
Succès en neuf, la quatrième génération de la Renault Clio est aujourd'hui une valeur sûre du marché de l'occasion. Et pour cause : beaucoup de moteurs et de finitions, plus le choix d'une version break (la dernière Clio à le proposer). Mais dans cette gamme très large, toutes les variantes ne se valent pas, surtout si la fiabilité compte pour vous. Que vous cherchiez une Clio 4 pas cher autour de 5 000 € ou un exemplaire récent avec faible kilométrage, le marché du particulier regorge d'opportunités — à condition de savoir où chercher, entre Le Bon Coin et les sites de concessionnaires.
Bonne nouvelle : l'offre est abondante sur les sites d'annonces, avec des prix qui peuvent démarrer très bas. Il est possible de trouver certains exemplaires à moins de 100 000 km pour à peine plus de 5 000 €. Mauvaise nouvelle : certaines versions sont à aborder avec une vraie prudence.
À son arrivée, la Clio 4 n'a pas fait l'unanimité : matériaux jugés décevants et insonorisation perfectible ont souvent été pointés du doigt, vus comme un recul par rapport à la génération précédente. Pourtant, elle a largement dominé sa rivale directe de l'époque, la Peugeot 208 première génération, sur la majorité de sa carrière.
La Clio 4 est arrivée avant que l'image du diesel ne se dégrade fortement : elle s'est donc davantage vendue en essence qu'en diesel. Mais parmi les moteurs disponibles, un bloc traîne une réputation franchement à éviter si vous voulez dormir tranquille.
Le 1.2 TCe 120 ch est celui qui a concentré les pires retours. À ne pas confondre avec le 1.2 TCe 100/105 ch de la Clio précédente : c'est un moteur différent. Des problèmes majeurs ont été signalés, notamment une surconsommation d'huile. Une reprogrammation a été faite pour limiter le phénomène, mais il ne semble pas avoir été totalement résolu.
Autre point de vigilance : des soucis sur le tendeur de la chaîne de distribution ont été rapportés. Si vous envisagez malgré tout cette version, la seule approche raisonnable est la prudence maximale : entretien impeccable, historique limpide, et aucun signe suspect.
Heureusement, le reste de la gamme essence est bien plus rassurant :
1.2 75 ch atmosphérique : un moteur simple, pas très performant et pas spécialement sobre, mais qui limite le risque de grosses pannes coûteuses.
0.9 TCe : un petit trois-cylindres turbo présenté comme l'un des plus fiables de sa catégorie. Il est équipé d'une chaîne de distribution, ce qui simplifie l'entretien, même si de rares cas de décalage ou de rupture de cette pièce ont existé. Malgré un creux à bas régime et des performances modestes, c'est le meilleur choix en essence dans cette gamme.
La sportive R.S. règle la question des performances grâce à son 1.6 Turbo de 200 ch (voire 220 ch en Trophy). En contrepartie, elle coûte nettement plus cher à l'achat. Sa boîte EDC à double embrayage, imposée, a aussi pu montrer quelques caprices, comme sur d'autres Clio 4 qui ont reçu cette transmission en option.
Renault a décliné son 1.5 dCi en trois niveaux de puissance : 75, 90 ou 110 ch. Ce moteur, déjà présent sur la génération précédente, est globalement fréquentable quelle que soit la version.
Le meilleur compromis est la version 90 ch, mais la 75 ch reste parfaitement acceptable. La 110 ch, plus rare, rend la voiture plus à l'aise sur route tout en restant très sobre, mais elle est plus chère et les retours sur la fiabilité sont logiquement moins nombreux.
La Clio 4 1.5 dCi figure plutôt parmi les bons élèves, d'autant qu'elle évite les pannes liées à l'AdBlue (ce dispositif n'est apparu que sur la génération suivante).
En revanche, certains automobilistes ont rencontré des à-coups, une perte de puissance et une surconsommation après une mise à jour destinée à réduire les oxydes d'azote. Un correctif a été proposé par la suite, mais, au moment d'acheter, assurez-vous que l'exemplaire convoité ne présente pas ces symptômes (qui peuvent aussi venir d'autres causes, comme des injecteurs ou un turbo fatigués).
