
En 2025, la mortalité routière est repartie à la hausse en France, mettant fin à une tendance que beaucoup espéraient durablement orientée à la baisse. Les comportements à risques se croisent et s’additionnent : alcool, stupéfiants, vitesse excessive, et aussi de nouveaux usages jugés dangereux. Les autorités parlent d’une situation « inadmissible » et appellent à un sursaut collectif.
Les comportements à risques inquiètent de plus en plus : il devient plus courant d’observer des conducteurs au volant sous l’effet de l’alcool ou de stupéfiants, parfois en plus d’une vitesse excessive. Résultat : 3 260 personnes sont mortes en métropole et 253 en Outre-mer dans un accident de la circulation sur l’année. Cela représente une hausse de 2,1% par rapport à 2024 en métropole et une augmentation de 6% dans les territoires ultramarins.
Sur l’ensemble du territoire national, le bilan provisoire fait état de 3 513 vies perdues. Autre signal rouge : le nombre de blessés graves a augmenté de 4% en 2025, pour atteindre 16 600 victimes, un indicateur important car il renvoie aux séquelles sur le long terme.
Face à ces statistiques, la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne a rappelé que « Derrière les statistiques, il y a des vies brisées, des familles endeuillées et des trajectoires stoppées nettes », soulignant que la sécurité routière est « malheureusement un sujet de mort ».
Le constat est national : l’augmentation ne se limite pas à une zone ou à un seul profil d’accident. Les autorités insistent sur l’ampleur de la situation et sur l’urgence d’une réaction, à la fois collective et individuelle, pour enrayer cette spirale.
Les autorités pointent aussi l’apparition de facteurs plus récents, notamment l’usage détourné de substances comme le protoxyde d’azote, présenté comme « un danger immédiat sur la route », à la lumière de faits divers récents. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a résumé le basculement : « On appelait ça le gaz hilarant, c'était drôle, c'était marrant... puis on s'est rendu compte que ça altérait quand même significativement le discernement. (…) Il y a urgence à agir ».
Il a également précisé que des dispositions législatives sont en préparation, intégrées à un projet de loi sur la sécurité du quotidien, avec l’objectif de permettre de réprimer l’usage de protoxyde.
Au-delà de l’alcool, des stupéfiants et de la vitesse, d’autres causes participent à l’hécatombe, notamment du côté des nouvelles mobilités. La trottinette électrique est particulièrement citée : 80 morts en 2025, soit 35 de plus qu’en 2024 (+77%). Les comportements à risque liés à ces engins se multiplient, et la hausse brutale de la mortalité marque un tournant.
La hausse ne touche pas que les automobilistes. Les cyclistes sont également plus impactés : 234 morts, soit +10 par rapport à 2024.
Une autre tendance jugée alarmante ressort aussi : la hausse de la mortalité chez les mineurs, notamment les 0–13 ans avec 58 tués, soit +12 par rapport à 2024. Si certains étaient piétons, « la plupart étaient passagers » de véhicules. La déléguée interministérielle à la Sécurité routière Estelle Balit met en cause le mauvais usage des dispositifs de retenue.
Enfin, les données confirment un déséquilibre structurel : les hommes représentent 77% des tués.
Les autorités rappellent aussi le durcissement visant les très grands excès de vitesse (plus de 50 km/h au-dessus de la limite), et appellent à une mobilisation plus large. Pour Estelle Balit, la baisse durable du nombre de morts passera par une « prise de conscience encore une fois collective et individuelle » face à des drames évitables : « La route, c'est pas un endroit où on doit mourir ».
Les chiffres de 2025 rappellent une réalité brutale : la violence routière n’est pas une fatalité, mais elle se nourrit de choix et d’usages qui dérapent. Entre anciens dangers (alcool, stupéfiants, vitesse) et nouveaux risques (protoxyde d’azote, trottinettes), le message est clair : la prochaine amélioration passera par des décisions, du contrôle, et surtout des réflexes partagés au quotidien. Reprendre le chemin d’une baisse durable, c’est possible — et c’est maintenant que ça se joue.
3 513 personnes sont mortes sur l’ensemble du territoire national en 2025.
16 600 blessés graves ont été recensés en 2025, soit une hausse de 4%.
80 utilisateurs de trottinettes électriques sont morts en 2025, soit 35 de plus qu’en 2024 (+77%).

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