
S’il faut encore patienter cinq mois avant d’assister au dernier Grand Prix de la saison sur le circuit flambant neuf de Madrid, le chantier vient déjà de vivre un moment aussi improbable que parlant. Alors que le tracé n’est pas terminé et pas entièrement goudronné, il a connu sa première sortie de piste… et ce n’était ni une monoplace en test, ni un engin de chantier.
À la place, un Renault Trafic avec quatre personnes à bord s’est retrouvé au cœur de l’incident.
Quatre ouvriers impliqués dans la construction du Madring, le futur circuit de F1 de Madrid, ont décidé de tester une portion du tracé à leur manière. Faute de monoplace, c’est au volant d’un Renault Trafic qu’ils ont abordé à vive allure le virage 9, présenté comme l’un des plus rapides du circuit.
Le résultat ne s’est pas fait attendre : un sous-virage important, et le fourgon a quitté la trajectoire idéale. L’accotement, qui n’était pas encore rempli des graviers censés arrêter des monoplaces à des vitesses bien plus élevées, a tout de même réussi à stopper le véhicule. Mais le freinage improvisé s’est payé cher : airbags déclenchés et, forcément, une grosse frayeur.
Autre détail qui fait froid dans le dos : le Renault n’est pas passé loin d’une goudronneuse stationnée là.
L’incident ne pouvait pas rester discret : la scène a été filmée et a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, déclenchant une avalanche de commentaires. Parmi les blagues les plus reprises, certains internautes ont imaginé Fernando Alonso en train de tester des améliorations pour Aston Martin.
De son côté, la société gestionnaire du circuit a nettement moins souri. Elle a confirmé qu’il s’agissait bien d’ouvriers présents sur le chantier et a indiqué que les personnes impliquées feront l’objet d’une sanction disciplinaire. Elle a aussi rappelé, pour calmer les éventuels imitateurs, que le chantier est surveillé 24 h/24 et sept jours sur sept.
Ce coup de projecteur arrive alors que le chantier avait déjà fait parler de lui en mettant en scène une Formule 1 roulant sur les voies du métro madrilène. Côté travaux, le dernier vrai moment marquant concernait la pose de l’asphalte sur un virage déjà décrit comme emblématique : le Monumental.
Ce virage est annoncé avec des chiffres impressionnants : 620 mètres de long et une inclinaison à 24 %. Problème : malgré cette avancée, l’état global du circuit reste une source d’inquiétude. Le Monumental est certes goudronné, mais une extrémité n’est toujours reliée qu’à de la terre. Et plus largement, à cinq mois du premier Grand Prix, le tracé est seulement partiellement goudronné, tandis que ses abords sont encore loin d’être prêts.
D’ailleurs, le Renault Trafic n’a pas terminé son excursion dans un bac à gravier, mais dans la terre retournée par le passage des engins de chantier.
Malgré ces images qui ont fait le tour des réseaux, les différentes sociétés impliquées se veulent rassurantes : le circuit devrait être prêt pour le week-end du 11 au 13 septembre, avec l’ambition d’accueillir le deuxième Grand Prix espagnol de la saison, après celui de Barcelone prévu du 12 au 14 juin.
Pour un circuit pas encore terminé, cette première « sortie de piste » fait déjà office de test grandeur nature… même si ce n’était clairement pas celui prévu. Reste maintenant à tenir le calendrier, finaliser la piste et ses dégagements : la vraie course, pour l’instant, se joue sur le chantier. Et si tout se passe comme annoncé, Madrid pourrait bientôt transformer ce buzz en véritable rendez-vous incontournable.
Un Renault Trafic avec quatre personnes à son bord.
Le virage 9, présenté comme l’un des plus rapides du tracé.
Le virage « Monumental » est annoncé long de 620 mètres et incliné à 24 %.

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