
Pionnier de l’hybride depuis près de 30 ans, Toyota s’est positionné plus tard que d’autres sur le 100% électrique. Mais plutôt que de tout miser sur une seule technologie, le groupe avance avec une logique simple : adapter ses choix à chaque marché, sans renoncer à ce qui fonctionne.
Résultat : Toyota demeure le constructeur qui écoule le plus de véhicules dans le monde. Et pour conserver cette place, la marque ne met pas tous ses œufs dans le même panier.
Dans sa stratégie globale, Toyota continue de défendre l’hybridation — son terrain de jeu historique — tout en misant aussi sur l’hydrogène et le 100% électrique. Et surtout, le constructeur ne renonce ni aux motorisations thermiques, ni aux sportives, jugées importantes pour l’image.
Autre point clé : Toyota parvient à tirer son épingle du jeu sur de nombreux marchés, mais en ciblant précisément son offre au lieu de dupliquer la même recette partout.
En Chine, Toyota accélère sur les véhicules électriques, un segment qui y connaît un fort dynamisme. Mais le constructeur ne cache pas la difficulté principale : comme beaucoup de marques étrangères, il subit une pression intense face aux concurrents locaux.
Pour y répondre, un dirigeant de Toyota a assumé une ligne claire : en Chine, la marque se concentre sur des voitures conçues spécifiquement pour le marché chinois, plutôt que sur des modèles pensés pour le marché mondial.
Concrètement, Toyota s’appuie sur un partenaire local essentiel : GAC (Guangzhou Automobile Group). Ensemble, ils ont élaboré un SUV sur prise bZ3X, équipé de batteries LFP, présentées comme économiques.
Le positionnement est frontal : le bZ3X est annoncé autour de 15 000 dollars, et ses ventes ont dépassé les 10 000 unités sur le seul mois de novembre 2025. Une preuve que la stratégie « produit local + tarif accessible » peut fonctionner dans l’Empire du Milieu.
À l’inverse, en Amérique, l’électrique n’est pas présenté comme la priorité. Toyota y favorise donc les modèles hybrides, décrits comme plébiscités. La demande y est donnée en hausse de 13% au troisième trimestre 2025.
Pour accompagner ce mouvement, Toyota renforce la production sur place, notamment via une nouvelle usine dédiée à la fabrication de batteries.
Cette unité industrielle, implantée en Caroline du Nord, fournit des accumulateurs pour les Camry, Corolla Cross et RAV4, avec une capacité permettant d’équiper plusieurs centaines de milliers de véhicules chaque année.
Toyota a aussi annoncé un investissement de 10 millions de dollars sur les 5 prochaines années pour localiser sa production dans cinq usines aux États-Unis. L’objectif : ne plus dépendre d’importations venues du Japon, soumises à des droits de douane jugés coûteux.
Alors que certains constructeurs ajustent leur stratégie électrique, Toyota continue de jouer la prudence en gardant plusieurs options énergétiques ouvertes. Cette approche est forcément coûteuse, mais elle vise à limiter les retournements de veste et à rester agile face aux variations de la demande selon les régions.
Si Toyota veut rester numéro 1, la marque semble parier sur une idée finalement très moderne : arrêter de chercher une solution unique pour toute la planète. Entre l’électrique « conçu pour la Chine » et l’hybride renforcé en Amérique, le futur pourrait bien appartenir aux constructeurs capables de changer de rythme sans perdre le cap.
GAC (Guangzhou Automobile Group) est le partenaire local sur lequel Toyota s’appuie en Chine.
Le SUV sur prise Toyota bZ3X est vendu autour de 15 000 dollars.
La demande d’hybrides est indiquée en hausse de 13% au troisième trimestre 2025.
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