
Depuis bientôt 30 ans, Audi décline certains de ses breaks en version baroudeuse. La famille des « allroad » accueille un nouveau membre avec la nouvelle Audi A6 allroad. Cette génération reprend les codes du genre, mais inaugure pour la première fois une carrosserie qui lui est propre.
Si on devait élire le « couteau suisse » de l’auto, le break 4x4 serait un sérieux candidat : une carrosserie habitable, des capacités hors bitume grâce à une garde au sol rehaussée et une transmission intégrale, sans les compromis d’un SUV. Ce petit segment, Audi l’a lancé en 2000 avec l’A6 allroad. Et la marque remet ça avec une nouvelle génération attendue en 2026, plus d’un an après l’arrivée des A6 et A6 Avant de sixième génération.
Oubliez l’idée d’une simple A6 break rehaussée avec des plastiques de protection : à l’arrière, on comprend vite que le châssis a été sérieusement revu. Sur cette auto longue de 5,01 m, les voies et la carrosserie de l’allroad ont été considérablement élargies, notamment pour accueillir des trains roulants adaptés à une variante plus énervée.
Avec quasiment 2 mètres de large hors rétroviseurs — jusqu’à 11 cm de plus que l’A6 standard —, le break baroudeur en impose. La suspension pneumatique de série fait varier la hauteur de 1,48 à 1,51 m, et l’ensemble est complété par des bas de caisse et boucliers spécifiques. Les protections de carrosserie sont peintes en noir : c’est plus chic, mais ça ne donne pas envie d’aller chercher les ronces pour tester la résistance de la peinture.
Dans l’habitacle, la surprise est plus mesurée : la nouvelle A6 allroad reprend la planche de bord de l’A6 standard. Face au conducteur, on retrouve un écran compteur de 11,9 pouces, prolongé par un écran multimédia tactile de 14,5 pouces. En option, le passager peut aussi profiter d’un troisième écran de 10,9 pouces pour participer à la vie à bord. Résultat : une planche de bord presque entièrement digitalisée, avec seulement quelques commandes conservées en boutons sur la console centrale et la portière conducteur, au risque de bousculer un peu l’ergonomie.
Côté vie à bord, le confort est annoncé comme solide, notamment grâce à l’espace aux places arrière : empattement de 2,93 m et un coffre de 404 à 497 dm3 selon la version. La banquette est scindée en trois parties (40/20/40), mais la place du milieu reste la moins accueillante : clairement, deux adultes seront plus à l’aise.
Pour le conducteur, Audi propose deux mécaniques déjà vues sur l’A6 standard : un V6 TDI 3.0 de 299 ch avec micro-hybridation 48V, ou une version hybride rechargeable de 367 ch. Cette dernière combine un 4-cylindres 2.0 turbo de 252 ch et un moteur électrique de 143 ch, alimenté par une batterie de 25,9 kWh bruts.
Conséquence directe : la grosse batterie réduit le coffre à 404 dm3 sur l’hybride rechargeable. En échange, l’autonomie électrique annoncée grimpe jusqu’à 95 km (cycle WLTP). Dans les deux cas, la chaîne de traction s’appuie sur une boîte S tronic à double embrayage et une transmission intégrale permanente.
Malgré des roues arrière directrices prévues pour dynamiser ce grand break (de série sur l’hybride rechargeable, en option sur le diesel), le poids et la fiscalité promettent une facture élevée. Les tarifs annoncés démarrent à 87 200 € pour la version e-hybrid et 89 000 € pour le diesel, avant options. Face à elle, il reste peu de concurrence directe : la Classe E All-terrain est citée comme alternative.
Avec sa carrosserie élargie, sa garde au sol modulable et ses deux motorisations orientées gros rouleurs (diesel micro-hybride) ou trajets électrifiés (hybride rechargeable), la nouvelle Audi A6 allroad assume un rôle clair : celui du break premium capable de tout faire, ou presque. Si ce type de voiture devient rare, son retour montre qu’il reste une place pour les formats qui misent sur la polyvalence plutôt que sur l’effet de mode — et l’avenir dira si cette approche « break baroudeur » peut encore séduire une nouvelle génération d’automobilistes.
Le V6 TDI 3.0 développe 299 ch avec une micro-hybridation 48V.
L’autonomie annoncée atteint jusqu’à 95 km en électrique sur le cycle WLTP.
Les prix annoncés sont de 87 200 € pour la version e-hybrid et 89 000 € pour le diesel, avant options.

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