
Ferrari a déjà « cassé » des voitures en interne pour développer ses modèles, mais sans jamais passer par le circuit officiel en Europe. Et là, le scénario a de quoi surprendre : la marque pourrait présenter une Ferrari à Euro NCAP… et ce serait même une Ferrari électrique. L’objectif serait clair : montrer que sa familiale vise un public différent des Ferrari thermiques, avec un niveau de sécurité à la hauteur des attentes.
Dans le même temps, d’autres constructeurs ne jouent pas forcément le jeu : la Citroën C3 est évoquée comme absente de la séance de crashs en Europe, sans explications apportées. Ferrari, à l’inverse, pourrait emprunter le chemin du centre de crash-tests avec la Luce, ce qui serait une première dans l’histoire du constructeur italien.
Pourquoi maintenant ? Parce que, jusqu’ici, Ferrari n’avait tout simplement pas besoin d’aller vérifier publiquement la sécurité de ses modèles. La marque aurait réalisé quelques tests internes de façon ponctuelle, mais jamais via la voie officielle… et surtout, rien ne l’y oblige. Chez Euro NCAP, la présence d’un véhicule repose sur le volontariat : c’est la marque qui décide, et elle doit en plus fournir plusieurs voitures, destinées à être sacrifiées, pour couvrir les différents impacts.
Jusqu’ici, les crash-tests les plus coûteux étaient probablement associés à Porsche, avec des modèles comme le nouveau Cayenne ou la Taycan. Pour obtenir une note complète, il faut fournir au moins quatre exemplaires : l’addition grimpe donc vite, et l’opération est présentée comme tenant désormais davantage du marketing que d’autre chose.
Mais avec Ferrari, on change carrément d’échelle. La Luce est annoncée à 550 000 € hors taxes. Et si quatre unités doivent être fournies, la facture potentielle du bilan complet de sécurité pourrait atteindre deux millions d’euros.
L’information aurait été mentionnée par Ferrari lors d’un briefing technique au lancement de la Luce, auprès d’un média non identifié. Un média australien, Drive, a ensuite relayé cette piste. De son côté, Ferrari ne confirme pas officiellement qu’un convoi de Luce serait réellement prévu pour aller finir dans le mur.
Si Ferrari amène effectivement la Luce pour la destruction, un détail a de quoi faire sourire : ce serait la première fois que la voiture testée coûterait plus cher que le test lui-même. Un crash-test complet Euro NCAP est estimé à environ 600 000 €. En ajoutant les taxes au prix brut de la Luce, le produit deviendrait donc plus dispendieux que la mesure.
Au fond, l’intérêt serait surtout médiatique : prouver aux familles que Ferrari sait aussi faire des voitures ultra technologiques et sûres, et pas uniquement des super sportives pensées pour un célibataire ou un couple sans enfants. La clientèle de la Luce serait probablement plus sensible à l’argument sécuritaire que celle qui commande une F80.
Et puis, Ferrari a déjà un modèle quatre places au catalogue avec le Purosangue. Lui, en revanche, n’est pas passé à Euro NCAP — la production limitée jouant ici un rôle évident.
Faire entrer la Luce dans l’arène Euro NCAP serait un tournant pour Ferrari : un geste volontaire, potentiellement très coûteux, mais taillé pour rassurer une clientèle plus familiale. Si la marque franchit le pas, ce serait un signal fort sur la place que la sécurité pourrait prendre dans la prochaine génération de Ferrari — et sur la façon dont l’électrification peut aussi redessiner l’image du cheval cabré.
550 000 € hors taxes.
Au moins 4 exemplaires.
Environ 600 000 €.

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