
Toyota, longtemps connu pour sa stabilité et sa régularité, vient d’annoncer un nouveau changement tout en haut. En poste depuis 2023, Koji Sato quitte le siège de PDG et passe le relais à Kenta Kon, l’actuel directeur financier du groupe. Sato ne disparaît pas pour autant : il devient vice-président et prend aussi un rôle créé pour l’occasion, responsable de l’industrie (ainsi que directeur de l’industrie).
Ces dernières années, Toyota donnait l’image d’un groupe solide, constant, presque immuable. Le constructeur reste aujourd’hui numéro un mondial, mais la stabilité au sommet semble moins évidente qu’avant.
Le très médiatique Akio Toyoda a quitté son poste de PDG en 2023 après quatorze années d’exercice. Une page se tourne : sa longévité faisait presque exception à une époque où les dirigeants changent souvent, parfois tous les 3 à 4 ans, quitte à laisser des plans de transformation en plein milieu de route.
Et désormais, Toyota semble lui aussi rattrapé par cette dynamique.
La décision a été confirmée : Toyota change à nouveau de patron. Koji Sato est resté un peu plus de deux ans, avant de céder sa place à Kenta Kon, directeur financier du groupe.
Ce choix peut-il signaler une volonté de serrer les coûts et de rationaliser ? Pour l’instant, difficile d’aller au-delà des hypothèses : il faudra attendre les premières prises de parole du nouveau PDG après son entrée en fonction, annoncée pour début avril.
De son côté, Toyota explique que « ce changement de rôles vise à accélérer la prise de décision de la direction en réponse aux changements de l'environnement interne et externe et à établir une structure qui permettra à Toyota de mener à bien sa mission de contribution à la société par le biais de l'industrie ».
En toile de fond, le marché bouge vite, et Toyota avance avec prudence dans ses déclarations. Le groupe voit néanmoins l’électrification prendre une place majeure : sur les trois premiers trimestres de l’année fiscale 2025-2026, Toyota indique avoir réalisé la moitié de ses ventes avec des véhicules électrifiés (hybrides ou électriques), un mix record.
Le tout dans un climat international loin d’être simple : entre avril et septembre, Donald Trump a infligé 25 % de surtaxes douanières aux voitures fabriquées au Japon, avant qu’une réduction à 15 % ne soit obtenue.
Malgré ces vents contraires, Toyota estime pouvoir faire une meilleure année que prévu, en compensant les pertes liées aux droits de douane par des volumes de ventes plus élevés à l’échelle mondiale.
Toyota reste numéro un mondial, mais le changement plus fréquent de dirigeants montre que même les géants doivent s’adapter vite. Entre électrification, pression sur les coûts et tensions commerciales, la nouvelle équipe dirigeante aura surtout une mission : décider plus vite, sans perdre ce qui a fait la force du groupe. La suite dépendra des premiers choix de Kenta Kon — et de la capacité de Toyota à trouver un nouveau souffle après des décennies de succès avec l’hybridation.
Kenta Kon, l’actuel directeur financier du groupe Toyota, prend la tête du constructeur.
Koji Sato devient vice-président et occupe aussi un rôle créé pour l’occasion : responsable de l’industrie (ainsi que directeur de l’industrie).
La moitié des ventes Toyota provient de véhicules électrifiés (hybrides ou électriques).

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