
Entre des courses qui s’enchaînent, une clientèle parfois compliquée, une charge de travail qui grimpe et des frais fixes qui étouffent, des chauffeurs Uber dénoncent des conditions de travail qui se seraient nettement durcies.
Interrogé par Le Parisien, un chauffeur Uber francilien décrit une réalité financière qui fait mal : « En moyenne je gagne 4 800 € par mois. Sur cette somme, je dois donner 1 100 € à l’Urssaf, 883 € pour le remboursement crédit de mon véhicule, 600 € de carburant, 500 € d’assurance voiture et encore 80 € pour laver la voiture deux fois par semaine. Au final, en travaillant six jours par semaine, 14 heures par jour, de jour comme de nuit, il reste dans ma poche 1 500 €. »
Ce niveau de revenus est présenté comme difficile à vérifier, mais il s’inscrit dans une série de témoignages similaires. Dans le même temps, le quotidien de travail est décrit comme de plus en plus compliqué pour les chauffeurs de VTC.
Le moment où tout se tend, c’est souvent après le coucher du soleil. Le chauffeur évoque des courses dont le prix « ne cesse de se réduire » et des situations pénibles : des personnes alcoolisées qui « parlent mal », « insultent » et peuvent aller « voire vous agresser physiquement ».
Au-delà des clients, il y a aussi la pression permanente des demandes. Un chauffeur affirme que, sans « faire le ménage », cela peut aller jusqu’à 95 000 messages reçus en trois jours, cumulés sur plusieurs boucles. Le chiffre est présenté comme probablement exagéré, mais l’idée reste la même : le système peut devenir envahissant.
Un autre chauffeur résume la stratégie de survie : « Il faut apprendre à gérer et ne pas y faire attention, sinon on devient fou. »
Mal payés et peu considérés, certains chauffeurs — notamment dans les grandes villes — cherchent une porte de sortie en se tournant vers la « grande remise », un service où « les courses sont mieux payées » et où « la clientèle est plus select ».
Mais tout le monde ne peut pas choisir. Certains se décrivent comme des forçats de la route, parfois jusqu’à prendre des risques au mépris de la sécurité, en roulant y compris sous des conditions météo dangereuses.
Pour « tenir le coup », Le Parisien indique que certains chauffeurs de ces plateformes auraient recours à la prise de stupéfiants. D’autres iraient jusqu’à dormir dans leur véhicule pour éviter de rentrer chez eux et pouvoir repartir très tôt le lendemain.
Dans ce contexte, Uber mettrait sur la table une provision de 200 000 € destinée à financer des initiatives en faveur de la sécurité des chauffeurs. Mais les tensions restent fortes : le secrétaire général du syndicat majoritaire de VTC s’oppose à une baisse du tarif kilométrique, déclarant qu’« il n’est pas question » de « s’assoie[r] à la table ».
Entre journées interminables, pression numérique, incivilités et fatigue, les témoignages décrivent un métier qui use. Reste une question ouverte : si la sécurité et la rémunération ne suivent pas, combien de temps encore ce modèle pourra-t-il tenir sans casser ceux qui le font tourner ?
Il lui reste 1 500 € dans sa poche après avoir payé notamment l’Urssaf, le crédit du véhicule, le carburant, l’assurance et le lavage, tout en travaillant six jours par semaine, 14 heures par jour.
Il dit tomber sur des personnes alcoolisées qui « parlent mal », « insultent » et peuvent « voire vous agresser physiquement ».
Il affirme que cela peut monter jusqu’à 95 000 messages en trois jours, cumulés sur plusieurs boucles, s’il ne « fait pas le ménage ».
À contrepoint de ces trajets éreintants, le rêve automobile demeure: s’offrir en LOA une Mercedes Classe S, confort et sérénité au volant. Pour un leasing souple, garanties et options claires, voyez Joinsteer.

De l'achat, à la revente, au financement, en passant par les derniers projets de loi automobile, Voiture Malin est la référence de l'info automobile
