
On pensait l’histoire bouclée. En 2023, Ford met fin à la production de la Fiesta, un modèle phare lancé en 1976 et décliné sur sept générations. Mais sur un marché européen où une citadine électrique devient difficile à ignorer, le dossier revient sur la table. Et cette fois, un acteur inattendu pèse dans la balance : Renault.
Dans l’automobile, il arrive que des marques laissent un vide dans leur gamme. Certaines périodes sans remplaçante peuvent coûter cher, car les clients vont naturellement voir ailleurs si l’offre disparaît. Sur les modèles essentiels — comme les citadines polyvalentes — ce genre de trou reste pourtant rare.
Chez Ford, l’arrêt de la Fiesta a justement créé ce manque. Depuis près de trois ans, l’entrée de gamme est assurée par le Ford Puma, un SUV urbain qui joue sur deux tableaux : versions thermiques et électriques.
La production de la Ford Fiesta, commencée en 1976, s’est arrêtée le 7 juillet 2023. Décision présentée comme irrévocable à l’époque, elle ne l’est finalement plus : Ford prévoit un retour de la Fiesta, mais pas avant 2029.
Ce retour se fera uniquement en version 100% électrique.
Ford a d’abord envisagé une alliance avec Volkswagen pour construire sa future citadine en s’appuyant sur une base technique MEB+. L’idée semblait cohérente, d’autant que les Ford Explorer et Ford Capri reposent déjà sur la base MEB du groupe Volkswagen (celle des SUV ID.4 et ID.5). La synergie aurait pu continuer sur un format plus compact.
Finalement, pour cette citadine électrique, Ford ne s’est pas tourné vers Volkswagen mais vers Renault. La future Fiesta doit profiter de la base de la Renault 5 E-Tech.
Au-delà de la plateforme, Renault apporterait aussi l’infrastructure industrielle nécessaire à la production. Ford ne peut plus compter sur son usine historique de Cologne (Allemagne), réemployée pour produire le Ford Explorer.
Cette stratégie n’est pas isolée : la Renault 5 sert déjà de matrice à la dernière mouture de la Nissan Micra, lui permettant de passer à l’électrique sur le marché européen. La logique annoncée pour la Fiesta s’en rapproche.
Sur le plan du style, Ford indique une inspiration issue de l’univers du rallye — un clin d’œil à une discipline où la Fiesta s’est souvent illustrée, notamment via ses versions WRC.
Ford n’a pas encore décidé si la Fiesta électrique sportive portera le badge ST, RS, ou une autre appellation qui mettrait davantage en avant la motorisation électrique. En revanche, la marque communique déjà sur l’idée d’une « série performante », jugée importante pour l’image et pour relier les futurs modèles électriques à la tradition sportive de Ford.
Des sources proches du dossier évoquent aussi un toucher de route dynamique et la volonté de proposer un véhicule qui donne des sensations. Difficile, dans ce contexte, de ne pas penser à l’Alpine A290, très proche dans l’esprit de ce que viserait cette future Fiesta. Jusqu’où iront les synergies ? Le sujet reste ouvert.
Enfin, cette Fiesta sportive est aussi annoncée face à une rivale directe : la Volkswagen ID.Polo GTI.
La Fiesta n’a peut-être pas dit son dernier mot : Ford prépare un retour assumé, électrique, et potentiellement très joueur. D’ici 2029, les alliances industrielles et les choix d’identité (ST, RS ou autre) diront si cette nouvelle Fiesta réussira à refaire vibrer la catégorie des petites sportives… version wattée.
La Ford Fiesta sera de retour, mais pas avant 2029.
La future Ford Fiesta reviendra en mode 100% électrique.
La future Ford Fiesta doit profiter de la base de la Renault 5 E-Tech.

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