
Paul Walker ne se contentait pas de jouer avec des voitures à l’écran : il vivait vraiment cette passion. Sa collection comptait des sportives très variées, et l’une de ses pièces les plus rares refait surface aujourd’hui. Un garage de Floride, RP Exotics, propose à la vente une Saleen S7 de 2003 affichant 1 880 miles au compteur, soit environ 3 000 km. Le prix annoncé est à la hauteur du mythe : 984 995 $.
Son ancien propriétaire fait évidemment grimper l’intérêt, mais la facture ne repose pas uniquement sur la célébrité. Une Saleen S7 est déjà une apparition rarissime sur le marché, et cet exemplaire se distingue aussi par son kilométrage minuscule et un état décrit comme proche du neuf, jusque dans les détails.
Paul Walker est décédé en 2013 dans un accident alors qu’il était passager d’une Porsche Carrera GT. Côté garage, sa collection était particulièrement éclectique. Il possédait notamment cinq BMW M3 E36 Lightweight, plusieurs Porsche 911 GT3 RS et même une Audi S4 pour le quotidien.
Et ses goûts ne s’arrêtaient pas aux allemandes : on retrouve aussi des japonaises marquantes comme une Toyota Supra Mk IV et une Nissan Skyline GT-R R32. Sans oublier des américaines, dont un Ford Bronco, une Chevrolet Nova Wagon et cette fameuse Saleen S7. Sur cette dernière, l’impression qui domine est simple : carrosserie, habitacle, mécanique… tout paraît neuf.
Si vous avez grandi avec les jeux de course et le cinéma hollywoodien des années 2000, vous avez probablement déjà croisé une Saleen S7. Mais la marque, elle, commence ailleurs. Saleen Inc. est fondée en 1983 par Steve Saleen, un pilote passé par la Formule Atlantic (où il a notamment couru contre Gilles Villeneuve). À l’origine, c’est une écurie de course, puis un préparateur.
Son idée : améliorer les Ford Mustang pour les rendre bien plus performantes, jusqu’à les rendre compétitives. L’entreprise se diversifie ensuite à d’autres modèles Ford avec des kits (notamment pour ajouter un compresseur), mais la Mustang reste le cœur du business. Entre 1999 et 2009, Saleen en aurait préparé 9 500.
À la fin des années 90, Saleen veut passer un cap : ne plus seulement modifier des autos, mais entrer dans le cercle ultra fermé des supercars, celles pensées pour l’endurance, avec en bonus quelques versions homologuées route. C’est là qu’arrive la S7.
Avec des airs qui rappellent de loin une McLaren F1, cette supercar est pourtant présentée comme un produit 100 % américain. Elle embarque ce qui se fait de mieux à l’époque pour viser la performance pure, avec une coque en carbone. Le développement est réalisé en collaboration avec l’anglais RML, également impliqué dans les trains roulants et l’étude aérodynamique. Une phrase résume la légende qui l’entoure : à 250 km/h, la S7 générerait son propre poids en appui aérodynamique.
Côté gabarit, c’est large et très bas : 4,77 m de long, 1,99 m de large, pour seulement 1,04 m de haut.
Pour la mécanique, Saleen reste fidèle à son ADN : la base est un V8 427 ci d’origine Ford, soit 7,0 L en métrique. Dans sa première version, la puissance annoncée est de 558 ch, avec une vitesse de pointe estimée à 350 km/h. C’est précisément cette configuration qui équipe l’exemplaire ayant appartenu à Paul Walker.
En 2005, la marque estime ces performances un peu sages et ajoute deux turbos au V8. Résultat : 200 ch supplémentaires et une vitesse maximale promise de 399 km/h, presque au niveau d’une Bugatti Veyron. Ce chiffre, toutefois, n’a pas été vérifié.
