
Alors que pas mal de gens annonçaient la fin du règne des SUV, le marché européen vient de casser ce scénario. En seulement cinq ans, ces voitures “hautes sur pattes” sont passées de 41 % à 59 % des ventes, pendant que les berlines classiques se faisaient sortir du game. Poussée par le carton du Volkswagen T-Roc et par l’essor de modèles plus premium comme le Tiguan, la vague ne montre aucun vrai signe de ralentissement.
On pensait, comme certains dirigeants de grands constructeurs, que le plafonnement des SUV était en vue. Visiblement, c’était une grosse erreur d’appréciation. Des données publiées par Dataforce et relayées par Automotive News montrent que la demande européenne pour les SUV reste ultra solide. Les 50 % de parts de marché appartiennent déjà au passé. Et le paysage a totalement changé depuis l’époque où le Nissan Qashqai faisait presque figure de pionnier sur le continent.
À la sortie du Covid, les SUV pesaient 41 % du marché européen. Cinq ans plus tard, ils montent à 59 %. Presque 20 points gagnés en une demi-décennie : c’est énorme pour une silhouette qui était déjà installée. Et si on regarde l’évolution du mix de ventes en Europe, la dynamique ne faiblit pas. On aurait pu s’attendre à un léger retour des berlines et des breaks avec l’essor de l’électrique, mais ça ne se voit pas dans les chiffres. Les SUV dominent clairement, et la vraie question devient : jusqu’où ça peut monter ?
Forcément, cette progression se fait au détriment d’autres carrosseries. Les berlines à hayon, qu’elles soient courtes (type Suzuki Swift ou Renault Clio) ou plus longues (type Volkswagen Golf ou Toyota Corolla), prennent cher. Leurs ventes annuelles sont passées de 4,2 millions en 2020 à 2,9 millions cette année. La chute est nette.
Ce qui surprend le plus quand on regarde les meilleures ventes, c’est la répartition des modèles. Côté berlines, ce sont logiquement les citadines qui dominent. Mais chez les SUV, le segment B n’est pas forcément celui qui écrase tout. Et pour les constructeurs, c’est plutôt une bonne nouvelle : plus on monte en gamme, plus les marges sont confortables. Et en bonus, le simple fait que ce soit un SUV aide souvent à “justifier” un prix plus élevé.
La meilleure vente européenne est le Volkswagen T-Roc, alors même qu’il est en pleine phase de renouvellement. Comme pour la Renault Clio, la fin de carrière n’a pas vraiment cassé la dynamique. Encore plus marquant : le Tiguan est deuxième, juste derrière le T-Roc, alors qu’il démarre à plus de 40 000 € en France. Un SUV clairement pas donné, qui a pourtant trouvé plus de 180 000 clients en Europe. Derrière, on retrouve une série de SUV du segment B, avec notamment un Toyota Yaris Cross qui tient toujours la forme. Et le Top 10 se termine sur un mix intéressant : Kia Sportage, Hyundai Tucson… et aussi un Dacia Duster, preuve que le marché mélange des modèles accessibles et des SUV plus chers.
En clair, le classement des ventes SUV met en avant un duo Volkswagen en tête : le T-Roc (196 246 ventes) et le Tiguan (180 683). Juste derrière, on trouve le Toyota Yaris Cross (174 567) et le Peugeot 2008 (160 104). Le Dacia Duster suit de près (157 004), puis viennent la Citroën C3 (144 191), le Ford Puma (141 423), le Kia Sportage (139 428), le Hyundai Tucson (136 359) et enfin le Nissan Qashqai (128 919). Ce Top 10 montre surtout une chose : l’Europe achète des SUV à tous les prix, et pas uniquement des “petits” modèles.
Les SUV représentent 59 % du marché européen après être passés de 41 % à 59 % en cinq ans.
Les ventes annuelles des berlines à hayon sont passées de 4,2 millions en 2020 à 2,9 millions cette année.
Le Volkswagen T-Roc est la meilleure vente européenne, avec 196 246 exemplaires.

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