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DS N°7 : le SUV familial se réinvente, et ça change tout

DS N°7 : le SUV familial se réinvente, et ça change tout

Un successeur très attendu pour DS

Lancé sur le marché en 2018, le DS 7 Crossback restera comme le premier vrai succès du label chic de Stellantis créé en 2014. Les responsabilités sont donc élevées pour son successeur, baptisé DS N°7, qui repart d’une feuille blanche. Look, habitacle, motorisations : tout change sur cette prometteuse seconde génération dans laquelle il a déjà été possible de s’installer.

DS Automobiles, émancipée de Citroën en 2014 avec l’ambition de devenir une marque haut de gamme vendue dans le monde entier, a mis du temps à gagner en crédibilité. Au départ, la jeune division s’est surtout contentée de remplacer le logo Citroën sur des DS 3, DS 4 et DS 5, ou de rebadger des modèles déjà vus chez Peugeot pour exister en Chine, sans que l’équation économique ne soit probante.

Il a fallu attendre 2017 et le lancement du DS 7 Crossback, présenté comme son premier modèle 100% exclusif, pour voir les promesses se concrétiser. Premier coup d’éclat : ses premiers tours de roues lors de l’investiture du président Emmanuel Macron le 14 mai 2017. Le SUV devient alors la nouvelle voiture présidentielle.

Et au-delà du symbole, il y a eu le vrai sujet : les ventes. PSA puis Stellantis (2020) ont surtout profité du succès commercial du DS 7 Crossback, renommé DS 7 lors de son restylage en 2022. En France, il a conquis plus de 75 000 clients. Même si beaucoup sont des entreprises, le score reste solide pour un SUV de 4,57 m aux prix plutôt élevés.

Dans un contexte tendu pour DS, dire que le successeur du DS 7 est attendu au tournant est un euphémisme. D’autant que la dernière grosse nouveauté du constructeur est une N°8 réussie, mais uniquement disponible en 100 % électrique, avec un potentiel de ventes jugé faible à l’échelle européenne.

Look et dimensions : un DS N°7 plus affirmé

Pour mettre toutes les chances de son côté, DS a peaufiné le fond et la forme du DS N°7. En un regard, le contraste avec la génération précédente saute aux yeux. Là où la première était accusée de s’inspirer d’un Audi Q5, avec des rondeurs, le DS N°7, campé sur des roues de 740 mm de diamètre, adopte une silhouette plus dynamique.

Le DS N°7 adopte un style entièrement renouvelé
Le DS N°7 tourne la page du style de l’ancienne génération.

Arêtes plus marquées, signatures lumineuses aiguisées, reprise des feux diurnes et de la calandre rétroéclairée de la N°8 à l’avant : ce millésime 2026 soigne son allure. Il grandit aussi nettement : 4,66 m de long, 1,63 m de haut et 1,90 m de large. DS explique avoir tout fait pour dissimuler cet étirement et améliorer la pénétration dans l’air.

Parmi les astuces mises en avant : une longue ligne de toit arrondie qui semble filer jusqu’à la poupe, un capot moins bombé qu’avant, des ailes arrière habillées de noir pour « asseoir » visuellement la voiture, ou encore des poignées de portes arrière dissimulées dans les montants. Et même s’il emprunte une ambiance lumineuse à la N°8, le DS N°7 ne partage presque aucune pièce de carrosserie avec cette berline (4,82 m).

À l’intérieur : l’effet cocon, avec du vrai caractère

Dans l’habitacle, le DS N°7 joue aussi la carte de l’originalité. Il fallait être au niveau : la première génération s’était déjà distinguée par sa présentation et sa qualité de réalisation. Propriétaires du précédent modèle comme habitués des hauts de gamme allemands, l’article indique que vous ne devriez pas être déçus en montant à bord du DS N°7.

Le SUV embarque de série deux grands écrans : un combiné de 10 pouces pour les informations de conduite et un écran multimédia de 16 pouces. Particularité : l’écran multimédia, très étiré en longueur, est annoncé comme élégamment fini et intégré en haut de la planche de bord, sans donner l’impression d’écraser les passagers.

Présentation et ergonomie : du style, mais pas toujours simple

L’habitacle du DS N°7 avec ses grands écrans
Deux grands écrans et une intégration travaillée : l’ambiance se veut haut de gamme.

Revers de la médaille : l’accès à toutes les fonctions n’est pas toujours évident depuis le siège conducteur. Il est même conseillé de se configurer sa propre présentation pour gagner en ergonomie et en rapidité d’utilisation. Le DS N°7 conserve des boutons physiques pour les fonctions de sécurité (dégivrage, warnings…) et propose un raccourci pour configurer ses aides à la conduite « façon Renault-Dacia », mais l’arborescence des menus multimédia n’est pas toujours jugée logique.

