
Une Alpine A110 100% électrique, un SUV familial A490, le retour annoncé de la 2CV en version électrique, un monospace repensé façon aérodynamique, des DS plus petites et une stratégie revisitée… sans oublier Peugeot et Renault qui ajustent leurs plans produits face aux secousses du marché. Voici un panorama clair et concret de 10 modèles français attendus.
Dans le paysage automobile, les marques françaises ne restent pas sur place. Elles s’adaptent aux tendances et font évoluer leurs plans produits : cap sur l’électrique chez Alpine, retour du rétro design chez Citroën, ambitions revues à la baisse chez DS, changement de style et techno poussée chez Peugeot, et réajustements stratégiques côté Renault. Objectif : faire émerger de nouvelles “stars” taillées pour la prochaine décennie.
La dernière A110 thermique est sortie de la chaîne de l’usine historique de Dieppe : la marque devient donc 100% électrique. La remplaçante de la berlinette, attendue en 2027, n’embarquera que des électromoteurs. Le pari est jugé risqué, car le marché des sportives électriques n’est pas encore totalement mature. Pour situer l’enjeu : entre 2017 et 2026, 28 701 Alpine A110 ont trouvé preneur dans le monde, et la version électrique aura une vraie pression sur les épaules.
Autre chantier majeur : enrichir la gamme avec des SUV, considérés comme un levier de croissance. Grand frère de l’A390, l’Alpine A490 est décrit comme plus familial. À l’arrière, l’idée est d’abandonner l’esprit “SUV coupé” au profit d’une polyvalence plus marquée, pour séduire davantage les familles. L’intention affichée : proposer le “Cayenne” d’Alpine.
Après la présentation du plan stratégique Fastlane 2030 de Stellantis, Citroën a attiré l’attention avec une annonce forte : le retour d’une 2CV dans la gamme, à l’horizon 2028. Cette petite citadine électrique est promise sous la barre symbolique des 15 000 €. Elle doit aussi être exposée à Paris au Mondial de l’Auto sous forme de concept-car.
Citroën ne mise pas uniquement sur la nostalgie. La marque veut aussi remettre au goût du jour une recette qui avait cartonné dans les années 2000 et 2010 : le monospace. Ces véhicules ultra pratiques et modulables ont été éclipsés par des SUV souvent plus “stylés”, mais pas forcément plus rationnels au quotidien. Ici, l’idée n’est pas de recopier les anciens modèles : le futur monospace est annoncé plus aérodynamique, plus stylé, plus séduisant, tout en gardant les fondamentaux d’habitabilité et d’astuces intérieures.
Après DS N°8 (crossover au style de berline fastback) et son dérivé DS N°7 (break/SUV), DS prévoit de revisiter son catalogue en commençant par l’entrée de gamme, puis en renouvelant le cœur de son offre. La DS N°3 doit changer de recette : elle abandonnera le format de SUV urbain lancé avec la DS 3 Crossback en 2018, pour revenir vers une silhouette de berline visant ouvertement la Mini.
La DS N°4 ferait le chemin inverse : au lieu de rester une berline compacte chic, elle se dirigerait vers une morphologie de SUV. Côté technique, la DS N°3 partagera la base STLA One avec les futures Peugeot E-208 et Opel Corsa. La DS N°4, elle, mutualisera ses soubassements avec un SUV du segment C officialisé chez Alfa Romeo.
Chez Peugeot et Renault, les citadines polyvalentes se renouvellent souvent au même moment. Cette fois, le calendrier diffère : la Clio 6 est arrivée dès la mi-janvier 2026, tandis que la future 208 se ferait attendre jusqu’à l’été 2027. Renault, avec des offres thermiques (Clio) et électriques (R5) menées en parallèle, se serait simplifié la tâche. De son côté, Peugeot a ajusté ses propositions au fil du temps.
Après plusieurs revirements, la future 208 « 3 » est annoncée 100% électrique, avec à ses débuts un moteur chinois. Elle serait épaulée par l’actuelle génération, relookée, pour maintenir une offre thermique et hybridée sur les marchés où l’électrique n’est pas le choix privilégié. Pour attirer, la Peugeot E-208 mettra en avant le style et la technologie, notamment un volant futuriste baptisé « hypersquare ».
Le futur SUV urbain Peugeot 2008 est lui aussi annoncé sur la plateforme STLA One de Stellantis, et bénéficierait également du volant « hypersquare ».
La méthode évolue, mais l’offensive continue : 32 lancements de véhicules sont annoncés sur les 5 prochaines années à l’échelle du groupe. Pour la marque Renault, il est question de 14 lancements à l’échelle mondiale, avec une ambition d’expansion afin de moins dépendre de l’Europe. La doctrine annoncée n’est plus le 100% électrique, mais le 100% électrifié.
La “star” Captur est annoncée avec une troisième mouture. La Mégane 6, elle, doit profiter d’une nouvelle base technique RGEV Medium 2.0, ouvrant l’accès à la technologie 800 volts. L’objectif annoncé : réduire nettement le temps lié à la recharge, pendant que des batteries plus performantes offriront une autonomie capable de rivaliser avec les meilleurs modèles allemands électriques. Renault évoque aussi un prolongateur d’autonomie, avec jusqu’à 1 400 km parcourus au cumul, pour rassurer les plus hésitants à passer à l’électrique.
Entre bascule électrique, retours de légendes et stratégies plus pragmatiques, l’industrie auto française prépare une nouvelle génération de modèles très polarisés : certains misent sur l’émotion, d’autres sur la technologie, d’autres sur la polyvalence pure. Une chose est sûre : la prochaine vague de voitures tricolores a de quoi relancer la conversation — et peut-être redéfinir ce qu’on attend d’une “voiture française” demain.
La remplaçante de l’Alpine A110 est annoncée pour 2027 et n’embarquera que des électromoteurs.
Entre 2017 et 2026, 28 701 Alpine A110 ont trouvé preneur dans le monde.
La Citroën 2CV électrique attendue à l’horizon 2028 est promise sous la barre des 15 000 €.

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