Au-delà de l’histoire et du kilométrage, la Saleen S7 s’impose comme un collector pour une raison simple : la production est minuscule. Toutes versions confondues, il n’y aurait eu que 44 unités produites. De quoi comprendre pourquoi, si vous avez près d’un million de dollars à consacrer à une auto, cet exemplaire peut faire tourner la tête : rare, spectaculaire, et avec une provenance qui parle immédiatement à toute une génération.
L'exemplaire de 2003 ayant appartenu a Paul Walker est propose a 984 995 $ par le garage floridien RP Exotics, avec 1 880 miles au compteur, soit environ 3 000 km. Ce niveau de prix s'explique moins par la celebrite de l'ancien proprietaire que par la rarete du modele : toutes versions confondues, la Saleen S7 n'aurait ete produite qu'a 44 unites.
Pour situer, on parle d'une supercar longue de 4,77 m, large de 1,99 m et haute de seulement 1,04 m, dotee d'une coque en carbone et developpee avec l'anglais RML. Les amateurs de sportives de collection retrouveront la meme logique de rarete extreme avec la Ferrari Daytona SP3 vendue en exemplaire unique.
La Saleen S7 a connu deux configurations mecaniques. La premiere, lancee en 2003, developpe 558 ch pour une vitesse de pointe estimee a 350 km/h ; c'est elle qui equipe l'exemplaire de Paul Walker. En 2005, l'ajout de deux turbos apporte 200 ch supplementaires et une vitesse maximale annoncee a 399 km/h, un chiffre qui n'a toutefois jamais ete verifie.
| Version | Annee | Moteur | Puissance | Vitesse annoncee |
|---|---|---|---|---|
| Saleen S7 atmospherique | 2003 | V8 427 ci Ford, 7,0 L | 558 ch | 350 km/h (estimee) |
| Saleen S7 Twin Turbo | 2005 | V8 7,0 L bi-turbo | +200 ch | 399 km/h (non verifiee) |
Ce V8 427 ci reste une base d'origine Ford, dans la droite ligne de l'histoire de Saleen, preparateur de Mustang disponibles en leasing avant d'etre constructeur. Entre 1999 et 2009, la marque en aurait prepare 9 500 exemplaires.
Paul Walker possedait cinq BMW M3 E36 Lightweight, plusieurs Porsche 911 GT3 RS, une Audi S4 pour le quotidien, une Toyota Supra Mk IV, une Nissan Skyline GT-R R32, un Ford Bronco et une Chevrolet Nova Wagon. Une variete qui dit beaucoup d'un collectionneur passe par toutes les ecoles, de la japonaise culte a l'americaine de caractere. Les 911 en leasing restent d'ailleurs l'une des portes d'entree les plus frequentees vers ce type de collection, comme le montre la fin de carriere du Porsche Macan thermique et ses effets sur la cote.
Cette Saleen S7 réunit tout ce qui construit une légende : une production ultra limitée, une fiche technique radicale pour son époque et l’histoire d’un propriétaire dont la passion pour l’automobile dépassait largement le cinéma. À mesure que les supercars des années 2000 deviennent des pièces de collection, ce genre d’exemplaire rappelle une chose : certaines voitures ne vieillissent pas, elles deviennent des témoins d’une époque — et parfois, des rêves à portée de (très) gros budget.
984 995 $.
1 880 miles, soit environ 3 000 km.
44 unités.
Un V8 427 ci d'origine Ford, soit 7,0 L, developpant 558 ch dans sa premiere version de 2003. A partir de 2005, l'ajout de deux turbos apporte 200 ch supplementaires.
350 km/h pour la version atmospherique de 2003, valeur estimee. La version twin turbo de 2005 revendique 399 km/h, un chiffre annonce par la marque mais jamais verifie.
Saleen Inc., fondee en 1983 par Steve Saleen, ancien pilote de Formule Atlantic ou il a notamment couru contre Gilles Villeneuve. La S7 a ete developpee en collaboration avec l'anglais RML, egalement implique dans les trains roulants et l'etude aerodynamique.
La production totale, toutes versions confondues, n'aurait atteint que 44 unites, ce qui explique la rarete du modele sur le marche de l'occasion.

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