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Plaques d’immatriculation en France : rose, vert, rouge, noir, jaune… qui a le droit à quoi ?

Plaques d’immatriculation en France : rose, vert, rouge, noir, jaune… qui a le droit à quoi ?

Plaques d’immatriculation en France : quelles couleurs sont vraiment autorisées ?

Vous avez déjà croisé une voiture avec une plaque rose et vous vous êtes demandé si c’était une blague ? Bonne nouvelle : non, vous n’avez pas rêvé. La plaque blanche reste la règle dans l’immense majorité des cas en France, mais il existe plusieurs exceptions très encadrées. Rose, vert, rouge, noir, et même jaune à l’arrière : chaque couleur correspond à une situation précise.

Depuis le 1er janvier 2026, certains véhicules roulent avec des plaques roses en France.
Les plaques roses permettent d’identifier plus facilement certaines immatriculations provisoires.

Les plaques roses : pour repérer les immatriculations provisoires W et WW

Les plaques à fond rose sont les plus récentes. Elles servent à mieux distinguer les immatriculations provisoires en W garage ou WW, afin d’aider les forces de l’ordre à lutter contre les fraudes. Le souci, c’est que ces numéros, censés être temporaires (le temps d’obtenir une carte grise définitive), ont parfois été utilisés beaucoup trop longtemps.

Autre détail pratique : pour faciliter le contrôle, les plaques WW (souvent utilisées pour des voitures d’occasion importées) affichent désormais une date de fin de validité sur le côté droit. Dans la majorité des cas, la durée d’utilisation est limitée à quatre mois.

Les plaques roses en WW affichent une date de fin de validité sur le côté droit.
Sur les plaques WW, la date limite est indiquée à droite.

Les plaques vertes : réservées aux véhicules diplomatiques

Les plaques vertes correspondent aux véhicules diplomatiques. Elles concernent principalement des personnes étrangères en mission diplomatique en France (ambassade ou consulat). Elles peuvent aussi être utilisées par certains représentants d’associations internationales ou d’organisations mondiales, comme du personnel de l’ONU ou de l’Union européenne.

Le code d’immatriculation suit des règles spécifiques :

  • Les premiers chiffres désignent soit un pays (entre 1 et 400), soit une organisation (à partir de 401).
  • Une ou plusieurs lettres indiquent la fonction du titulaire.

Les lettres que l’on peut voir sur une plaque verte

  • CMD : chef de mission diplomatique
  • CD : diplomate
  • C : fonctionnaire consulaire
  • K : membre du personnel

Ces immatriculations donnent aussi certains avantages, dont une exonération du malus écologique. Point de vigilance : il est indiqué qu’un malus rétroactif pourrait s’appliquer si vous achetez plus tard l’un de ces véhicules diplomatiques en occasion.

En France, les plaques vertes sont attribuées aux véhicules diplomatiques.
Le vert est réservé aux véhicules liés à des missions diplomatiques.

Les plaques rouges : le transit temporaire

En France, le rouge correspond au transit temporaire, un dispositif qui concerne un peu plus de 20 000 véhicules chaque année. Il permet à des personnes venant majoritairement des territoires d’outre-mer ou d’un pays hors Union européenne de circuler jusqu’à six mois en métropole sans passer par une location classique.

L’intérêt financier vient du fait que le véhicule est exonéré de droits de douane ou de TVA, ce qui peut rendre la formule plus attractive. En contrepartie, il faut respecter des contraintes : ne pas exercer d’activité lucrative pendant le séjour, et ne pas circuler dans certains pays comme la Suisse, le Royaume-Uni ou la Turquie.

Comme pour les immatriculations WW, une date de fin de validité est indiquée à droite.

Les plaques rouges du transit temporaire affichent aussi une date de fin de validité à droite.
Le rouge signale le transit temporaire, avec une date limite visible.

Les plaques noires : une histoire ancienne, un retour très encadré

Les plaques noires remontent quasiment aux débuts de l’automobile en France. Elles ont été la norme jusqu’à l’arrivée des premières plaques réfléchissantes en 1963. Elles ont ensuite continué à être utilisées jusqu’en 1993, avant d’être interdites… puis de revenir sous conditions.

Aujourd’hui, il est de nouveau possible d’utiliser des plaques noires pour les véhicules dont la date de première immatriculation est antérieure à 1993. La carte grise collection peut aussi permettre d’en profiter même si la voiture est plus récente, à condition qu’elle ait au minimum 30 ans et qu’elle respecte d’autres obligations, comme un état d’origine.

Le fond noir a été largement utilisé sur les plaques françaises jusqu’au début des années 1990.
Les plaques noires font partie de l’histoire automobile française, avec un usage désormais très encadré.

Les plaques jaunes à l’arrière : un héritage encore toléré

Ces couleurs restent associées à des cas spécifiques qui ne concernent que quelques milliers de véhicules chaque année. Dans la vraie vie, l’immense majorité des voitures roulent avec des plaques blanches à l’avant et à l’arrière depuis l’entrée en vigueur du système d’immatriculation des véhicules (SIV), mis en place en 2009.

Mais il est encore possible de voir des plaques jaunes à l’arrière. Elles correspondent à la réglementation appliquée entre 1993 et 2009. Même si une bascule générale vers le système SIV avait été envisagée, cette obligation a été abandonnée : le jaune peut donc rester tant que la carte grise du véhicule n’est pas modifiée.

En clair : un changement de propriétaire, ou toute modification qui impose de refaire le certificat d’immatriculation, entraîne le passage au SIV, avec des plaques généralement blanches.

Certains véhicules peuvent encore conserver une plaque jaune à l’arrière en France.
Le jaune à l’arrière peut subsister tant que la carte grise n’est pas modifiée.

Le blanc : la norme pour la grande majorité des véhicules

Au final, si vous ne rentrez pas dans l’un des cas particuliers (provisoire, diplomatique, transit temporaire, véhicule ancien ou ancienne immatriculation), c’est simple : la plaque blanche reste la règle.

Le blanc est la couleur la plus courante pour les plaques d’immatriculation en France.
Dans la grande majorité des cas, les plaques françaises sont blanches à l’avant comme à l’arrière.

Conclusion

En France, la couleur d’une plaque n’est jamais un “détail déco” : c’est un code. Qu’elle soit rose, verte, rouge, noire ou jaune, elle raconte un statut, une durée, ou une catégorie de véhicule très précise. Et dans un paysage automobile qui change vite, ces petits rectangles colorés sont aussi un rappel : les règles continuent d’évoluer, et la route avec elles.

Foire aux Questions

À quoi servent les plaques d’immatriculation roses en France ?

Les plaques à fond rose servent à mieux distinguer les immatriculations provisoires en W garage ou WW afin d’aider les forces de l’ordre à lutter contre les fraudes.

Quelles personnes peuvent utiliser des plaques vertes en France ?

Les plaques vertes sont destinées aux véhicules diplomatiques, notamment pour des personnes étrangères en mission diplomatique en France (ambassade ou consulat), et aussi pour certains délégués d’organisations internationales comme l’ONU ou l’Union européenne.

Combien de temps une voiture peut-elle rouler en transit temporaire avec une plaque rouge en France ?

Le transit temporaire permet de circuler jusqu’à six mois en métropole.

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