Dernier point : vérifiez le bon fonctionnement de la boîte de vitesses, qu'elle soit manuelle ou à double embrayage. Des casses prématurées ont parfois été recensées, même si le volume reste à relativiser au vu du nombre de Clio 4 en circulation, et que certains exemplaires atteignent de très gros kilométrages.
En essence, le 0.9 TCe est le meilleur choix de la gamme Renault Clio 4, et le 1.2 TCe 120 ch celui à éviter ; en diesel, le 1.5 dCi 90 ch est le meilleur compromis. Voici la gamme complète, moteur par moteur.
| Motorisation | Énergie | Distribution | Verdict | Points de vigilance |
|---|---|---|---|---|
| 0.9 TCe | Essence | Chaîne | Le meilleur choix essence | Creux à bas régime, performances modestes ; rares cas de décalage ou rupture de chaîne |
| 1.2 75 ch atmosphérique | Essence | — | Simple et rassurant | Peu performant et pas spécialement sobre |
| 1.2 TCe 120 ch | Essence | Chaîne | À éviter | Surconsommation d’huile, tendeur de chaîne de distribution |
| 1.6 Turbo 200 / 220 ch (R.S.) | Essence | — | Pour les performances | Prix d’achat nettement plus élevé, boîte EDC imposée |
| 1.5 dCi 75 ch | Diesel | Courroie | Parfaitement acceptable | Vérifier l’historique de la courroie |
| 1.5 dCi 90 ch | Diesel | Courroie | Le meilleur compromis | À-coups et perte de puissance signalés après une mise à jour antipollution |
| 1.5 dCi 110 ch | Diesel | Courroie | Plus à l’aise sur route | Plus rare et plus cher, retours de fiabilité moins nombreux |
À noter : la finition GT n’a été proposée qu’avec le 1.2 TCe, c’est-à-dire le moteur le moins fiable de la gamme — un point à garder en tête si vous croisez une Renault Clio 4 GT en annonce.
La Clio 4 a abandonné la carrosserie trois-portes, mais elle reste plus variée que ses descendantes grâce à une version break : la Clio 4 Estate.
Plus dynamique de ligne que la génération précédente, l'Estate n'est pas un modèle d'habitabilité ni de modularité, mais elle offre un coffre plus grand et plus pratique que la berline.
Le volume de chargement sous tablette mesuré passe de 260 dm3 (berline) à 370 dm3 (Estate). Le plancher amovible permet d'obtenir une surface bien plane une fois la banquette rabattue, et le siège avant passager peut s'incliner à l'horizontale pour transporter de longs objets.
Elle peut donc intéresser des petites familles qui ne veulent ni un petit SUV type Captur (dont la version GPL Eco-G est passée à 120 ch), ni une compacte comme la Mégane. À noter : avec 21 cm de plus que la berline, elle peut être moins pratique en ville. Et comme elle n'a pas rencontré un énorme succès, elle est désormais plus rare en annonce, ce qui complique aussi la négociation.
Au lancement, la climatisation et la radio n'étaient pas de série sur l'entrée de gamme Authentique (vite renommée Life). Si vous cherchez une Clio 4 simple mais vivable au quotidien, mieux vaut éviter cette version “premier prix”.
Le deuxième niveau de finition suffit à la majorité des acheteurs : climatisation et radio sont là, avec un système multimédia à écran tactile R-Link qui peut avoir un peu vieilli. Cette finition s'est appelée Expression, puis Zen.
Un cran au-dessus, Dynamique (devenue Intens) est plus confortable au quotidien : phares, essuie-glaces et climatisation automatiques, plus carte mains libres pour l'accès et le démarrage. Si vous ne la payez pas trop cher, c'est un excellent choix, souvent plus facile à trouver que la très rare Initiale Paris (sellerie cuir notamment).
La GT joue surtout la carte du look plus sportif, sans atteindre le niveau de dotation spécifique d'une R.S. Problème : elle n'a été proposée qu'avec le 1.2 TCe, le moteur le moins fiable de la gamme.
Le restylage est resté très discret visuellement : phares, feux arrière, boucliers… rien de radical. Côté mécanique, les vraies nouveautés se limitent à l'arrivée d'une version diesel 1.5 dCi 110 ch (pas forcément indispensable) et d'une boîte manuelle sur le 1.2 TCe… justement le moteur essence à éviter.
