
Une page se tourne chez DS Automobiles : le DS 7 (né DS 7 Crossback) cède sa place au DS N°7. L’idée est claire : un SUV familial plus ambitieux, plus technologique et plus grand, quitte à faire l’impasse sur certains “classiques” encore très appréciés chez les premium allemandes. Bon pari ou risque calculé ?
Présenté puis commercialisé comme le tout premier modèle conçu directement sous la marque DS Automobiles (créée en 2014), le DS 7 Crossback se distinguait des DS3, DS4 et DS5 de l’époque, qui étaient issues d’une autre histoire.
Au lancement, il ne misait que sur des motorisations thermiques. Côté diesel : un 1.5 BlueHDi de 130 ch en entrée de gamme, et un 2.0 BlueHDi de 180 ch pour les gros rouleurs. Côté essence : le 1.6 PureTech en 180 ou 225 ch, avec dans tous les cas une boîte automatique EAT8 à huit rapports.
Un an plus tard, la marque préparait déjà la suite avec la version hybride rechargeable E-Tense, combinant un 1.6 essence (200 ch) et deux moteurs électriques (110 ch chacun) pour une puissance cumulée de 300 ch. À terme, trois variantes PHEV étaient annoncées : 225, 300 et 360 ch. La 225 ch restait en deux roues motrices, tandis que les 300 et 360 ch adoptaient une transmission intégrale.
À mi-carrière, le DS 7 Crossback a évolué en profondeur sur le plan esthétique et est devenu “DS 7”. L’avant a été largement retravaillé avec une signature lumineuse très démonstrative, et fait plus rare lors d’un relooking : le hayon a lui aussi été complètement remodelé. En revanche, l’habitacle a peu changé, la marque estimant qu’il n’avait pas besoin d’une refonte lourde.
Techniquement, le DS 7 reposait sur la plateforme EMP2, la même base que les Peugeot 3008 et 5008 de seconde génération. Avec 4,57 m de long, il se plaçait entre ces deux cousins (4,45 m et 4,64 m). L’approche était aussi cohérente face à certaines références premium : un gabarit situé entre deux segments, avec l’idée de proposer une habitabilité généreuse sans basculer dans des dimensions (et des tarifs) de SUV plus grands.
Le DS N°7 reprend la nouvelle logique de dénomination de la gamme. Il adopte la plateforme STLA Medium du groupe Stellantis, comme le DS N°8, et sera assemblé dans l’usine italienne de Melfi. À titre de comparaison, les DS 7 Crossback et DS 7 étaient assemblés en France à Mulhouse.
Le DS N°7 monte en gamme par le gabarit : 4,66 m de long. La largeur et la hauteur évoluent peu, avec 1,90 m et 1,63 m. L’empattement augmente aussi, passant de 2,74 m à 2,79 m.
Surprise : malgré 9 cm supplémentaires en longueur, le volume de coffre sous tablette (configuration 5 places) progresse très peu, passant de 555 à 560 litres.
Le changement le plus visible, c’est le design. Là où le DS 7 rappelait fortement certaines références allemandes, le DS N°7 joue à fond les nouveaux codes esthétiques de la marque. Toute la partie avant est annoncée comme identique à celle du DS N°8, avec une adaptation du bouclier et une découpe de couleurs plus horizontale sur le DS N°7. Les projecteurs et la calandre lumineuse sont mutualisés, une logique évidente pour maîtriser les coûts.
À bord, même logique : planche de bord et mobilier sont repris du DS N°8, avec une instrumentation numérique de 12 pouces derrière le volant et un écran tactile panoramique de 16 pouces au centre. Pour mémoire, l’écran central du DS 7 se limitait à 12 pouces.
Si le DS N°8 est affiché comme une vitrine du 100% électrique, il est aussi indiqué que des propositions thermiques viendront plus tard en renfort. De son côté, le DS N°7 démarre sa carrière avec une hybride de 145 ch pour l’entrée de gamme, accompagnée de trois versions 100% électriques de 230, 245 et 350 ch.
À ce stade, les commandes sont ouvertes pour le DS N°7 électrique 230 ch en Autonomie Standard et en finition Etoile Business, avec un prix indiqué de 64 000 €.
Ensuite, une version hybride rechargeable est annoncée, visant les entreprises comme les particuliers qui ne veulent pas passer au 100% électrique et jugent la version 145 ch insuffisante en puissance ou en image.
Enfin, point de rupture : le DS N°7 n’aura pas de version diesel, alors même que ce carburant reste présent chez plusieurs marques premium allemandes.
Avec le DS N°7, DS Automobiles change clairement de rythme : nouveau nom, nouvelle plateforme, nouveau gabarit, et un cockpit plus spectaculaire. En échange, certaines habitudes se perdent, à commencer par l’assemblage en France et l’option diesel. Reste à voir si ce mix plus techno et plus électrifié deviendra le nouveau standard du SUV premium à la française — et jusqu’où DS poussera cette montée en gamme.
Les DS 7 Crossback et DS 7 étaient assemblés en France sur le site industriel de Mulhouse.
Le DS N°7 mesure 4,66 m de long, 1,90 m de large et 1,63 m de haut.
Le prix indiqué est de 64 000 €.

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