
Malgré ses succès commerciaux, Dacia doit encore corriger un point sensible : ses émissions de CO₂. La marque n’a pas atteint les objectifs fixés par l’Union Européenne et cette situation devrait se répéter l’année suivante. L’idée, c’est donc d’accélérer franchement sur les modèles électrifiés et électriques, avec plusieurs changements majeurs dans la gamme d’ici 2027.
La quatrième génération de la Dacia Sandero est attendue fin 2027. Cette citadine polyvalente du segment B jouera sur deux tableaux : elle continuera en thermique (essence et GPL) et proposera aussi une motorisation full hybrid de 155 ch, que l’actuelle Sandero restylée doit inaugurer en fin d’année.
Mais le vrai tournant, c’est l’arrivée d’une version 100% électrique. Elle doit s’appuyer sur la base technique AmpR Small, la même que celle de la Renault 5 E-Tech. Objectif : aider Dacia à trouver un rythme plus solide sur les véhicules “sur prise”.
Franck Marotte, directeur marketing, ventes et opérations de Dacia, a expliqué que la marque allait commercialiser simultanément deux citadines électriques. Le raisonnement est simple : les émissions restent relativement élevées à cause d’une part encore faible de véhicules électriques et électrifiés.
La Dacia Spring, à elle seule, ne suffit pas à compenser les émissions du reste de la gamme. Dacia vise donc un renfort clair sur le segment des petites voitures électriques.
Contrairement à l’idée d’un remplacement direct, la Dacia Spring lancée en 2021 ne céderait pas sa place au nouveau modèle basé sur la nouvelle Twingo. Elle resterait au catalogue en parallèle.
Dans les faits, la Spring poursuivrait sa carrière au moins jusqu’en 2028, tandis qu’une nouvelle citadine électrique, jumelle de la Twingo, viendrait en renfort en 2027. Ce second modèle pourrait s’appeler Dacia Evader. Les deux voitures auraient un format très proche : environ 3,70 m de long pour la Spring et 3,80 m pour l’Evader, cette dernière étant décrite comme taillée comme la Twingo, avec des qualités dynamiques et une modernité supérieures.
Sur le papier, les deux modèles seraient complémentaires. La Dacia Spring est affichée à partir de 16 900 €, tandis que la Dacia Evader est promise sous la barre des 18 000 €.
Mais tout se joue sur l’origine de fabrication et l’accès au bonus. La Spring étant fabriquée en Chine, elle n’a pas droit au bonus écologique sur les véhicules électriques. À l’inverse, l’Evader viendrait, comme la Renault Twingo E-Tech, de l’usine slovène de Novo Mesto : elle bénéficierait donc du bonus. Conséquence directe annoncée : son tarif pourrait profiter d’un rabais de 27%, ce qui correspondrait à un prix de vente de 13 140 € pour la Dacia Evader.
À ce niveau, vendre une Spring plus ancienne — avec des prestations et des qualités dynamiques moins bonnes — à un prix plus élevé devient très difficile. La seule option crédible serait de fortes remises, comme c’est déjà le cas en Allemagne et en Italie. En revanche, une Spring à 3 900 € en France, même sous conditions, est jugée très peu probable.
Dacia prépare donc une montée en puissance nette de l’électrique : une Sandero branchée à l’horizon 2027, et surtout un duo de mini-citadines qui cohabiterait pour aider la marque à tenir ses objectifs CO₂. Si le bonus fait réellement basculer le “vrai” prix de la future petite électrique, l’équilibre de la gamme pourrait changer plus vite que prévu — et c’est peut-être là que tout se jouera pour la suite.
Fin 2027.
Au moins jusqu’en 2028.
13 140 €.
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