
Après le retour de mécaniques essence plus "classiques" dans d'autres modèles du groupe Stellantis, c'est maintenant le Citroën Berlingo qui remet une motorisation essence simple au menu. Oui, même en version ludospace, il redevient possible de choisir une essence sans hybridation, avec une boîte manuelle.
Au programme : un trois-cylindres 1.2 L turbo de 110 ch, associé à une boîte mécanique à six rapports. Un combo qui semble familier… mais qui cache un changement important.
Le Berlingo avait déjà récemment refait de la place au diesel, avec des versions 1.5 BlueHDi apparues puis disparues au fil des années. En revanche, le retour d'une mécanique essence était plus inattendu.
Comme avant le restylage de 2024, on retrouve un trois-cylindres 1.2 turbo-essence de 110 ch. Il conserve même le même couple qu'auparavant : 205 Nm.
Mais attention : ne l'appelez surtout pas "PureTech". Malgré l'absence d'hybridation, Citroën confirme qu'il s'agit de la nouvelle génération à chaîne, issue d'une base connue pour des soucis de fiabilité. Le changement majeur, c'est justement l'abandon de la courroie de distribution immergée, très controversée — un virage que nous avions analysé en détail à propos de la fin du moteur PureTech à courroie.
Et ce n'est pas qu'un détail : Stellantis revendique 70 % de pièces nouvelles, notamment pour lutter contre les problèmes de surconsommation d'huile. Un effort qui s'inscrit dans le plan qualité du groupe Stellantis, après une série de rappels.
Cette version 1.2 turbo-essence de 110 ch joue clairement la carte du prix d'accès. Elle n'est proposée que :
— en finition d'entrée de gamme Plus
— sur la carrosserie courte M
Côté tarif, le prix du Citroën Berlingo essence neuf démarre à 26 150 €. À comparer avec le 1.5 diesel de 100 ch en boîte manuelle, affiché à partir de 26 750 €.
Mais l'écart est presque gommé par le malus écologique. Le trois-cylindres essence rejette 142 g/km minimum, ce qui correspond à une taxe de 2 544 €. En face, le diesel annonce 138 g/km, soit 1 901 € de pénalité.
De son côté, le ë-Berlingo électrique de 136 ch peut bénéficier d'une prime "coup de pouce CEE" allant jusqu'à 5 700 € pour les ménages aux revenus les plus bas. Malgré cela, son tarif reste bien plus élevé : 37 050 € dans le meilleur des cas.
Si le prix du Berlingo neuf en essence démarre à 26 150 € hors malus, la facture finale s'établit plutôt autour de 28 700 € une fois le malus intégré. Pour ceux qui cherchent un budget plus contenu, le marché de l'occasion offre des alternatives intéressantes. Les Citroën Berlingo essence d'occasion des générations précédentes (sous motorisation PureTech) se négocient à des tarifs nettement inférieurs, mais il convient de rester vigilant sur l'état de la courroie de distribution immergée, source de problèmes connus. Les prix des Berlingo d'occasion varient selon l'année, le kilométrage et la motorisation — les versions diesel restant généralement les plus demandées sur le marché secondaire.
Au-delà de la consommation, le choix entre Berlingo essence et diesel dépend de plusieurs facteurs. Le 1.2 turbo-essence séduit par un prix de départ inférieur de 600 € et un entretien potentiellement moins coûteux, notamment grâce à l'absence de filtre à particules. Le diesel 1.5 BlueHDi reste pertinent pour les gros rouleurs, avec environ 1 L/100 km de moins en consommation mixte. Le choix du carburant à la pompe joue également : le gazole reste généralement moins cher que le sans-plomb 95.
Ce choix de remettre une essence "simple" au catalogue peut aussi s'expliquer par la dynamique du concurrent direct : le Renault Kangoo.
En 2025, plus de 40 % des Kangoo vendus étaient équipés d'un moteur essence, et les ventes en diesel sont encore plus importantes. L'électrique, lui, reste une offre de niche sur ce segment.
Chiffres à l'appui : 1 497 Kangoo en 1.3 TCe 100 ch ont été immatriculés en 2025, contre 1 614 Berlingo toutes motorisations confondues. Au total, avec une offre moteur plus limitée, le Citroën s'est vendu à moitié moins d'exemplaires que son rival. Du côté du groupe Renault, la diversification énergétique passe aussi par le GPL : le Renault Captur adopte ainsi un nouveau moteur GPL Eco-G de 120 ch, illustrant une autre approche de la transition vers des motorisations plus accessibles.
Pour tenter de changer la tendance, Citroën ne mise pas uniquement sur ce 1.2 turbo : la gamme diesel s'étoffe aussi. Le 1.5 BlueHDi 130 propose désormais une boîte automatique à huit rapports, en plus de la boîte mécanique à six rapports. En revanche, le Berlingo essence n'est proposé qu'en boîte manuelle — pas de Berlingo essence automatique au catalogue pour l'instant.
