
Bonne nouvelle pour les automobilistes : les vols de véhicules marquent un net recul en France. D’après les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur, ces infractions ont chuté de 9 % sur un an, revenant à un niveau proche de celui observé pendant la crise sanitaire. Et pendant que les citadines et SUV thermiques restent des cibles privilégiées, les voitures 100% électriques sont, elles, presque toujours épargnées.
Plusieurs éléments peuvent expliquer cette baisse : les solutions de protection, de traçabilité et de récupération des véhicules jouent probablement un rôle important. Pourtant, certaines méthodes utilisées par les réseaux criminels se sont démocratisées ces dernières années, comme le « mouse-jacking ».
Dans sa radioscopie chiffrée consacrée à l’insécurité et à la délinquance, le ministère de l’Intérieur indique une baisse de 9% des vols de véhicules. La tendance est similaire qu’il s’agisse des voitures elles-mêmes ou des effets personnels volés dans les habitacles.
En revanche, pour les accessoires dérobés sur les véhicules, la diminution a été beaucoup plus légère (1 %) après une année précédente en hausse (+4 %).
Du côté des véhicules les plus prisés par les voleurs, Roole (premier club automobile en France et acteur historique de la prévention contre le vol) donne une tendance très claire : ce sont les voitures équipées de moteurs thermiques qui concentrent 54 % des vols sur le territoire, suivies des véhicules hybrides (36 %).
Les voitures 100% électriques, elles, représentent seulement 3 % des vols. Un écart qui s’explique assez simplement : une voiture électrique volée serait plus difficile à revendre. Et à l’usage, elle pose aussi plus de contraintes pour quelqu’un qui voudrait « disparaître » avec : l’autonomie sur la route reste redoutée, et la recharge impose un temps de stationnement relativement long. Autant de freins — réels ou supposés — qui semblent décourager une partie des voleurs.
Quand on regarde les modèles qui attirent le plus les voleurs, Roole indique que citadines et SUV se retrouvent en tête. Le modèle le plus ciblé est la Renault Clio, décrite comme facile à revendre, avec 347 vols. Elle devance :
• Toyota RAV4 : 162 vols
• Peugeot 208 : 131 vols
• Peugeot 3008 : 109 vols
• Renault Mégane : 103 vols
Ces cinq modèles totalisent 852 vols, soit près de 37 % de l’ensemble des véhicules volés dans le pays.
Le ministère de l’Intérieur pointe aussi une autre évolution marquante : le nombre de refus d’obtempérer routiers a augmenté de 11 %, après une stabilité l’année précédente et deux baisses les années d’avant. Il s’agit d’actes délibérés de la part de conducteurs, parfois pour des motifs jugés futiles, et qui mettent en danger à la fois leurs auteurs, les forces de l’ordre et les autres usagers.
Le recul des vols est une vraie respiration, mais le tableau reste contrasté : les véhicules thermiques et certains modèles très populaires restent particulièrement visés, tandis que l’électrique apparaît comme une cible beaucoup moins attractive. Entre nouveaux usages et nouvelles contraintes, la manière de « sécuriser » l’automobile continue d’évoluer — et la suite dépendra autant des technologies que des comportements sur la route.
Les vols de véhicules ont baissé de 9 % sur un an.
Les voitures 100% électriques représentent 3 % des vols.
La Renault Clio est le modèle le plus volé avec 347 vols.

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