
Alors que BMW met en avant sa nouvelle i3 Neue Klasse, un autre modèle de la gamme se prépare à tirer sa révérence plus discrètement. Après seulement cinq ans de carrière, la BMW i4 est sur la fin. Plus valorisante qu’une Tesla Model 3 sur certains aspects, l’allemande n’a pourtant jamais réellement pris l’ascendant face à une rivale à la notoriété plus prononcée. Reste un constat : avec l’i4, BMW a bel et bien proposé l’une des meilleures berlines électriques.
Après cinq ans dans la gamme, les jours de l’i4 sont comptés. BMW le confirme : l’arrivée de la nouvelle i3 Neue Klasse va mettre un terme à la carrière de l’i4. Même si leur positionnement n’est pas totalement identique, la cohabitation des deux modèles dans la gamme ferait doublon. L’i4 va donc prolonger sa route jusqu’à la commercialisation de la nouvelle venue à l’automne.
Comme pour la Série 8 Grand Coupé, le constructeur munichois abandonne ses coupés quatre portes pour se concentrer sur des berlines plus classiques. Les carrosseries typées ont moins la cote, et le marché automobile se montre peu favorable aux produits de niche. Même condamnée, l’i4 reste toutefois une électrique tout à fait recommandable.
Restylée en 2024, la BMW i4 peut faire valoir une présentation valorisante et une qualité perçue supérieure à celle d’une Tesla Model 3, qui n’a jamais réussi à l’égaler sur ce point malgré plusieurs évolutions. L’ergonomie, sans être au niveau des meilleurs modèles, reste correcte grâce à la présence de quelques commandes physiques.
Là où l’i4 lâche du terrain face à la Tesla, c’est sur l’habitabilité. Pas de frunk, un coffre de 470 L, et un espace aux places arrière en retrait : elle n’est clairement pas la reine des départs en vacances en mode tribu.
Véloce et plutôt confortable, la munichoise reste une excellente compagne du quotidien. L’entrée de gamme eDrive35 annonce déjà 286 ch, avec une batterie de 67,1 kWh nets et une autonomie de 514 km (cycle WLTP).
Côté recharge, ce n’est pas ridicule non plus : un passage de 10 à 80 % en 32 minutes, avec une puissance maximale de 180 kW en courant continu.
Les versions eDrive40, xDrive40 et xDrive60 montent nettement en puissance, avec respectivement 340, 401 et 601 ch. On passe de “très bien” à carrément spectaculaire. Avec la batterie de 81,3 kWh nets, l’eDrive40 (propulsion) peut afficher jusqu’à 613 km d’autonomie sur le cycle WLTP. La puissance de recharge grimpe à 205 kW, de quoi passer de 10 à 80 % en 30 minutes.
Bien sûr, la nouvelle Neue Klasse et sa plateforme 800 V feront mieux. Mais envisager l’un des derniers modèles neufs de l’i4 peut encore avoir du sens. Et l’occasion peut aussi être une option particulièrement logique, la BMW décotant fortement.
Entre une i4 de seconde main et une Model 3 neuve au même prix, le débat reste ouvert. Dans cette optique, mieux vaut viser une eDrive40 : elle combine la meilleure autonomie, des performances d’un bon niveau, et un tempérament plus homogène que les versions à quatre roues motrices.
La BMW i4 s’apprête à quitter la scène, non pas parce qu’elle est dépassée, mais parce que la gamme se réorganise autour de la nouvelle i3 Neue Klasse. Avec une présentation solide, des autonomies crédibles et des temps de recharge compétitifs, elle garde de vrais arguments, surtout en eDrive40. Parfois, la “fin” d’un modèle, c’est aussi le début d’une belle opportunité — et une transition vers la prochaine génération d’électriques BMW.
514 km d’autonomie en cycle WLTP.
32 minutes pour passer de 10 à 80 % avec une puissance maximale de 180 kW en courant continu.
Jusqu’à 613 km sur le cycle WLTP.

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