
Pionnière des compactes premium en 1996, l’Audi A3 va pourtant prendre son temps pour basculer vraiment vers l’électrique. En parallèle, la Mercedes Classe A, un temps donnée partante dans la stratégie de montée en gamme de Mercedes-Benz, aura finalement droit à une héritière. Et là où Audi fait durer l’actuel modèle en attendant sa remplaçante, Mercedes prépare une compacte capable de jouer sur deux tableaux : 100% électrique ou thermique légèrement hybridée.
Lors du prochain Mondial de l’Auto à Paris, Audi mettra en avant l’A2 e-tron : un modèle au format atypique, mi-monospace mi-crossover. Son rôle est clair : servir d’intermède et permettre au groupe Volkswagen de recycler la base technique de l’ID.3.
Au passage, l’A2 e-tron doit aussi donner à Audi une entrée de gamme sur prise, positionnée logiquement sous les SUV Audi Q4 e-tron et Q4 Sportback e-tron, attendus prochainement avec un restylage.
Autre star mise en lumière pendant l’évènement parisien : l’Audi A3, qui fêtera ses 30 ans. C’est elle qui, en 1996, a posé les bases du segment des compactes premium. Ensuite, la BMW Série 1 est arrivée en 2004, puis la Mercedes Classe A de troisième génération en 2012 (Type 176), en abandonnant alors le concept de petit monospace.
Pour tenir la distance, l’Audi A3 Sportback et la berline tricorps à coffre vont passer une nouvelle fois par la case restylage et rester au catalogue jusqu’en 2029. Objectif : gagner du temps avant l’arrivée de la remplaçante, la future Audi A3 e-tron, dont le développement a pris du retard.
La quatrième génération de l’Audi A3, lancée au printemps 2020, a déjà eu droit à un premier restylage au printemps 2024, plutôt discret. Le prochain sera annoncé comme nettement plus visible. Pas forcément à l’extérieur, mais davantage dans l’habitacle.
L’A3 doit notamment adopter à son tour l’interface digitale baptisée « scène numérique », déjà vue sur plusieurs modèles récents de la marque, comme les Q3, Q5, A5, A6 et Q6. L’idée : moderniser le tableau de bord pour remettre le modèle en selle et le faire durer le plus longtemps possible.
Du côté de Mercedes-Benz, le plan initial visait une montée en gamme vers le luxe et le profit maximal, quitte à sacrifier les modèles d’entrée de gamme, dont la Classe A. Mais la marque a revu sa copie. En Europe, les ventes du modèle se maintiennent, et surtout, la Classe A sert de porte d’entrée : elle attire de nouveaux clients qui peuvent ensuite monter vers des véhicules plus onéreux.
Résultat : une cinquième génération figure bien au programme. Elle reposera sur la plateforme technique MMA inaugurée par la nouvelle Mercedes CLA, présentée comme Voiture Européenne de l’Année 2026.
Comme la CLA, la future Classe A doit proposer de belles performances en versions 100% électriques. Et pour ceux qui ne veulent pas basculer immédiatement, elle aura aussi des déclinaisons thermiques hybridées autour d’un quatre cylindres essence 1.5 Turbo, avec une plage de puissance annoncée de 136 à 190 ch.
Entre Audi et Mercedes, la compacte premium n’écrit pas la même histoire. Audi fait durer l’A3 avec des restylages marqués, en attendant une A3 e-tron retardée, tandis que Mercedes prépare une Classe A nouvelle génération bâtie pour couvrir les usages : électrique d’un côté, thermique hybridé de l’autre. Une chose est sûre : la prochaine bataille des compactes chics se jouera autant sur la technologie que sur le timing, et les années à venir pourraient bien rebattre les cartes.
L’Audi A3 Sportback et la version berline tricorps à coffre doivent rester au catalogue jusqu’en 2029.
La future Mercedes Classe A doit reposer sur la plateforme technique MMA.
Les versions thermiques hybridées sont annoncées autour d’un moteur quatre cylindres essence 1.5 Turbo, avec une puissance pouvant aller de 136 à 190 ch.

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