
Comme dit l’adage, l’union fait la force. La future Renault Twingo recevra le renfort de deux cousines techniques : la Dacia Spring de seconde génération et la Nissan Wave. L’idée est simple : partager l’essentiel sans se cannibaliser, avec une Dacia annoncée comme la plus accessible (à partir de 18 000 €), une Twingo au centre du jeu, et une Nissan positionnée un cran au-dessus. De quoi redonner de l’élan au segment A des petites citadines électriques.
Le nom ne bouge pas : la remplaçante de la Dacia Spring conservera son patronyme. Le modèle est déjà bien installé dans l’esprit des clients, donc pas question de repartir à zéro côté appellation. En revanche, pour le reste, l’auto s’annonce largement inédite… ou presque : pour aller vite et limiter les coûts, Dacia s’appuie sur la base technique de la Renault Twingo E-Tech.
Cette nouvelle génération tournerait la page de la base de Renault Kwid, pensée à l’origine pour l’Inde, lancée en 2015, puis électrifiée en Chine sous le nom de City K-ZE. Un point important est clairement visé : améliorer le comportement routier, jugé moins prioritaire sur ces marchés qu’en Europe. Avec cette seconde mouture, l’objectif est de corriger définitivement le tir.
Si elle reprend un “cœur” de Twingo, la Spring 2 entend afficher une personnalité bien à elle. Dans la continuité du style adopté lors du restylage de juin 2024, elle s’orienterait vers une silhouette de petit SUV de poche. Le format progresserait légèrement : de 3,70 m actuellement à environ 3,80 m.
La fiche technique de la Renault Twingo mentionne un moteur de 80 ch et une batterie de 27,5 kWh, pour une autonomie de 263 km. Sa vitesse est bridée à 130 km/h. La Dacia Spring devrait rester très proche de ces valeurs, logique dans une stratégie d’économies d’échelle.
Pour mémoire, l’actuelle Spring a existé en versions 45 et 65 ch, puis 71 et 102 ch, avec une batterie de 24,3 kWh et une vitesse maximale limitée à 125 km/h. Sur ces points, les clients ne devraient pas être dépaysés.
La stratégie du groupe Renault consiste à produire la Twingo et la Spring sur le site industriel Revoz, implanté à Novo Mesto, en Slovénie. L’usine ne date pas d’hier : ouverte en 1974, elle assemblait à l’époque des R12 et R16 destinées à l’export. Le groupe a récemment libéré de la capacité en y arrêtant la production de la Renault Clio 5, lancée sur place en 2019.
L’objectif est de convertir les installations à la fabrication de petites citadines 100% électriques. Et le plan ne s’arrête pas au duo Renault/Dacia.
Une troisième voiture bénéficiera de la même synergie (châssis et usine) : la Nissan Wave, dont la fabrication est annoncée pour 2027. Pour ne pas marcher sur les pieds de la Twingo, elle adopterait un positionnement plus haut de gamme. Résultat : Dacia, Renault et Nissan visent la complémentarité plutôt que la bataille interne.
Avec une base commune, une production regroupée en Slovénie et trois positionnements bien distincts, le trio Twingo / Spring 2 / Wave a une carte intéressante à jouer pour remettre les mini citadines électriques au centre de la mobilité urbaine. Si la promesse est tenue, la prochaine vague de petites électriques pourrait bien rendre la ville plus simple… et plus désirable.
À partir de 18 000 €.
Batterie de 27,5 kWh et autonomie de 263 km.
Sur le site industriel Revoz à Novo Mesto, en Slovénie.

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