Alors que le diesel s'effondre en France, Mercedes joue la carte à rebours avec son 4x4 culte. Voici le Classe G 450 d: 367 ch au total grâce à une micro‑hybridation, et le grand retour du gazole dans une gamme où l'essence et l'électrique tenaient le lead. Choix surprenant, mais il fait nettement chuter le ticket d'entrée d'environ 10 000 €, même si le malus maximal continue de plomber l'addition finale.
Il y a peu, le diesel régnait partout. Depuis le scandale des émissions truquées, il s'est pris un mur et ne pèse plus grand‑chose, surtout en France. Selon la Plateforme automobile, sa part de marché est tombée à 5 % sur les huit premiers mois de 2025, après 7,8 % un an plus tôt, pendant que l'hybride grimpait d'une bonne dizaine de points. Malgré ce contexte, Mercedes remet une dose de gazole sous le capot de son vétéran: le Classe G. Un tour sur le configurateur français suffit pour le constater: à côté des G 500 et G 63 AMG restylés en 2024, ainsi que du G 580 EQ électrique, le G 450 d refait surface, alors qu'il avait disparu lors de la refonte sur notre marché. Pourquoi ce demi‑tour stratégique maintenant ? Cela complète une offre où essence, hybride léger et 100 % électrique cohabitent déjà aussi.

Le G 450 d embarque un six‑cylindres en ligne 3.0 micro‑hybride: 367 ch, un boost de 20 ch via l'électrique, et 750 Nm de couple. Résultat, des perfs costaudes: 0 à 100 km/h en 5,8 s, à peine derrière les 5,4 s du G 500. Côté appétit, l'homologation annonce 9 l/100 km, ce qui lui vaut le badge "consommation la plus faible" dans le configurateur. Face aux 11,3 l/100 km du G 500 et aux 14,8 l/100 km du G 63, ça parle. Rappelons que le Classe G vit aussi en 100 % électrique depuis 2024 avec le G 580 EQ. Sur le papier, voir le diesel revenir peut sembler paradoxal, sauf qu'il fait baisser le prix d'accès d'environ 10 000 €, ce qui, pour certains, pèse plus lourd que l'argument image.

En tarif, le Classe G 450 d AMG Line démarre à 161 951 €, contre 171 601 € pour le G 500, 176 151 € pour le G 580 EQ et 206 951 € pour le G 63. Mais ce diesel crache 235 g/km de CO2: il se prend donc le malus maximal de 70 000 €, et même 80 000 € dès 2026. Cette version vous revient à 231 951 € si vous signez. Difficile, à ce niveau, d'arguer que le prix d'appel plus bas justifie à lui seul le come‑back du gazole. Alors, pourquoi le relancer ? Interrogé, Mercedes met en avant l'idée d'offrir davantage de choix de motorisations sur le G. Et il faut dire que les volumes restent minuscules: 85 immatriculations en 2024 (‑49 %), dont 14 en électrique. L'arrivée du 450 d suffira‑t‑elle à réveiller la demande et à maintenir la légende au catalogue ? Réponse plus tard. Le public visé reste clair: fortunés baroudeurs, amateurs d'icône et pros des longs trajets, séduits par l'autonomie et le couple. Mais avec un malus violent, la logique économique flanche vite.


