
Le leasing social est reconduit en 2026 : sa prolongation est inscrite dans la troisième Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), mais le budget, les plafonds de revenus et la liste des véhicules éligibles ne seront arbitrés qu'au printemps, avec des annonces attendues en mai 2026. En 2025, le dispositif portait sur 50 000 dossiers avec une aide maximale de 7 000 €.
Le leasing social pour voiture électrique n'a pas fait autant de bruit en 2025 qu'à ses débuts. Pourtant, le gouvernement confirme qu'il reviendra en 2026. L'objectif reste le même : aider les ménages les plus modestes — notamment en zones rurales — à accéder à un véhicule électrique, dans une stratégie plus large de réduction des énergies fossiles.
Dans la troisième Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), l'État trace une feuille de route pour 2026-2035 avec une priorité : accélérer l'électrification des usages (industrie, bâtiments et mobilités). L'ambition affichée est de faire grimper la production d'électricité décarbonée entre 650 et 693 TWh en 2035, contre 458 TWh en 2023, tout en réduisant fortement la consommation d'énergies fossiles.
Dans ce cadre, la mobilité est clairement citée comme un levier. En plus de la prolongation en 2026 d'un coup de pouce à l'achat de véhicules électriques pour les particuliers, le document annonce aussi la prolongation en 2026 de la « location sociale » (leasing social), pensée pour rendre l'électrique accessible malgré des aides qui partent souvent hors de France, aux ménages les plus modestes, notamment ruraux.
Sur le papier, le dispositif devait être reconduit chaque année jusqu'en 2030. Mais l'édition 2025, lancée fin septembre, n'a pas déclenché l'emballement observé plus tôt. Les 50 000 dossiers ont bien été atteints, mais sans fermeture anticipée ni ruée immédiate.
Fin décembre 2025, plusieurs centaines de véhicules étaient encore disponibles après trois mois d'ouverture. En cause, un dispositif moins « irrésistible » : pour sa deuxième année, les loyers ont augmenté (un constat partagé plus largement dans notre analyse du leasing auto et de ses pièges financiers), l'aide maximale est passée de 13 000 € à 7 000 €, et la promesse d'un véhicule à 100 €/mois est devenue marginale.
Résultat : le leasing social a davantage ressemblé à une aide parmi d'autres. Le profil des bénéficiaires est resté conforme à l'objectif social, mais l'effet d'urgence et l'élan de la première année ont disparu. Dans ce contexte, la reconduction n'avait plus rien d'automatique… et pourtant, elle est désormais annoncée.
Si le principe est acté dans la PPE3, les modalités, elles, ne sont pas encore connues. Une phase de consultations et de groupes de travail est prévue jusqu'en avril, avant des annonces attendues en mai 2026.
Concrètement, il est encore trop tôt pour connaître l'enveloppe budgétaire, le nombre de véhicules concernés ou les plafonds de revenus. Le financement via les certificats d'économies d'énergie (CEE) devrait être maintenu, mais son ampleur pourrait évoluer.
Pour les ménages qui souhaitent anticiper, la leasing social simulation n'est pas encore disponible pour l'édition 2026. En 2025, la simulation se faisait directement sur la plateforme leasing social officielle, qui permettait de vérifier son éligibilité et d'estimer les mensualités selon le modèle choisi. Dès que les modalités 2026 seront publiées, les simulateurs devraient être mis à jour.
Dans un marché automobile où l'électrification peine encore à accélérer, l'édition 2026 devra répondre à une question simple : est-ce que le leasing social peut relancer la dynamique, ou est-ce qu'il entre dans une phase plus « mature », moins spectaculaire mais plus stable ?
Les conditions du leasing social reposent sur plusieurs critères cumulatifs. Le dispositif cible les ménages dont le revenu fiscal de référence par part ne dépasse pas un plafond défini chaque année (environ 15 400 € par part en 2025). Les bénéficiaires doivent habiter à plus de 15 km de leur lieu de travail ou parcourir plus de 8 000 km par an à titre professionnel. La question « leasing social quelle voiture » revient souvent : les modèles retenus sont sélectionnés par l'État parmi les véhicules électriques produits ou assemblés en Europe, avec un prix catalogue plafonné.
La promesse d'un leasing social à 100 euros par mois, qui avait marqué les esprits en 2024, est devenue plus rare en 2025 avec la baisse de l'aide maximale. Pour 2026, les mensualités pourraient se situer entre 100 € et 200 € selon le modèle et le niveau d'aide. Parmi les véhicules fréquemment cités : la Citroën ë-C3, la Renault 5, la Fiat 500e ou encore le Dacia Spring. La liste définitive dépendra des constructeurs répondant aux critères européens de production, y compris en matière de batteries. Pour les ménages les plus modestes, la prime à la conversion peut se cumuler avec le leasing social, rendant l'accès à une voiture électrique en leasing social encore plus abordable.
Pour ceux qui n'entrent pas dans les critères du leasing social, d'autres solutions existent : découvrez par exemple les 8 petites voitures électriques abordables à surveiller en 2026-2027, ou la formule Dacia Spring à partir de 79 €/mois disponible hors dispositif social.
