
L’Iran et les États-Unis ont signé ces dernières heures un protocole d’accord de paix, après 108 jours de conflit. Effet immédiat : les cours du pétrole s’effondrent. En parallèle, la réouverture du détroit d’Ormuz annoncée en fin de semaine pourrait relancer la distribution de pétrole dans le monde, sans les contraintes liées au conflit.
Si l’accord global de paix ne doit être signé physiquement que ce vendredi 19 juin à Genève, le protocole déjà obtenu électroniquement a suffi à rassurer les places boursières mondiales et à faire chuter le cours du pétrole. Une évolution qui ne fait pas que des heureux : tout dépend de quel côté on se trouve.
En clair, si la fin annoncée du conflit (avec prudence, puisque l’accord définitif n’a pas encore été signé) profite aux consommateurs — et, plus largement, aux filières automobile, maritime et aérienne — elle pénalise les industries pétrolières.
Premiers signes sur les marchés : à Paris, le titre de Stellantis prenait +5,2%, Renault +4,5% et Air France/KLM +3,6%.
La baisse se poursuivait en ce début de matinée, avec un baril de Brent autour de 80 dollars. À titre de comparaison, il dépassait les 100 dollars peu de temps auparavant, et montait même à 119 dollars le 9 mars dernier.
Conséquence attendue : un frein à la flambée du prix du carburant. En France, les prix ont parfois atteint 2,20€ en moyenne. Cette hausse semble en passe d’être stoppée, notamment grâce à la réouverture annoncée du détroit d’Ormuz, que le président américain a dit vouloir voir “complètement ouvert” vendredi.
Dans le style qui le caractérise, il a aussi lancé : “que le pétrole coule à flot !”
La baisse du pétrole ne se traduira pas immédiatement à la pompe. Il faudra sans doute attendre de longues semaines avant de constater une baisse sensible du litre de gazole et d’essence en station.
Autre point à garder en tête : il ne faut pas s’attendre à retrouver des tarifs équivalents à ceux d’avant le conflit. À terme, les spécialistes évoquent plutôt un scénario où les prix pourraient s’afficher au mieux autour de 1,80€ le litre en moyenne en France.
Entre détente géopolitique, marchés qui respirent et pétrole qui décroche, la séquence peut changer la donne pour beaucoup de secteurs… et, potentiellement, pour le portefeuille des automobilistes. Reste à voir comment cette accalmie se traduira concrètement sur la durée — et si la dynamique engagée tiendra face aux prochains soubresauts.
108 jours.
Environ 80 dollars.
Autour de 1,80€ le litre en moyenne.

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