinée à la hausse des électriques, propulse ces dernières à un niveau record : 28 % de parts de marché en janvier, après trois mois déjà record en octobre, novembre et décembre.
Mais l’explication principale est claire : les immatriculations liées au leasing social. Le texte mentionne 50 000 voitures associées à ce dispositif, et souligne qu’en janvier les ventes d’électriques sont passées de 19 900 (janvier 2025) à 30 300 le mois dernier.
Dans ce contexte, la Renault 5 est annoncée comme la voiture électrique la plus vendue de France sur janvier, très loin devant ses concurrentes.
À l’inverse, Tesla continue sa dégringolade, avec plus de 40 % de volumes perdus par rapport à janvier 2025, malgré le lancement récent d’offres à prix cassés. Au total, Tesla n’a vendu que 661 voitures en janvier en France.
Le texte ajoute que Renault, première marque dans l’électrique en France, en a écoulé 11 fois plus sur la même période, tandis que Peugeot est second avec 4 200 unités.
Le diesel poursuit sa chute et se rapproche désormais de la disparition. Côté meilleures ventes, la Peugeot 208 reprend la tête, mais en cumulant les immatriculations de Renault Clio 5 et 6, la citadine au losange repasse devant (dans une période de transition entre deux générations).
Le texte souligne aussi un décrochage : la Citroën C3 n’est plus que 8e, et la Dacia Sandero la devance. Cela profite au Peugeot 2008, qui remonte en troisième place. Le Peugeot 3008, 5e, est le seul modèle du segment C dans le Top 10, ce qui est présenté comme une satisfaction pour le groupe Stellantis.
Voici les indicateurs principaux mentionnés pour le mois :
Entre une baisse des immatriculations, un diesel au plus bas, des hybrides ultra-dominants et une envolée de l’électrique portée en grande partie par le leasing social, le marché français montre une transition sous tension. Reste à voir si les prochains mois confirmeront une dynamique durable… ou si l’année continuera à avancer à-coups, au rythme des contraintes et des adaptations du secteur.
107 000 voitures neuves ont été immatriculées.
28,3 % de parts de marché.
661 voitures ont été vendues.

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