
Le groupe BMW avance sur deux fronts : d’un côté des projets très médiatisés, de l’autre une stratégie plus discrète mais hyper concrète au quotidien. L’idée : rendre ses modèles électriques existants plus sobres, sans tout réinventer. Résultat, Mini annonce un Countryman Electric capable de dépasser les 500 km WLTP, et BMW applique la même recette aux iX1 et iX2. De son côté, l’iX3 gagne des fonctions de recharge et d’énergie plus poussées.
Le Mini Countryman Electric ne change pas de look, mais progresse “sous la peau” grâce à une série de retouches techniques centrées sur l’efficience.
Le principal levier annoncé est l’adoption d’un nouvel onduleur intégrant des semi-conducteurs en carbure de silicium. Par rapport au silicium classique, ces composants réduisent les pertes lors de la conversion du courant continu de la batterie en courant alternatif pour les moteurs. En clair : moins de chaleur “perdue”, plus d’énergie réellement utilisée pour avancer.
Mini ajoute aussi :
- de nouveaux roulements de roues à faible friction sur l’essieu avant ;
- de légères optimisations aérodynamiques.
Le coefficient de traînée est indiqué à 0,26.
La batterie conserve une capacité totale de 66,5 kWh (comme sur les BMW iX1 et iX2), mais l’énergie utilisable progresse de 64,6 à 65,2 kWh nets. Le gain est de 600 Wh, présenté comme une petite amélioration qui s’intègre dans un ensemble d’optimisations.
Sur le cycle WLTP :
- le Countryman E (traction avant) passe de 462 à 501 km (+39 km) ;
- le Countryman SE ALL4 (transmission intégrale) passe de 433 à 467 km.
Les puissances restent identiques : 204 ch et 250 Nm pour la version deux roues motrices, 312 ch et 494 Nm pour l’ALL4. La recharge rapide ne change pas non plus, avec un 10-80 % annoncé en moins de 30 minutes sur borne DC.
Les tarifs indiqués restent stables : Countryman E à partir de 37 290 € et Countryman SE ALL4 dès 42 040 €.
Dans le sillage de Mini, BMW applique une approche similaire à ses SUV compacts iX1 et iX2 : adoption d’onduleurs au carbure de silicium dans l’électronique de puissance et autres mesures pour améliorer l’efficacité, avec des capacités de batteries annoncées comme inchangées.
Autonomies et évolutions annoncées (WLTP) :
BMW enrichit aussi l’iX3 actuel avec des fonctions orientées usage. Une option appelée AC Charging Professional permet une recharge en courant alternatif jusqu’à 22 kW. Avec une batterie annoncée à 108 kWh, le SUV peut alors être rechargé complètement en un peu plus de cinq heures sur une borne adaptée.
Autre ajout marquant : la fonction Vehicle-to-Load. L’iX3 peut alimenter des appareils électriques externes avec une puissance allant jusqu’à 3,7 kW, ce qui ouvre des usages pro ou loisirs (outillage, équipements, etc.).
Ces évolutions s’accompagnent de retouches de style : trois nouvelles teintes extérieures (Vert Eucalyptus métallisé, Argent Spatial métallisé givré BMW Individual, Rouge Feu métallisé). À bord, certains niveaux de finition gagnent un seuil de chargement en acier inoxydable, et les packs M Sport incluent une clé spécifique ornée des bandes M.
Sans annoncer de révolution, Mini et BMW mettent en avant une réalité souvent plus utile au quotidien : grappiller de l’autonomie et élargir les usages par petites touches techniques. Onduleurs en carbure de silicium, frottements réduits, recharge AC plus rapide ou énergie embarquée… la voiture électrique continue d’évoluer, même sans changer de génération, et c’est souvent là que se cachent les progrès les plus concrets.
501 km WLTP.
3,7 kW.
22 kW.

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