
Chez Audi, la “rationalisation” ne rime clairement pas avec simplification. Dans la famille A3, le cabriolet a disparu, mais il reste encore plusieurs carrosseries au menu : la Sportback, la berline, et aussi la Allstreet — une déclinaison façon SUV, rehaussée de 2 cm et habillée en conséquence.
Et sous le capot, même philosophie : essence, diesel et hybride rechargeable continuent de cohabiter, avec à chaque fois deux niveaux de puissance. À cela s’ajoutent les versions plus musclées : S3 (245 ch) et RS3 (400 ch) (la RS3 est aussi mentionnée à 394 ch plus loin dans le contenu).
Ce catalogue toujours très fourni participe à la bonne santé de la compacte sur le marché français : il est indiqué qu’elle dépasse 4 000 unités vendues (toutes carrosseries confondues) et qu’elle progresse nettement par rapport à l’année précédente, là où ses rivales BMW Série 1 et Mercedes Classe A ne suivent pas forcément la même trajectoire.
À l’extérieur, inutile de s’attendre à une révolution : la différence avec l’A3 actuelle n’est pas flagrante au premier regard. Les évolutions citées se résument à une signature LED retravaillée à l’intérieur de blocs optiques annoncés comme inchangés, ainsi qu’à des ouïes d’aération (factices) redessinées en bas du bouclier. Pour le reste, rien ne bouge.
Le gros changement, c’est dedans. Audi annonce avoir entièrement revu la planche de bord pour rapprocher l’A3 de l’ambiance des autres modèles de la marque.
Concrètement, l’ancienne présentation avec deux écrans distincts laisse place à une grande surface incurvée qui regroupe deux écrans séparés :
• 11,9 pouces derrière le nouveau volant, pour toutes les informations de conduite
• 12,8 pouces pour l’écran central, dédié au multimédia
Ce nouvel agencement a un effet domino : les aérateurs en partie haute disparaissent et sont repositionnés plus bas. Conséquence soulignée : l’effet cockpit de l’ancienne architecture, qui distinguait l’A3 des autres compactes, disparaît. L’A3 s’aligne donc davantage sur la tendance des grands écrans, sans aller jusqu’à proposer une troisième dalle comme certains modèles plus haut de gamme (la nouvelle A6 est citée en exemple).
Ce n’est pas qu’une histoire d’écrans : les fonctionnalités évoluent aussi. L’Audi A3 restylée peaufine surtout ses aides à la conduite, aussi bien sur route que dans les usages urbains.
Les améliorations citées couvrent :
• Conduite semi-autonome : régulateur adaptatif avec maintien de voie disponible jusqu’à 210 km/h, adaptation à la vitesse dans le flux de circulation, et freinage automatique aux feux rouges.
• Ville et manœuvres : vision périphérique améliorée, créneaux mémorisés, et marche arrière automatique (exemple évoqué : en arrivant dans une impasse).
• À distance : nouvelles fonctionnalités via l’application My Audi.
Sur le fond, l’A3 restylée conserve un large portefeuille mécanique.
Essence : 4-cylindres 1.5 turbo, proposé en 116 ou 150 ch.
Diesel : 4-cylindres 2.0 turbo, proposé en 116 ou 150 ch.
Hybride rechargeable : deux offres à 204 et 272 ch, avec un point mis en avant : 142 km promis en tout électrique “dans la vie de tous les jours”.
Sport : S3 (245 ch) et RS3 (394 ch) sont toujours là, même si le texte précise qu’en France, la fiscalité pénalise fortement ces versions et les rend presque anecdotiques.
Côté tarifs, les prix indiqués sont les suivants : 35 320 € en essence, 48 800 € en hybride rechargeable, 64 900 € pour la S3 et 78 300 € pour la RS3.
La recette de l’Audi A3 restylée est assez claire : peu de bouleversements visibles dehors, mais un vrai coup de neuf à bord, des aides à la conduite qui montent en gamme, et toujours un éventail de moteurs (et de carrosseries) rare dans la catégorie. Une compacte qui refuse de choisir un seul style de vie — et qui parie sur la polyvalence pour rester dans le match.
La suite ? Elle se jouera surtout sur la façon dont ce nouvel habitacle et ces technologies s’intégreront au quotidien, à mesure que les usages et les attentes autour de la conduite évoluent.
11,9 pouces pour l’écran derrière le volant et 12,8 pouces pour l’écran multimédia central.
Jusqu’à 210 km/h.
35 320 € en essence, 48 800 € en hybride rechargeable, 64 900 € pour la S3 et 78 300 € pour la RS3.

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