
Le marché premium a bouclé une année très révélatrice : à l’échelle mondiale, BMW garde la main — et largement. Même en mettant de côté l’activité deux-roues du groupe bavarois, la marque s’en sort mieux que ses deux rivaux historiques. Derrière, le contraste est net : Mercedes encaisse un choc particulièrement dur en Chine, tandis qu’Audi a surtout souffert aux États-Unis.
BMW, Audi, Mercedes : même trio, même rivalité… et pourtant, l’issue est encore une fois sans suspense. BMW parvient à tenir le cap dans un marché mondial compliqué pour les marques allemandes très dépendantes de l’export. L’année est annoncée comme quasiment à l’équilibre pour BMW, ce qui ressort comme une performance dans ce contexte.
Point marquant : contrairement à Mercedes (et au groupe Volkswagen), BMW n’a pas de section utilitaires et vans pour amortir le choc. Et si l’on ajoute Mini au total du groupe BMW, l’écart avec les autres devient encore plus important.
BMW a bien subi une baisse d’activité en Chine, mais visiblement moins que ses rivaux. Pour Mercedes, la plus grosse dégringolade se situe clairement en Chine : les ventes y reculent de 19 %, ce qui entraîne un bilan de l’Asie complète à -12 %.
Mercedes enregistre aussi une baisse similaire en Amérique du Nord. Le constructeur n’a pas échappé aux droits de douane mis en place par Donald Trump, alors qu’une partie importante des modèles vendus aux États-Unis est produite en Europe.
Pour Audi, la principale chute n’est pas attribuée à la Chine : le constructeur y a plutôt limité la casse, notamment avec le lancement d’une nouvelle marque locale. La baisse la plus marquée vient des États-Unis, où Audi voit ses ventes plonger de 12,2 %.
Et contrairement à BMW — qui compense les pertes en Chine en augmentant ses volumes en Europe — l’activité d’Audi est décrite comme « flat » sur le Vieux Continent. Son principal motif de consolation : l’Allemagne, avec une hausse des ventes de 8 %.
Le point positif mis en avant chez Mercedes vient de la progression des immatriculations de la gamme dite « Top » (EQS, Classe S, GLS, etc.). Ce segment ne recule « que » de 5 %, tandis que d’autres blocs de gamme souffrent davantage : les segments « Core » (gammes C et E) et « Entry » (gammes A et B) baissent de 10 % au niveau mondial.
Sur les ventes de voitures électriques, l’écart est décrit comme sans appel : BMW distance Audi et Mercedes. BMW affiche un mix à 20 % d’électriques, contre 13 % pour Audi et 9,3 % pour Mercedes — soit moins de la moitié de BMW.
La dynamique n’est pas identique selon les régions pour Mercedes : l’électrification atteint 17 % en Europe, mais seulement 8 % aux États-Unis. La Chine, elle, reste présentée comme le point noir du trio allemand pour un bon moment, d’autant plus avec l’arrivée de concurrents comme Xiaomi.
Voici les volumes annoncés pour l’année :
Au final, BMW conserve une domination mondiale solide, pendant que Mercedes et Audi encaissent des chocs plus asymétriques selon les marchés : la Chine pèse lourd côté Mercedes, les États-Unis font mal à Audi, et l’électrique creuse encore les écarts. Reste à voir comment ce trio historique va réagir face à une concurrence qui monte — surtout là où tout va le plus vite : l’électrification.
BMW domine le marché premium mondial.
Les ventes Mercedes ont chuté de 19 % en Chine.
BMW affiche 20 % d’électriques, Audi 13 % et Mercedes 9,3 %.
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