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Salariés Renault : malaise grandissant face au projet de production de drones

Salariés Renault : malaise grandissant face au projet de production de drones

Cyberattaques, pressions politiques, inquiétudes sociales... Depuis l’annonce du possible rôle de Renault dans la fabrication de drones militaires pour l’Ukraine, l’ambiance est loin d’être détendue chez le constructeur au Losange. Obligé de jongler entre responsabilité industrielle et refus de se lancer dans l’armement, Renault traverse une tempête inédite.

Des salariés qui n’ont pas signé pour fabriquer des armes

Les attaques informatiques ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Dans les usines, le climat se tend. "Ici, les gens ont signé pour fabriquer des voitures, pas des armes létales utilisées sur le front", témoigne Fabien Gloaguen, délégué syndical central adjoint FO-Renault. Beaucoup se rappellent que Renault a déjà participé à l’effort de guerre par le passé, mais aujourd’hui, cette direction inquiète fortement. Les employés ne veulent pas voir leur métier se transformer en contribution à la guerre.

L’arrivée d’un nouveau directeur général, François Provost, ex-conseiller d’un ancien ministre de la Défense, n’a fait qu’amplifier cette angoisse. Pour de nombreux collaborateurs, ce choix symbolise une "militarisation" progressive de Renault, aux antipodes de leur aspiration à rester focalisés sur la mobilité et l’innovation automobile.

Drones militaires de Renault : les salariés font la grimace...
Drones militaires de Renault : les salariés font la grimace...© DR

Un choix industriel et politique sous pression

Alors que certains constructeurs se diversifient naturellement vers la Défense, la situation de Renault relève davantage de la contrainte. Avec l’État comme principal actionnaire à 15%, la marque au Losange se retrouve propulsée dans ce marché ultra-sensible, un pied dans les enjeux politiques et l’autre sur des mines sociales. Difficile de dire non à ceux qui tiennent les rênes de l’entreprise. Pour Renault, ce tournant n’est pas totalement choisi, mais subi, et il exacerbe l’inconfort des équipes.

La pression internationale ne fait qu’alimenter un climat déjà tendu. Si la Russie montre son hostilité envers Renault pour ce choix stratégique, d’autres acteurs majeurs comme les États-Unis, la Turquie ou des pays du Moyen Orient pourraient également observer le constructeur comme un rival émergent sur le marché très lucratif de la défense.

Cette situation politique et stratégique délicate a contribué à provoquer des remous, jusqu’aux plus hautes sphères de la direction. Pour les salariés comme pour le management, l’avenir de Renault ne devrait-il pas rester centré sur la mobilité plutôt que sur l’armement ?

Maël Pilven

Passionné d’auto sous toutes ses formes, je partage ma vision d’une mobilité pensée pour le futur et j’essaie de transmettre cette passion à travers chaque mot. Montez à bord pour comprendre ce qui secoue vraiment l’univers Renault aujourd’hui !

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