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Le Mercedes Classe G 450 d est la version la moins chère et la plus sobre de la gamme, à 161 951 € et 9 l/100 km. Mais avec 235 g/km de CO2, c'est aussi celle qui écope du malus maximal, ce qui porte la facture réelle à 231 951 €.
| Version | Énergie | Prix catalogue | Consommation homologuée | 0 à 100 km/h |
|---|---|---|---|---|
| Classe G 450 d AMG Line | Diesel micro-hybride, 367 ch | 161 951 € | 9 l/100 km | 5,8 s |
| Classe G 500 | Essence | 171 601 € | 11,3 l/100 km | 5,4 s |
| Classe G 580 EQ | 100 % électrique | 176 151 € | — | Non communiqué ici |
| Classe G 63 AMG | Essence | 206 951 € | 14,8 l/100 km | Non communiqué ici |
L'écart de 9 650 € entre le Classe G 450 d et le Classe G 500 explique une bonne part du retour du gazole au catalogue français. Mais l'arbitrage se retourne dès qu'on intègre la fiscalité : le malus de 70 000 € — porté à 80 000 € en 2026 — efface totalement ce gain. Ce durcissement du barème touche l'ensemble des gros SUV, comme le détaille notre décryptage du malus écologique 2026.
Mercedes met en avant un seul argument : élargir le choix de motorisations sur le Classe G. Le G 450 d vient compléter une gamme où cohabitent déjà l'essence, l'hybridation légère et le 100 % électrique avec le G 580 EQ lancé en 2024.
Le contexte rend la décision d'autant plus contre-intuitive. Selon la Plateforme automobile (PFA), la part de marché du diesel en France est tombée à 5 % sur les huit premiers mois de 2025, contre 7,8 % un an plus tôt, pendant que l'hybride gagnait une dizaine de points. À l'échelle du Classe G, les volumes restent de toute façon anecdotiques : 85 immatriculations en 2024, en recul de 49 %, dont 14 exemplaires électriques. Chez le même constructeur, la bascule vers l'électrique se joue plutôt sur des modèles comme la Mercedes-AMG CLA 45 électrique de 680 ch.
Avec 750 Nm de couple et 9 l/100 km homologués, le Classe G 450 d est la version la plus adaptée aux longues distances et à la traction de charges lourdes. Son six-cylindres en ligne 3.0 micro-hybride ajoute 20 ch d'appoint électrique aux 347 ch thermiques, pour un total de 367 ch.
C'est précisément ce profil — couple élevé, autonomie confortable, sobriété relative — qui explique que le diesel conserve une clientèle sur les gros baroudeurs, en France comme ailleurs. La même logique explique le retour d'autres légendes tout-terrain à moteur gazole, à l'image du Toyota Land Cruiser 70, tandis que la concurrence chinoise attaque désormais frontalement ce créneau avec des modèles comme le Denza BAO 5.
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Le Mercedes Classe G 450 d AMG Line démarre à 161 951 € sur le configurateur français, soit environ 10 000 € de moins que le G 500 essence. Avec le malus écologique maximal (70 000 € en 2025, 80 000 € dès 2026 pour 235 g/km de CO2), la facture totale dépasse 230 000 €.
Oui. Le G 450 d affiche 9 l/100 km en cycle mixte, nettement en dessous des 11,3 l/100 km du G 500 et des 14,8 l/100 km du G 63 AMG. C'est la version thermique la plus sobre de la gamme Classe G.
Le marché de l'occasion du Classe G reste dynamique malgré des volumes limités (85 immatriculations en 2024). En leasing LLD ou LOA, des offres permettent un accès plus progressif au mythe. Découvrez les offres sur le marketplace Joinsteer.
Le Mercedes Classe G 450 d développe 367 ch et 750 Nm de couple grâce à un six-cylindres en ligne 3.0 diesel micro-hybridé, dont 20 ch proviennent de l'appoint électrique. Il abat le 0 à 100 km/h en 5,8 s, contre 5,4 s pour le Classe G 500 essence.
Avec 235 g/km de CO2, le Classe G 450 d est frappé par le malus maximal : 70 000 € en 2025, porté à 80 000 € dès 2026. Le prix catalogue de 161 951 € se transforme donc en 231 951 € à la signature, ce qui annule l'économie de 9 650 € réalisée face au Classe G 500.
Oui. Le Classe G 580 EQ, version 100 % électrique lancée en 2024, est affiché à 176 151 € et figure au configurateur français aux côtés du G 450 d diesel, du G 500 essence et du G 63 AMG. En 2024, 14 des 85 Classe G immatriculés en France étaient électriques.
Le Classe G 450 d est la version thermique la plus sobre du Classe G, avec 9 l/100 km homologués. Il porte d'ailleurs la mention « consommation la plus faible » au configurateur, devant le G 500 (11,3 l/100 km) et le G 63 AMG (14,8 l/100 km).

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