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Volkswagen veut tailler 20 % dans ses coûts : prudence ou vrai tournant industriel ?

Volkswagen veut tailler 20 % dans ses coûts : prudence ou vrai tournant industriel ?

Volkswagen travaillerait sur un plan visant à réduire ses coûts de 20 % d’ici fin 2028. Dit comme ça, ça ressemble à une annonce “classique” dans une industrie sous pression. Sauf que cette fois, le signal s’ajoute à une suite d’événements lourds : fermetures symboliques, projets électriques mis en pause, et des milliers de postes promis à la suppression. Au-delà d’un simple serrage de vis budgétaire, l’idée d’un changement de modèle industriel prend de plus en plus de place.

Volkswagen vise une réduction de 20 % des coûts d’ici 2028
Volkswagen viserait une baisse de 20 % des coûts d’ici 2028, dans un contexte de décisions industrielles fortes.

Un nouveau plan d’économies qui s’inscrit dans une série de décisions

Les annonces s’enchaînent et finissent par dessiner une trajectoire. D’après Manager Magazin, l’objectif serait une réduction de 20 % des coûts d’ici à 2028, officiellement pour sécuriser la rentabilité dans un environnement instable.

Ce cap arrive après plusieurs décisions marquantes. Fin 2025, la manufacture de verre de Dresde a cessé définitivement la production, un événement présenté comme une première en presque 90 ans d’histoire industrielle en Allemagne pour le constructeur. Quelques semaines plus tôt, deux projets électriques majeurs ont été suspendus : la future Golf électrique et le T-Roc électrique. À cela s’ajoutent 35 000 suppressions de postes programmées d’ici à 2030 ainsi qu’une réduction massive des effectifs chez Cariad, la filiale logicielle.

Un modèle historique qui encaisse plusieurs chocs en même temps

Volkswagen a suspendu des projets liés à une Golf électrique et un T-Roc électrique
Volkswagen a déjà suspendu deux projets électriques majeurs : les futures Golf électrique et T-Roc électrique.

Pendant deux décennies, Volkswagen s’est appuyé sur un équilibre réputé solide : des volumes élevés, une grosse mutualisation entre marques, et une rentabilité confortable en Chine. Sauf que cet équilibre se fissure.

En Chine, le marché ralentit et la concurrence locale s’est structurée très vite, notamment BYD. En Europe, l’augmentation des volumes ne garantit plus la progression des marges. Aux États-Unis, la politique commerciale reste imprévisible. Résultat : l’environnement est plus instable, et les vieux réflexes d’un géant du volume ne suffisent plus à sécuriser la rentabilité.

La transition n’est pas un chantier unique : c’est une addition de transitions

En parallèle, Volkswagen doit financer plusieurs transformations simultanées : maintenir des gammes thermiques conformes aux normes, développer des plateformes électriques dédiées, bâtir une architecture logicielle pensée pour les véhicules définis par logiciel, et investir dans les batteries et l’intelligence artificielle. Peu de groupes cumulent autant de chantiers en même temps.

Du coup, la question ne se limite pas à “faire des économies”. Elle devient plus large : comment garder une cohérence industrielle quand tout bouge à la fois, et que les conditions de marché deviennent plus difficiles à prévoir ?

Retrouver de l’agilité avant 2030 : l’idée derrière la coupe de 20 %

Dans ce contexte, réduire les dépenses de 20 % servirait à reconstituer des marges de manœuvre. À ce niveau-là, l’objectif est de pouvoir accélérer un programme, différer un investissement, nouer un partenariat ou céder un actif, sans mettre en danger l’équilibre financier du groupe.

La réorganisation du Brand Core Group — qui rassemble Volkswagen, Skoda, Seat, Cupra et les utilitaires — va dans le même sens : simplifier et pousser encore davantage la mutualisation. Et le signal est clair : ce plan ne vise pas uniquement le court terme, il anticipe les années jusqu’à la fin de la décennie.

Si la Chine n’est plus le moteur de rentabilité d’hier, si l’électrique ne compense pas encore pleinement les marges du thermique, et si les tensions géopolitiques persistent, Volkswagen devra fonctionner avec davantage de flexibilité. Autrement dit : quand le premier constructeur européen annonce vouloir tailler 20 % de ses coûts, il ne parle pas seulement de prudence budgétaire. Il indique aussi que l’industrie pourrait entrer dans une phase où l’agilité compte plus que le volume.

Conclusion

Volkswagen ne semble plus agir par petites retouches, mais par ajustements structurels, comme si l’ancien modèle — volume, mutualisation, rentabilité chinoise — ne suffisait plus à absorber les secousses. La question n’est pas seulement de réduire les coûts : c’est de redevenir capable de bouger vite dans un monde où les certitudes industrielles se raréfient. Et si la prochaine décennie consacrait moins les géants du volume que ceux qui savent se réinventer au bon moment ?

Foire aux Questions

Quel objectif de réduction des coûts Volkswagen viserait-il d’ici 2028 ?

Volkswagen viserait une réduction de 20 % des coûts d’ici fin 2028.

Quels projets électriques Volkswagen a-t-il suspendus ?

Volkswagen a suspendu deux projets électriques majeurs : la future Golf électrique et le T-Roc électrique.

Combien de suppressions de postes Volkswagen prévoit-il d’ici 2030 ?

Volkswagen prévoit 35 000 suppressions de postes programmées d’ici à 2030.

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