
Depuis des années, on en parle comme d’un mirage qui revient régulièrement : une nouvelle génération de Lada Niva. Cette fois, le projet sort un peu plus du brouillard grâce à des images officielles utilisées pour des dépôts de brevets industriels. Et elles racontent une histoire assez claire : le futur Niva devrait assumer son héritage tout en montrant une parenté technique très moderne… et très proche du Dacia Duster.
Le projet porte un nom interne : Lada Niva T-134. D’après le contenu disponible, des brevets déposés auprès de l’institut fédéral russe de la propriété industrielle (FIPS) en décembre ont ensuite fuité en ligne. Sur les rendus, la filiation avec le Niva originel est difficile à rater.
Ce Niva historique, né en 1977, reste d’actualité sur son marché : il a connu cinq restylages et figure toujours au catalogue russe.
En regardant de plus près, un autre détail saute aux yeux : la ressemblance avec la dernière génération de Dacia Duster. Ce n’est pas juste une vibe générale : on retrouve notamment des poignées de portes arrière dissimulées dans les montants et un enjoliveur vertical en plastique gris qui relie visuellement l’aile avant à la portière.
Autre clin d’œil troublant : les feux arrière en deux parties affichent un motif qui évoque un “X” — ou même un “DC” — rappelant le logo de Dacia. L’ensemble mise sur des volumes pleins et robustes, avec quelques éléments graphiques posés ici et là.
Avant l’invasion russe en Ukraine, le Groupe Renault était partenaire d’AvtoVaz (maison mère de Lada) et entretenait des liens privilégiés avec le constructeur. Dans ce contexte, le nouveau Niva a été pensé sur la plateforme CMF-B de l’Alliance Renault/Nissan, une base technique sur laquelle repose aussi le Dacia Duster.
Les illustrations des brevets suggèrent également que le futur Niva conservera un vrai tempérament de baroudeur : avec une garde au sol importante, il est présenté comme un modèle à l’aise en tout-terrain.
Depuis février 2022, le contexte géopolitique a changé la donne. Un lancement en 2028 a été évoqué, mais sans confirmation — et le financement du projet pourrait rester une question ouverte si AvtoVaz ne dispose pas des fonds nécessaires.
Dans ce paysage, un appui extérieur est apparu : dès avril 2023, AvtoVAZ a trouvé le soutien du constructeur chinois FAW (First Automobile Works). Exemple concret : le SUV Bestune T77 sert de base à la Lada X-Cross 5 via un simple changement de badge.
Pour produire le futur Niva, Lada a aussi récupéré l’usine de Saint-Pétersbourg, qui appartenait autrefois à Nissan. En théorie, avec l’aide chinoise, rien n’empêcherait la poursuite du projet.
Autre point qui reste flou : la motorisation. Les mécaniques les plus récentes, plus ou moins hybridées, vues dans la gamme Dacia ne seraient pas reprises, puisque Renault a interrompu toute collaboration avec la marque russe dès le début du conflit ukrainien.
Le texte laisse aussi entendre qu’en Russie, des normes antipollution moins strictes qu’en Europe de l’Ouest pourraient ouvrir la porte à des moteurs plus anciens. Et comme ce Niva n’est pas attendu sur les marchés occidentaux, il n’aurait pas l’obligation de respecter les normes Euro.
Avec ces visuels de brevets, le futur Lada Niva T-134 paraît plus concret : un look qui rend hommage à l’original, une technique liée à la CMF-B et un avenir possiblement influencé par des partenaires chinois. Reste le vrai suspense : le calendrier et la mécanique. Si le projet avance, le Niva pourrait bien prouver qu’un 4x4 iconique peut se réinventer sans renier son ADN — et que l’aventure n’est jamais vraiment finie.
Le futur Lada Niva est désigné en interne comme Niva T-134.
Le futur Lada Niva a été pensé sur la plateforme CMF-B de l’Alliance Renault/Nissan.
Le constructeur chinois mentionné est FAW (First Automobile Works).

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