
Longtemps stars des années 60 et 70, les cabriolets ont quasiment disparu des catalogues, surtout chez les constructeurs généralistes. Jugés peu rentables, ils ont fini par devenir une rareté. Et pourtant, Alpine compte prendre le contre-pied : la marque sportive du groupe Renault prévoit non pas un, mais deux cabriolets.
Au programme : l’A110 Spider et l’A310 cabriolet, deux propositions complémentaires. L’idée est claire : remettre du plaisir “à ciel ouvert” sur la table, à une époque où ce type de carrosserie se fait rare.
Les cabriolets ont quitté les catalogues généralistes pour une raison simple : des volumes trop faibles pour amortir un développement spécifique. Un toit ouvrant impose de renforcer la structure de caisse, ce qui alourdit et renchérit la voiture sans élargir la clientèle.
Dans les gammes des constructeurs automobiles généralistes, le constat est simple : les cabriolets ont pratiquement disparu. Ils ne sont plus considérés comme rentables. Même certaines appellations “cabriolet” deviennent discutables : l’exemple cité est celui de la Fiat 500e Cabriolet, qui se rapproche davantage d’une berline avec un toit en toile découvrable, en conservant les mêmes côtés de caisse que la version fermée.
Du côté des marques premium, la tendance n’est pas franchement plus joyeuse. Les cabriolets deviennent une espèce en voie d’extinction, et certaines marques ont déjà tranché.
Audi aurait tout simplement banni les cabriolets : fin de l’A3 Cabriolet, et avec la transformation de l’A4 en A5, il n’y aurait plus non plus d’A5 sans toit, sans retour annoncé dans le plan produit.
BMW conserverait encore une double offre avec la Série 4 cabriolet et le roadster Z4, mais le Z4 ne serait pas remplacé. La Série 6 Cabriolet ne serait plus au programme. Et avec le passage à l’électrique évoqué, rien ne garantit l’arrivée d’un cabriolet électrique dans la gamme.
Mercedes-Benz aurait également réduit la cadence : l’offre cabriolet se limiterait désormais à la CLE et au roadster SL.
Dans ce contexte, Alpine veut jouer la carte inverse : proposer deux modèles décapotables, et électrifiés.
L’Alpine A110 Spider serait la version découvrable, strictement biplace, de la prochaine A110 électrique. Elle serait lancée aux côtés du coupé et non après lui, ce qui la distingue de la plupart des cabriolets, habituellement dérivés tardifs d’une berlinette déjà en vente.
Philippe Krief, patron de la marque, aurait confirmé que la remplaçante de l’A110 thermique (annoncée comme dévoilée dans quelques semaines) existera en coupé mais aussi en spider. Une logique finalement assez naturelle : la toute première A110 du 20e siècle avait déjà existé en cabriolet.
Ce premier cabriolet A110 reste toutefois un vrai morceau d’histoire peu courant : entre 1962 et 1968, l’Alpine A110 Cabriolet n’aurait été produite qu’à 30 unités.
La future A110 Cabriolet serait, comme le coupé, pensée en 100% électrique. Mais Alpine se garderait une porte de sortie : la plateforme technique APP (Alpine Performance Plateform), modulaire, pourrait aussi accueillir si besoin des motorisations thermiques hybridées, de l’hybridation légère jusqu’au PHEV. Un plan de secours utile pour certains marchés encore réticents à l’électrique.
L’Alpine A310 cabriolet se placerait un cran au-dessus de l’A110 Spider, avec une configuration 2+2 et une architecture électrique 800 V. Elle viserait directement la BMW M4, un positionnement bien plus routier que celui de la berlinette.
Deuxième pièce du puzzle : l’Alpine A310, un coupé 2+2 placé un cran au-dessus de la berlinette A110. Lui aussi aurait droit à une déclinaison cabriolet.
D’après les déclarations rapportées, l’A310 aurait pour cible une BMW M4. Elle partagerait avec l’A110 la plateforme APP, et profiterait aussi d’une synergie mentionnée avec la Renault 5 Turbo 3E.
Sur le plan technique, cette base intégrerait une technologie 800 V, pensée pour permettre une recharge rapide. Et pour les moteurs, l’A310 devrait utiliser les machines électriques du SUV Alpine A390.
