
Le groupe Volkswagen préparerait un tour de vis bien plus important qu’annoncé, d’après des informations rapportées par Der Spiegel. Au-delà des coupes budgétaires classiques, deux noms ressortent particulièrement : Seat, qui pourrait tout simplement disparaître en tant que marque automobile, et Ducati, qui pourrait être mise en vente. Lamborghini, souvent citée dans les rumeurs, ne serait visiblement pas concernée.
Les notes internes consultées par la presse allemande décrivent un groupe en pleine opération “réinvention” face à une chute brutale de rentabilité. Volkswagen chercherait des économies partout, y compris dans des domaines inattendus comme le sponsoring football, où le groupe est très présent.
Un scénario évoqué : via Audi, Volkswagen pourrait renoncer à sa part dans le club du Bayern Munich, et aussi dans un autre club où le groupe possède des parts, comme le VfB Stuttgart. Mais ces économies ne suffiraient pas à elles seules : le plan inclurait également des fermetures d’usines, des suppressions de postes et des plans de départ.
Le signal est particulièrement fort pour Seat. D’après Der Spiegel, Seat ne « ferait pas partie des marques indépendantes prévues pour les objectifs internes d’ici 2030 ». Autrement dit, la marque pourrait ne plus exister comme constructeur automobile à part entière.
Dans cette hypothèse, Seat pourrait être repositionnée comme fournisseur de nouvelles formes de mobilité, tandis que la priorité en Espagne irait à Cupra, présentée comme une marque « à fort potentiel de croissance ».
Un détail important souligne à quel point l’écosystème industriel resterait central : les futures électriques mentionnées (ID.Polo, Raval, Epiq) seraient toutes produites à Martorell, sur le site Cupra/Seat.
Du côté de Ducati et d’Europcar, l’avenir serait plus flou : ces entités feraient « l’objet d’un examen ». En clair, Volkswagen pourrait décider de vendre Ducati, une possibilité régulièrement évoquée depuis quelques années, mais qui prendrait davantage de poids dans un contexte de plan massif d’économies.
Alors que la rumeur citait Lamborghini, le scénario paraît moins crédible : la marque est décrite comme l’une des plus rentables du groupe, achetée pour plus de 100 millions d’euros à l’époque et désormais valorisée à plusieurs milliards d’euros.
Volkswagen compterait une participation ou un actionnariat majeur dans près de 2000 entreprises dans le monde, et le groupe prévoirait de réduire fortement la voilure. Des surprises pourraient donc survenir du côté de certaines start-up ou fournisseurs exclusifs.
À travers des fusions, ventes ou liquidations, Volkswagen pourrait récupérer jusqu’à 15 milliards d’euros.
Le volet social pourrait être particulièrement lourd. Volkswagen parlait de 50 000 postes en moins en 4 ans dans le monde, mais une note interne évoquerait un ajout de 55 000 à 70 000 postes supprimés en plus.
Au total, cela représenterait près de 120 000 postes en combinant les départs anticipés et les licenciements, avec externalisation de certaines tâches.
Entre un recentrage stratégique, des marques potentiellement sacrifiées et un plan social d’ampleur, Volkswagen semble entrer dans une phase de transformation radicale. Reste à voir jusqu’où le groupe ira pour se remettre sur les rails — et quelles marques en sortiront renforcées dans la prochaine décennie.
Seat ne « ferait pas partie des marques indépendantes prévues pour les objectifs internes d’ici 2030 ».
Il n’est pas impossible que Volkswagen décide de vendre Ducati.
Près de 120 000 postes en tout, en combinant les départs anticipés et les licenciements avec externalisation de certaines tâches.

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