
Aujourd’hui, à l’exception du Berlingo, toute la gamme Citroën a basculé vers une silhouette très SUV. Résultat : à l’œil, la marque au double chevron se rapproche de plus en plus de Dacia. Mais malgré ce air de famille, les deux constructeurs ne se marchent pas encore vraiment dessus… du moins pas partout.
Le duel n’est pas encore lancé à grande échelle. Oui, le Citroën C3 Aircross (4,39 m de long) est clairement entré dans l’arène face au Dacia Duster (4,34 m). Mais l’affrontement reste imparfait, car le SUV Citroën vise plus large : motorisations thermique, hybride et 100% électrique, plus des configurations 5 ou 7 places.
Chez Dacia, pour transporter toute la tribu, il faut regarder du côté du Jogger (4,55 m). Et pour une motorisation électrique à ce niveau de gamme, rien n’est encore annoncé : il faudra attendre les prochaines générations de modèles.
Le C3 Aircross et le Duster ne se font donc pas face à armes parfaitement égales. Côté tarifs, le ticket d’entrée indiqué est de 17 990 € pour un Citroën C3 Aircross en finition You, avec le moteur 1.2 turbo essence de 100 ch.
En face, le Dacia Duster démarre à 19 900 € en finition Essential avec le moteur Eco-G de 120 ch.
Et juste en dessous, même scénario avec des rôles inversés : la Citroën C3 débute à 15 990 € (finition You, moteur 1.2 Turbo essence de 100 ch), tandis que la Dacia Sandero commence à 13 290 € (finition Essential, moteur essence SCe de 65 ch).
La vraie confrontation est annoncée pour 2028, quand les E-car (ces électriques minimalistes) vont débarquer avec un objectif clair : passer sous la barre symbolique des 15 000 €.
À ce moment-là, deux modèles sont cités comme futurs rivaux directs : la Citroën 2CV et la version de série du concept Dacia Hipster.
La Citroën 2CV viendrait se glisser entre l’Ami et l’ë-C3. De son côté, la Dacia Hipster de série se positionnerait sous la Spring, en jouant le rôle d’entrée de gamme.
Ces deux micro-citadines électriques viseraient une nouvelle catégorie, avec un cahier des charges précis : longueur maximale de 3,80 m et poids limité à une tonne, batterie comprise.
Pour l’électromoteur, deux options sont évoquées selon la catégorie visée : M0 ou M1 ASEV.
La puissance ne devrait pas dépasser 54 ch. Dans ce cas, le véhicule ne serait pas assujetti aux normes de sécurité GSR2 apparues à l’été 2024 : les normes sécuritaires appliquées en 2018 resteraient d’actualité. Autre point clé : dans cette configuration, il n’aurait pas le droit d’emprunter les autoroutes.
Ici, la puissance maximale pourrait atteindre 68 ch. La vitesse de pointe serait bridée à 110 km/h. La circulation sur autoroute serait autorisée, et des aides à la conduite en matière de sécurité active seraient prévues.
Stellantis l’a indiqué : la Citroën 2CV, ainsi que ses jumelles techniques badgées Fiat et Opel, seraient fabriquées en Italie sur le site industriel de Pomigliano d’Arco.
Pour Dacia, aux dernières nouvelles mentionnées, l’industrialisation de la Hipster devrait avoir lieu en Chine.
Le duel Citroën–Dacia ressemble encore à une rivalité en pointillés… mais l’arrivée des mini électriques sous 15 000 € pourrait tout changer. Si la 2CV et la Hipster tiennent leurs promesses, 2028 pourrait marquer le début d’une nouvelle ère : celle des voitures électriques vraiment accessibles, pensées pour la ville et pour le quotidien.
Les tarifs mentionnés sont sous la barre symbolique des 15 000 €.
Le cahier des charges indiqué vise une longueur maximale de 3,80 m et un poids limité à une tonne, batterie comprise.
La Citroën 2CV doit être fabriquée en Italie, sur le site industriel de Pomigliano d’Arco.

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