La qualité des matériaux progresse un peu, mais demeure en retrait face à la concurrence. Ce restylage n'a donc rien d'indispensable, même si quelques équipements supplémentaires apparaissent.
En revanche, choisir une voiture sortie un peu plus tard dans la carrière (plutôt qu'un tout début de série) peut permettre d'éviter certains bugs électroniques, signalés comme assez nombreux au début.
Une Clio 4 d'occasion peut être une très bonne affaire, à condition de viser les bonnes associations moteur/finition. En essence, le 0.9 TCe sort du lot, tandis que le 1.2 TCe 120 ch mérite une méfiance maximale. En diesel, le 1.5 dCi est globalement un choix solide, avec quelques points de contrôle à ne pas négliger.
Et si l'avenir de la voiture change vite, une chose reste vraie : acheter malin, c'est surtout acheter informé.
Le meilleur choix en essence est le 0.9 TCe, malgré un creux à bas régime et des performances timides.
Le moteur le moins fiable de la gamme est le 1.2 TCe de 120 ch, avec notamment une réputation liée à une surconsommation d'huile.
Le meilleur compromis en diesel est la version 1.5 dCi 90 ch.
La Clio 5 (commercialisée depuis 2019) représente un saut qualitatif par rapport à la Clio 4 : finition nettement améliorée, habitacle plus moderne avec un écran multimédia 9,3 pouces, et motorisation hybride E-Tech 145 ch en option. En revanche, la Clio 5 a abandonné la version break (Estate) et le diesel dans certains marchés. En occasion, la Clio 4 reste plus accessible financièrement, avec des prix démarrant sous les 5 000 € pour les premiers modèles, contre 10 000 à 14 000 € pour une Clio 5 récente.
Les principaux défauts signalés sur la Renault Clio 4 sont : une qualité de finition intérieure en retrait par rapport à la concurrence (plastiques durs, assemblages parfois approximatifs), une insonorisation perfectible sur autoroute, et des problèmes électroniques sur les premiers millésimes (bugs d'écran, capteurs défaillants). Côté mécanique, le moteur 1.2 TCe 120 ch concentre les pires retours (surconsommation d'huile, fragilité du tendeur de chaîne de distribution). La boîte EDC à double embrayage peut aussi montrer des signes de faiblesse sur certains exemplaires à fort kilométrage.
Cela dépend du moteur. Le 0.9 TCe et le 1.2 TCe sont équipés d'une chaîne de distribution, théoriquement conçue pour durer toute la vie du moteur — mais des cas de défaillance ont été signalés sur le 1.2 TCe, ce qui justifie une vérification régulière. Le 1.5 dCi utilise une courroie de distribution : le remplacement est préconisé tous les 120 000 km ou 6 ans (le premier terme atteint). Le coût varie entre 400 et 700 € selon le garage et la région.
Le meilleur compromis sur la Renault Clio 4 d’occasion est une version 0.9 TCe en essence ou 1.5 dCi 90 ch en diesel, associée à la finition Expression / Zen ou Dynamique / Intens. Il faut écarter le 1.2 TCe 120 ch, le moteur le moins fiable de la gamme, ainsi que la finition d’entrée Authentique / Life, livrée sans climatisation ni radio de série au lancement. Un exemplaire produit plus tard dans la carrière limite en outre les bugs électroniques signalés sur les premiers millésimes.
Autour de 5 000 €, il est possible de trouver une Renault Clio 4 affichant moins de 100 000 km. À ce niveau de prix, l’offre est abondante sur les sites d’annonces, entre particuliers et concessionnaires, mais elle comprend aussi beaucoup de 1.2 TCe 120 ch et de finitions Authentique / Life. La vigilance porte donc moins sur le kilométrage que sur le couple moteur/finition et sur l’historique d’entretien.
La Renault Clio 4 Estate offre un coffre nettement plus grand : 370 dm³ sous tablette contre 260 dm³ pour la berline, avec un plancher amovible et un siège passager avant inclinable à l’horizontale. En contrepartie, elle mesure 21 cm de plus, ce qui la rend moins maniable en ville, et sa rareté en annonce complique la négociation. C’est la dernière Clio à avoir proposé une carrosserie break.

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