
Restylée en début d’année, la DS 4 a changé de nom pour devenir DS N°4 et a tiré un trait sur la déclinaison Cross au look plus SUV. Mais le vrai tournant, c’est la génération suivante : attendue à l’horizon 2029, elle ne devrait plus du tout jouer dans la même cour côté silhouette.
Qu’il s’agisse de la première génération (2011-2018) ou de la seconde (lancée en 2021), la DS 4 a longtemps navigué entre deux eaux : trop haute pour une berline compacte classique, mais avec une garde au sol trop basse pour un SUV. Résultat : pas toujours évident de comprendre son positionnement.
Pour brouiller encore davantage les pistes, il y a eu une déclinaison DS4 Crossback sur le premier opus, puis une DS 4 Cross sur la seconde génération. Mais faute de ventes suffisantes, la DS 4 Cross n’a pas survécu au restylage du modèle.
La suite de l’histoire serait beaucoup plus tranchée. À l’étage inférieur, le SUV urbain né DS 3 Crossback en 2018 (devenu DS 3 lors de son restylage de mi-carrière en 2022) laisserait sa place en entrée de gamme à une berline citadine polyvalente à l’horizon 2028, nommée DS N°3.
Et juste au-dessus, la DS N°4 ferait le mouvement inverse : la berline compacte actuelle, devenue DS N°4 lors de son restylage, entrerait dans la famille des SUV en 2029. Mais pas question d’un SUV “comme les autres” : l’idée serait de rester dans une proposition premium différente, avec un vrai parti pris.
La future DS N°4 bénéficierait de la plateforme technique STLA One, qui serait inaugurée à l’été 2027 par la Peugeot E-208, puis utilisée l’année suivante pour la remplaçante de la Peugeot 308.
La DS N°4 de 2029 aurait pour cousin un SUV compact Alfa Romeo, dont une image a été montrée lors de la présentation du plan stratégique Fastlane 2030 de Stellantis.
Cette base moderne serait annoncée avec une technologie 800 V et une architecture de batterie dite cell-to-pack, caractérisée par une moindre épaisseur qu’auparavant. Concrètement, cela change le jeu pour le design : les équipes de style n’auraient plus à “tricher” avec des proportions typiques de SUV traditionnel pour compenser un plancher trop épais.
Résultat : beaucoup plus de liberté pour imaginer une silhouette intermédiaire, pensée pour l’efficience. Dans une logique de chasse au moindre gramme de CO2, la future DS N°4 aurait pour mission de mieux fendre l’air, afin de maximiser l’autonomie sans embarquer des batteries démesurées.
Le gabarit serait d’ailleurs encadré : entre les 4,40 m de l’actuelle DS N°4 et les 4,66 m du DS N°7. Et comme ce format ne permet pas d’embarquer “pléthore” de batteries, l’idée serait davantage de pouvoir faire le plein plus rapidement.
Si les DS N°8 et DS N°7 marquent une rupture nette dans le style de la marque, cette nouvelle vague ne suivrait pas exactement la même direction. La DS N°3 attendue à l’horizon 2028 reviendrait à des galbes bien marqués, et la future DS N°4 reprendrait cette recette.
Au programme : un capot bombé et plongeant pour offrir moins de prise au vent, et des références subtiles à la Citroën DS de 1955, sans basculer dans le néo-rétro. La marque a déjà joué ce registre du clin d’œil discret, comme sur la DS 9 avec des clignotants arrière évoquant en filigrane ceux placés dans des cornets.
La future DS N°4 s’annonce comme un gros virage : passer d’une compacte “inclassable” à un SUV compact atypique, guidé par l’aérodynamisme et les contraintes (et opportunités) des nouvelles plateformes électriques. Si la promesse est tenue, elle pourrait bien préfigurer une nouvelle manière de penser le SUV : moins massif, plus efficient, et surtout plus audacieux. La suite dira si ce pari peut devenir la nouvelle norme.
La future DS N°4 bénéficiera de la plateforme technique STLA One.
La base est annoncée avec une technologie 800 V et une architecture de batterie dite cell-to-pack.
Le gabarit se situera entre 4,40 m (DS N°4 actuelle) et 4,66 m (DS N°7).

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