Avec le retour d'un Berlingo essence à boîte manuelle, Citroën remet sur la table une configuration attendue par beaucoup : simple, plus accessible, et pensée pour le quotidien. Mais le plus intéressant se joue sous le capot, avec une évolution marquante vers une distribution à chaîne et une mécanique largement revue. Reste à voir si ce virage suffira à reprendre du terrain face au Kangoo — et à installer durablement cette nouvelle génération du 1.2 dans le paysage. Dans un contexte où Dacia prépare également sa Sandero 4 avec une version 100 % électrique, chaque constructeur trace sa propre voie dans la transition énergétique.
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Le Citroën Berlingo 1.2 turbo-essence est l'entrée de gamme la moins chère à l'achat, mais son malus écologique plus élevé annule presque l'écart avec le diesel. Voici les trois motorisations mises face à face.
| Critère | 1.2 turbo-essence 110 ch | 1.5 BlueHDi 100 ch | ë-Berlingo 136 ch |
|---|---|---|---|
| Boîte de vitesses | Manuelle 6 rapports | Manuelle 6 rapports | Automatique |
| Couple | 205 Nm | Non communiqué ici | Non communiqué ici |
| Prix de départ | 26 150 € | 26 750 € | 37 050 € |
| Émissions de CO2 | 142 g/km minimum | 138 g/km | 0 g/km à l'usage |
| Malus écologique | 2 544 € | 1 901 € | Aucun |
| Aide à l'achat | Aucune | Aucune | Prime CEE jusqu'à 5 700 € |
| Consommation mixte | 6,5 à 7 L/100 km | Environ 5,5 L/100 km | Sans objet |
| Carrosserie disponible | Courte M uniquement | M et XL | M et XL |
Ce Citroën Berlingo essence vaut surtout pour les conducteurs qui roulent moins de 15 000 km par an et veulent le ticket d'entrée le plus bas, à condition d'accepter un malus supérieur de 643 € à celui du diesel. En dessous de ce kilométrage, l'écart de consommation ne suffit pas à compenser le surcoût d'achat et d'entretien du BlueHDi.
Le vrai argument de cette version n'est d'ailleurs pas son tarif, mais sa mécanique : l'abandon de la courroie de distribution immergée au profit d'une chaîne répond directement au reproche principal adressé à la génération précédente. Avec 70 % de pièces nouvelles revendiqués par Stellantis, ce 1.2 turbo-essence part sur des bases assainies — même s'il faudra plusieurs années de recul avant de confirmer sa fiabilité en usage réel. La restriction à la seule carrosserie courte M et à la finition Plus reste en revanche la vraie limite de l'offre : un Berlingo essence en version XL n'est pas au catalogue. Pour ceux qui envisagent plutôt l'électrique, la évolution des primes à l'achat selon les versions montre que le montant réellement perçu varie fortement d'une finition à l'autre.
Un trois-cylindres 1.2 turbo-essence de 110 ch, associé à une boîte mécanique à six rapports.
205 Nm.
26 150 €.
Le Citroën Berlingo 1.2 turbo-essence fonctionne au sans-plomb 95 (E5 ou E10). Le sans-plomb 98 est également compatible. L'utilisation de carburant E85 n'est pas prévue d'origine par le constructeur et nécessiterait un boîtier de conversion homologué.
Le choix dépend de l'usage : le 1.2 turbo-essence de 110 ch convient aux trajets mixtes et périurbains avec un prix d'entrée attractif. Le 1.5 BlueHDi diesel reste recommandé pour les gros rouleurs (plus de 20 000 km/an) grâce à sa consommation réduite. Le ë-Berlingo électrique de 136 ch est adapté aux usages urbains et périurbains, sous réserve d'un budget plus élevé.
Le Citroën Berlingo est fabriqué dans l'usine Stellantis de Vigo, en Espagne. Cette usine produit également les modèles frères que sont le Peugeot Rifter, l'Opel Combo Life et le Fiat Doblò, tous basés sur la même plateforme EMP2.
Le Berlingo 1.5 BlueHDi diesel affiche une consommation mixte d'environ 5,5 L/100 km contre 6,5 à 7 L/100 km pour le 1.2 turbo-essence. Pour les gros rouleurs dépassant 20 000 km par an, le diesel reste plus économique malgré un prix d'achat légèrement supérieur. En dessous de 15 000 km/an, l'essence devient plus intéressant grâce à un coût d'entretien généralement inférieur et un prix de départ plus bas.
Le Citroën Berlingo 1.2 turbo-essence de 110 ch démarre à 26 150 € en finition Plus et carrosserie courte M. Ce tarif s'entend hors malus écologique : avec 142 g/km de CO2 minimum, la taxe s'élève à 2 544 €, ce qui porte le budget réel autour de 28 700 €. À titre de comparaison, le 1.5 BlueHDi de 100 ch affiche 26 750 € pour 1 901 € de malus, soit une facture finale très proche.

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