
Arrivé sur le marché indien en 2012, le Renault Duster (la marque Dacia n’y est pas commercialisée) s’y est écoulé à plus de 200 000 unités. Cela représente 10% de la production totale du Duster, toutes marques confondues (Renault ou Dacia).
Le SUV s’est imposé dans un pays devenu le troisième marché automobile mondial. Là-bas, la part des véhicules de loisirs est passée de 12% en 2012 à 55% en 2025 : un terrain de jeu parfait pour un modèle au look robuste et à l’image “baroudeur du quotidien”.
Autre particularité : contrairement à l’Europe, la carrière du Duster indien n’a connu qu’une seule génération (celle de 2012), restylée à plusieurs reprises. La dernière évolution remonte à 2020. En clair, l’Inde n’a pas eu la deuxième génération vendue chez nous de 2018 à 2024.
Au printemps 2026, le marché indien accueillera directement la troisième génération du Duster. Et ce n’est pas un simple “copier-coller” du modèle européen rebadgé.
Alors que le Renault Duster fabriqué en Turquie se contente surtout d’un losange en remplacement des logos Dacia et d’un lettrage Renault sur la calandre, la version indienne change plus en profondeur. Objectif assumé : faire plus valorisant, plus chic, et annoncer une montée en gamme très nette — au point de donner des idées pour le restylage du Duster chez nous, attendu à l’horizon 2027.
Premier choc visuel : l’absence de losange sur la calandre. Entre les projecteurs à LED et au-dessus du sabot de protection, pas de lettrage Renault non plus. À la place, une inscription simple et directe : “Duster”. Le message est clair : là-bas, le modèle est plus célèbre que la marque.
À l’arrière, même logique. Le hayon est rehaussé par un bandeau horizontal lumineux (un élément dont ne profite pas le Dacia Duster). Le losange, lui, est bien présent mais en petit, presque éclipsé par le lettrage Duster en partie basse.
Renault soigne aussi les détails : un volet en deux parties, et surtout un encadrement de plaque avec un habillage grainé gris qui élargit visuellement l’auto. L’ambition est assumée : faire apparaître ce Duster comme un modèle haut de gamme, au point d’en faire le vaisseau amiral de la gamme en Inde.
Le Renault Duster indien se distingue nettement du Duster produit en Turquie, lequel reprend un intérieur très proche de celui du Dacia Duster. Ici, Renault joue une carte plus “premium” et plus techno.
Face au conducteur, une dalle numérique de 10,25 pouces est prévue. En entrée de gamme, ce sera un écran de 7 pouces. Au centre, l’écran tactile affiche 10,1 pouces.
L’interface OpenR est au programme, accompagnée de la suite Google : Google Maps, Google Assistant et Google Play. De quoi compter sur la commande vocale “Hey Google !”.
La console centrale se modernise aussi, avec notamment un accoudoir coulissant entre les sièges. Et sur les contreportes, les matériaux et habillages paraissent plus flatteurs, assortis à la sellerie, là où le modèle Dacia met davantage l’accent sur des plastiques durs et grainés pour contenir les coûts.
Renault a également indiqué que le travail mené sur la planche de bord, les interfaces (IHM) et les aides à la conduite (ADAS) implique une nouvelle architecture électronique, et que la marque ne s’interdit pas, un jour, d’en faire bénéficier le Duster proposé en Europe.
Ce Duster indien incarne clairement une montée en gamme. Il récupère des équipements qui, chez nous, restent pour l’instant associés au Dacia Bigster, comme le toit ouvrant panoramique ou la peinture bicolore.
La peinture bicolore impose d’ailleurs une custode redessinée : la vitre diffère de celle du Dacia Duster. Autre détail révélateur : l’embouti des portes avant n’est pas identique. Sur le Renault Duster indien, il n’y a pas de pièce en plastique grainée rapportée : le modelé est proche, mais réalisé d’un seul tenant en tôle.
Un médaillon rectangulaire aligné au niveau de la poignée de porte en plastique vient s’ajouter. C’est un petit élément, mais il change la perception : plus travaillé, plus “statutaire”.
Renault peut se permettre ces variantes grâce à la fabrication dans l’usine indienne de Chennai, désormais détenue à 100% par la marque. Cette liberté industrielle permet de différencier davantage ce Duster des versions assemblées en Roumanie et en Turquie.
Résultat : cette présentation plus soignée pourrait logiquement inspirer le SUV Dacia lors de son restylage attendu chez nous à l’horizon 2027.
La gamme de motorisations du Renault Duster indien s’articulera autour de trois propositions.
Au sommet, une version full hybrid E-Tech affichera 160 ch, contre 155 ch pour l’équivalent Dacia. Cette mécanique est déjà connue sur d’autres modèles Renault (Clio 6, Captur et Symbioz). La marque annonce qu’elle peut rouler jusqu’à 80% en mode électrique en zone urbaine, ce qui permettrait théoriquement de réduire la consommation de 40% à l’usage.
En entrée de gamme, une version essence de 100 ch est prévue, animée par un trois cylindres turbo de 999 cm3 (TCe). Le couple annoncé est de 160 Nm, disponible entre 2 800 et 3 600 tr/min. Cette motorisation ne serait proposée qu’avec une boîte manuelle à six rapports.
Juste au-dessus, un moteur quatre cylindres de 1 333 cm3 développera 160 ch et 280 Nm. Il laissera le choix entre une boîte manuelle à six rapports et une boîte automatique à double embrayage (DCT) à 6 rapports.
À ce stade, pas de motorisation GPL annoncée pour l’Inde, ni de versions 4x4 pour l’instant.
Avec ce Duster indien plus valorisant, plus technologique et mieux équipé, Renault montre qu’un SUV populaire peut aussi viser plus haut sans renier son ADN. Si certaines de ces évolutions finissent par inspirer le modèle européen, le prochain chapitre du Duster chez nous pourrait bien prendre une tournure plus premium qu’on ne l’imagine. La suite promet un vrai match entre accessibilité et montée en gamme — et c’est souvent là que naissent les modèles les plus marquants.
Au printemps 2026, le marché indien accueillera directement la troisième génération du Duster.
La version full hybrid E-Tech annoncée pour le Renault Duster indien affiche 160 ch.
La gamme annoncée comprend une essence 100 ch (3 cylindres turbo 999 cm3), une essence 160 ch (4 cylindres 1 333 cm3) et une version full hybrid E-Tech de 160 ch.

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