Les deux décapotables Alpine ne visent pas la même clientèle : l’A110 Spider privilégie la légèreté et la conduite pure, l’A310 cabriolet la polyvalence et l’usage sur longs trajets. Le tableau ci-dessous résume ce que les déclarations de la marque permettent d’établir à ce stade.
| Critère | Alpine A110 Spider | Alpine A310 cabriolet |
|---|---|---|
| Configuration | Biplace strict | 2+2 |
| Positionnement | Sportive légère, héritière de la berlinette | Sportive routière, un cran au-dessus |
| Plateforme | APP (Alpine Performance Plateform) | APP (Alpine Performance Plateform) |
| Motorisation annoncée | 100 % électrique | 100 % électrique, machines issues de l’A390 |
| Architecture électrique | Non précisée | 800 V, recharge rapide |
| Concurrente citée | Roadsters sportifs | BMW M4 |
| Repli thermique possible | Hybridation légère à PHEV via la plateforme APP | Hybridation légère à PHEV via la plateforme APP |
Le point commun le plus structurant reste la plateforme APP. C’est elle qui autorise les deux carrosseries et, si les marchés l’exigent, un repli sur des motorisations thermiques hybridées — une flexibilité que peu de constructeurs se sont offerte sur une sportive.
L’Alpine A110 cabriolet historique n’a été produite qu’à 30 exemplaires entre 1962 et 1968, ce qui en fait l’une des versions les plus rares de l’histoire de la marque. Ce chiffre explique pourquoi une A110 décapotable d’époque apparaît très rarement à la vente.
Cette rareté a une conséquence directe sur le marché : chercher une Alpine cabriolet d’occasion d’époque relève quasiment de la collection, pas de l’achat courant. Pour une sportive découvrable utilisable au quotidien, la piste réaliste reste le neuf ou le récent — on peut par exemple regarder ce que donne une A110 en leasing pour comparer un loyer mensuel à un budget d’acquisition.
Aucun prix n’a été communiqué par Alpine pour l’A110 Spider ni pour l’A310 cabriolet. À ce stade, toute valeur chiffrée relève de l’estimation, puisque ni la puissance définitive ni le niveau d’équipement ne sont connus.
Deux repères permettent malgré tout de cadrer la réflexion. D’abord, une version découvrable se positionne traditionnellement au-dessus du coupé équivalent dans la gamme d’un même constructeur. Ensuite, l’A310 étant annoncée face à une BMW M4, c’est dans ce segment qu’elle devra se comparer. Pour le reste de la stratégie de la marque, voir le dossier sur la fin de production de l’A110 thermique et le virage électrique de 2027 ainsi que la préparation d’une A290 de 300 ch.
Alors que la plupart des marques réduisent ou abandonnent les cabriolets, Alpine veut remettre la conduite cheveux au vent au centre du jeu, avec deux modèles électriques aux positionnements très différents : une A110 Spider plus radicale et une A310 cabriolet plus polyvalente en 2+2. Si ce pari se concrétise, il pourrait bien redonner un peu d’air — au sens propre — au futur des sportives.
Les deux cabriolets annoncés sont l’A110 Spider et l’A310 cabriolet.
L’Alpine A110 Cabriolet n’aurait été produite qu’à 30 unités entre 1962 et 1968.
La plateforme technique prévue est l’APP (Alpine Performance Plateform), décrite comme modulaire.
Alpine est la marque sportive du groupe Renault. La production de l’A110 est historiquement assurée à l’usine Alpine de Dieppe, en Seine-Maritime, site emblématique de la marque depuis ses origines.
Les deux modèles sont annoncés en 100 % électrique. L’A310 cabriolet utiliserait les machines électriques du SUV Alpine A390, avec une architecture 800 V. La plateforme APP laisse toutefois ouverte la possibilité de motorisations thermiques hybridées, de l’hybridation légère au PHEV, selon les marchés.
L’A110 ne disparaît pas : elle change de génération et passe à l’électrique, en coupé comme en Spider. C’est la version thermique actuelle qui arrive en fin de carrière, pas le modèle lui-même.

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