
Chez les Agnelli, le feuilleton de l’héritage continue de faire des vagues. John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli et président de Stellantis et de Ferrari, se retrouve à nouveau dans le viseur de la justice italienne. Déjà mis en accusation une première fois, il est désormais poursuivi une seconde fois, toujours autour d’une fraude fiscale présumée liée à la succession de sa grand-mère, Marella Caracciolo.
John Elkann, également président de la holding Exor, est soupçonné par la justice italienne d’une fraude fiscale dans le cadre de la succession de Marella Caracciolo, décédée en 2019. L’accusation repose sur l’idée que sa famille et lui auraient simulé une résidence fiscale en Suisse et dissimulé environ un milliard d’euros de biens afin d’échapper à l’impôt italien sur les successions.
Au-delà du patrimoine financier, l’héritage de Marella Caracciolo est décrit comme vaste et protéiforme : collection d’œuvres d’art, galeries d’art, plusieurs ouvrages à son actif, une expérience au magazine Vogue, et même une marque de vêtements qu’elle a fondée.
Avant même d’être une affaire judiciaire, le dossier s’inscrit dans une tension familiale au sein de la dynastie industrielle la plus importante d’Italie. Marella Caracciolo était l’épouse de Giovanni, dit Gianni, Agnelli, figure aussi emblématique que controversée de Fiat.
À la mort de Marella Caracciolo, sa fille Margherita Agnelli a touché 1,2 milliard d’euros. Depuis, elle est en conflit avec ses trois premiers enfants, dont l’aîné est John Elkann. Elle cherche aussi à faire annuler des accords conclus en 2004, qui prévoient que ses cinq autres enfants, issus d’une seconde union, pourront toucher une part de l’héritage de leurs grands-parents.
Les fraudes fiscales présumées concerneraient les années 2018 et 2019. John Elkann avait déjà été entendu à ce sujet en septembre 2025. Dans le cadre du règlement de l’aspect fiscal, John Elkann, sa sœur Ginevra et son frère Lapo ont déjà versé 183 millions d’euros à la justice.
En payant ce montant, ils espéraient éviter des poursuites pénales. John Elkann a aussi demandé à bénéficier d’une mise à l’épreuve comprenant un an de travaux d’intérêt général. Ce dispositif, mis en place à partir de 2014, vise à permettre dans certains cas d’échapper à des poursuites pénales. Ses avocats demandaient ainsi le classement sans suite de l’affaire, en affirmant la bonne foi de leur client : « Nous réaffirmons notre ferme conviction que les accusations portées contre John Elkann sont totalement infondées et réaffirmons notre conviction profonde qu’il a toujours agi correctement et en pleine conformité avec la loi. »
Dernier virage en date : alors que le parquet était initialement favorable à l’accord, le juge d’instruction chargé de la décision n’a finalement pas retenu la demande. Il a réclamé que John Elkann soit jugé pour les deux chefs d’accusation, liés à une seule fraude fiscale.
Ces deux volets devraient être fusionnés en une seule affaire lors d’une audience prévue le 22 juin prochain.
Entre héritage colossal, tensions familiales et procédures judiciaires, l’affaire Agnelli continue de secouer l’un des noms les plus puissants de l’industrie italienne. La suite dépendra désormais d’une décision de justice très attendue, et pourrait redéfinir la manière dont cette succession sera regardée — en Italie comme au-delà.
John Elkann est soupçonné de fraude fiscale dans le cadre de la succession de sa grand-mère, avec une résidence fiscale en Suisse qui aurait été simulée et environ un milliard d’euros de biens qui auraient été dissimulés pour échapper à l’impôt italien sur les successions.
John Elkann, sa sœur Ginevra et son frère Lapo ont déjà versé 183 millions d’euros à la justice pour le règlement de l’aspect fiscal de l’affaire.
Les fraudes fiscales présumées auraient eu lieu pour les années 2018 et 2019.

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