DS a toutefois dupliqué les commandes « Home » et de température de chaque côté de l’écran pour aider le passager. En revanche, côté conducteur, ce n’est pas toujours aussi pratique via les fonctions au volant. Le volant en forme de « cerceau » à quatre branches en X, déjà vu sur la N°8, impose parfois de quitter la route des yeux pour éviter les erreurs sur les pavés qui commandent le régulateur de vitesse et la radio.

Pour le reste, l’intérieur est présenté comme un cocon : cuir Nappa, Alcantara, bois, aluminium, en ambiances foncées ou claires. Tout n’est pas combinable, mais le rendu donne une impression de vrai haut de gamme. Seule fausse note soulignée : des bacs de portes en plastique dur, sans feutrine.

Habitabilité : davantage de place, mais une nuance importante

La banquette arrière du DS N°7
À l’arrière, l’accueil est soigné : l’espace ne manque pas.
Le coffre du DS N°7
Coffre annoncé en hausse, avec jusqu’à 560 dm3 selon la configuration.

En bon SUV familial, le DS N°7 veut être facile à vivre. L’empattement progresse de 5 cm, à 2,79 m, et l’espace à l’arrière est annoncé généreux. L’accueil est aussi amélioré par des surfaces vitrées agrandies (toit panoramique en verre athermique, vitres arrière), ainsi que par une climatisation tri-zone.

Mais tout n’est pas une victoire totale. L’article souligne qu’à bord de l’ancien DS 7, un plancher plus bas et la possibilité d’incliner électriquement le dossier en deux parties permettaient de se trouver une bonne position pour enchaîner les kilomètres. Sur ce point, le DS N°7 serait en légère régression.

Pour compenser, le SUV met en avant un coffre en hausse, avec un volume pouvant atteindre 560 dm3 au mieux (plancher bas et sans caisson de basses Focal). Les progrès semblent crédibles à l’œil, mais un regret est mentionné : DS n’a pas reconduit le seuil de coffre en aluminium, plus robuste que le plastique. Et l’épais bouclier en noir laqué ne facilite pas le chargement.

Motorisations et prix : du tout-électrique, et une hybride critiquée

Le DS N°7 avec sa nouvelle signature lumineuse arrière
À l’arrière aussi, le DS N°7 mise sur une signature lumineuse plus marquée.

Au lancement, la gamme de moteurs est annoncée réduite. Au programme : trois motorisations 100 % électriques (230, 245 et 350 ch) déjà connues chez Stellantis, et une seule hybride : une motorisation de 145 ch à hybridation 48 V.

Cette hybride 145 ch est décrite comme efficiente, mais aussi « perfectible » côté agrément : bruits et à-coups de fonctionnement réguliers, avec un ressenti éloigné du confort revendiqué par DS. Reste à voir comment le DS N°7, annoncé mieux insonorisé qu’un Peugeot 3008 ou un Citroën C5 Aircross, s’en accommodera.

Le constructeur promet déjà un « nouvel hybride », plus proche de ce que proposent Toyota, Renault ou Hyundai/Kia, sans donner de détail pour l’instant.

Les commandes sont ouvertes et cette seconde génération débute à 64 200 € en version électrique 230 ch Autonomie Standard et en finition Étoile Business réservée aux professionnels.

Chiffres d’homologation : ce qu’il faut retenir

La gamme évoquée se répartit entre quatre propositions principales : trois versions électriques (E-Tense FWD, E-Tense FWD Grande Autonomie, E-Tense AWD Grande Autonomie) et une Hybrid 145. Côté puissance, on retrouve 230 ch, 245 ch et 350 ch pour les électriques, et 145 ch pour l’hybride. Le couple annoncé est de 343 Nm (230 ch), 343 Nm (245 ch), 509 Nm (350 ch) et 230 Nm (Hybrid 145). Les batteries des versions électriques affichent 74 kWh (version 230) et 97 kWh (versions 245 et 350), avec une tension batterie de 400 V. L’hybride se contente d’une batterie de 0,43 kWh en 48 V. Les autonomies indiquées sont de 543 km, 740 km et 679 km pour les électriques selon la version, et 1045 km pour l’Hybrid 145.

Conclusion

Avec le DS N°7, la marque joue clairement une carte majeure : un design beaucoup plus tranché, un intérieur ambitieux et une offre technique qui mise fort sur l’électrique, tout en gardant une porte ouverte à l’hybride. Quelques détails d’ergonomie et de vie à bord divisent, mais l’ensemble donne le sentiment d’un modèle pensé pour franchir un cap. Reste maintenant à voir comment cette nouvelle génération s’imposera sur la route et dans le quotidien des familles.

Foire aux Questions

Quel est le prix de départ du DS N°7 ?

64 200 € en version électrique 230 ch Autonomie Standard, en finition Étoile Business réservée aux professionnels.

Quelles motorisations sont proposées au lancement sur le DS N°7 ?

Trois motorisations 100 % électriques (230, 245 et 350 ch) et une hybride de 145 ch à hybridation 48 V.

Quelle autonomie est annoncée pour le DS N°7 E-Tense FWD Grande Autonomie ?

740 km.

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