Depuis la fin de la généralisation des 80 km/h sur les routes secondaires, les départements ont récupéré une vraie marge de manœuvre : ils peuvent relever localement la limitation à 90 km/h sur certaines portions. Résultat, le paysage routier français est devenu beaucoup plus hétérogène — et pas toujours simple à lire quand on passe d’un département à l’autre.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi d’orientation des mobilités fin 2019, les départements peuvent décider de relever à 90 km/h certaines portions de leur réseau secondaire auparavant limitées à 80 km/h, dans le cadre d’une expérimentation de deux ans. Ce libre choix peut créer une forme d’incertitude pour les automobilistes, mais de plus en plus de collectivités utilisent cette possibilité.
En ce début 2026, 52 départements ont choisi de repasser tout ou partie de leurs routes à 90 km/h, ce qui représente plus de 60 000 kilomètres de réseau concerné. Exemple mentionné : l’Eure a officiellement repassé l’ensemble de ses routes départementales à 90 km/h.
Attention, ce retour au 90 km/h ne se fait pas partout de la même façon. Certains départements relèvent la vitesse sur tout leur réseau, quand d’autres procèdent de manière plus fine, tronçon par tronçon, selon des critères locaux comme le trafic, l’accidentologie, la géographie ou la densité de population.
Les situations restent contrastées : il y a des départements qui ont généralisé les 90 km/h, et d’autres qui l’ont rétabli seulement sur certaines routes. Voici le détail, département par département, tel qu’il est listé dans le contenu fourni.
Au total, plus de 60 000 kilomètres de routes sont déjà repassés à 90 km/h en métropole, sur un réseau secondaire d’environ 900 000 kilomètres.
À l’inverse, une quarantaine de départements ont choisi de maintenir la limitation à 80 km/h sur l’ensemble de leur réseau secondaire, ou n’ont pas engagé de démarche de relèvement. Le contenu fourni cite notamment :
Certains territoires comme Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis ou le Val-de-Marne ne sont pas concernés par le dispositif, faute de routes répondant aux critères définis par la réglementation.
Conséquence directe : il n’y a plus de règle uniforme sur les routes secondaires. Selon le département traversé — et parfois selon la portion de route — la limitation peut varier entre 80 et 90 km/h, y compris sur des axes aux caractéristiques similaires.
Ce paysage fragmenté colle à la logique de décentralisation, mais il rend aussi la lecture du réseau routier plus complexe pour les automobilistes, surtout lors des déplacements d’un département à l’autre. À défaut d’un nouveau cadre national, cette coexistence entre 80 et 90 km/h devrait continuer à évoluer au gré des décisions locales.
Entre relèvements généralisés, retours partiels et maintiens à 80 km/h, la limitation sur les routes secondaires dépend désormais beaucoup plus du territoire que d’une règle unique. Une chose est sûre : dans les années à venir, ce patchwork pourrait encore bouger, au rythme des choix locaux — et c’est toute la question de la lisibilité pour les conducteurs qui restera au centre du débat.
52 départements ont choisi de repasser tout ou partie de leurs routes à 90 km/h.
Plus de 60 000 kilomètres de routes sont déjà repassés à 90 km/h sur le territoire métropolitain.
Les départements peuvent relever à 90 km/h certaines portions de leur réseau secondaire, notamment en fonction de critères locaux comme le trafic, l’accidentologie, la géographie ou la densité de population.

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