L'aide maximale du leasing social a été divisée par près de deux entre 2024 et 2025, ce qui explique l'essentiel du ralentissement observé. Le tableau ci-dessous reprend les paramètres connus de chaque édition, tels que publiés par les pouvoirs publics.
| Paramètre | Édition 2024 | Édition 2025 | Édition 2026 |
|---|---|---|---|
| Aide maximale | Jusqu'à 13 000 € | Jusqu'à 7 000 € | À arbitrer (annonces attendues en mai 2026) |
| Nombre de dossiers | 50 000 (guichet fermé par anticipation) | 50 000 atteints, sans fermeture anticipée | Non communiqué |
| Loyer d'appel | 100 €/mois mis en avant | Promesse des 100 €/mois devenue marginale | Fourchette probable de 100 à 200 €/mois selon le modèle |
| Ouverture du guichet | Janvier | Fin septembre | Non communiquée |
| Financement | Certificats d'économies d'énergie (CEE) | Certificats d'économies d'énergie (CEE) | CEE maintenus, ampleur à préciser |
Selon la PPE3, la prolongation du dispositif est actée pour 2026 ; les valeurs de la colonne 2026 restent indicatives tant que les arbitrages budgétaires n'ont pas été rendus publics.
Si vous n'êtes pas éligible au leasing social, plusieurs aides au leasing d'une voiture électrique restent mobilisables. Le coup de pouce à l'achat de véhicules électriques pour les particuliers est prolongé en 2026 dans le cadre de la PPE3, et se cumule dans certains cas avec les primes régionales. Côté offres commerciales, les formules de LOA voiture électrique sans apport proposées par les constructeurs restent le levier le plus direct : elles ne sont pas plafonnées par des conditions de ressources, mais leurs loyers sont mécaniquement plus élevés que ceux du dispositif social. Pour arbitrer, la règle utile est de comparer le coût total sur la durée du contrat — loyers, apport éventuel, kilométrage inclus et frais de restitution — plutôt que la seule mensualité affichée. Les hybrides rechargeables après 2035 constituent une piste intermédiaire pour les foyers qui ne peuvent pas encore basculer sur du 100 % électrique, tandis que notre revue des voitures neuves sous 10 000 € montre que le marché du neuf accessible ne se limite pas à l'électrique subventionné.
Le retour du leasing social en 2026 confirme une volonté politique : garder l'électrique accessible, même quand l'effet nouveauté s'estompe. Les prochains arbitrages diront si le dispositif retrouve un vrai pouvoir d'entraînement — et, surtout, s'il peut continuer à rapprocher la transition électrique du quotidien des ménages qui en sont le plus éloignés.
La PPE3 annonce la prolongation en 2026 de la location sociale (« leasing social ») pour rendre les véhicules électriques accessibles aux ménages les plus modestes, notamment ruraux.
Les 50 000 dossiers ont été atteints, mais sans fermeture anticipée ni ruée immédiate, et plusieurs centaines de véhicules restaient encore disponibles après trois mois d'ouverture.
L'aide maximale est passée de 13 000 € à 7 000 €, et la promesse du véhicule à 100 €/mois est devenue marginale.
Le leasing social est conçu pour les ménages qui n'ont pas les moyens d'acheter un véhicule électrique comptant. Comparé à un achat, le leasing permet d'accéder à un véhicule neuf avec des mensualités réduites, sans apport initial dans la plupart des cas. En revanche, le véhicule ne vous appartient pas à la fin du contrat (sauf option d'achat). Pour un ménage éligible, le leasing social reste aujourd'hui l'option la plus accessible financièrement pour rouler en électrique.
La simulation leasing social se fait sur la plateforme officielle dédiée, qui ouvre à chaque nouvelle édition du dispositif. Vous devez renseigner votre revenu fiscal de référence, votre distance domicile-travail et votre kilométrage annuel. Le simulateur indique ensuite votre éligibilité et les mensualités estimées selon les véhicules disponibles. Pour 2026, la plateforme n'est pas encore ouverte — les détails sont attendus courant mai.
La LOA présente trois limites principales. Le véhicule ne vous appartient pas pendant le contrat : lever l'option d'achat en fin de période suppose de régler une valeur résiduelle souvent élevée. Le kilométrage est contractuellement plafonné, et tout dépassement est facturé au kilomètre. Enfin, l'état de restitution est évalué selon une grille précise : rayures, pneus usés ou éléments manquants peuvent générer des frais au moment de rendre la voiture. Dans le cadre du leasing social, ces contraintes existent aussi, mais elles sont compensées par un loyer nettement inférieur au marché.
En 2025, les modèles accessibles sous 200 €/mois dans le cadre du leasing social étaient principalement des citadines électriques produites ou assemblées en Europe, avec un prix catalogue plafonné. Hors dispositif social, atteindre ce niveau de loyer suppose généralement un apport, un kilométrage annuel limité ou une durée d'engagement longue. Pour 2026, les mensualités du leasing social pourraient se situer entre 100 € et 200 € selon le modèle et le niveau d'aide finalement retenu — une fourchette à confirmer lors des annonces attendues en mai.
Les conditions incluent un plafond de revenu fiscal de référence par part (environ 15 400 € en 2025), une distance domicile-travail supérieure à 15 km ou un kilométrage annuel professionnel supérieur à 8 000 km, et la résidence en France métropolitaine ou dans les DOM. Le nombre de dossiers est limité chaque année (50 000 en 2025), et les demandes sont traitées par ordre d'arrivée.

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