
À Goodwood, Koenigsegg s’est associé à LEGO pour réaliser un objet complètement hors norme : une Koenigsegg Sadair’s Spear en briques, à l’échelle 1:1, capable de rouler. Une vitrine de savoir-faire qui mélange obsession du détail, ingénierie et patience… beaucoup de patience.
Le chiffre qui fait tourner la tête : 9 400 heures de travail. En mode “humain normal”, ça donne une perspective assez vertigineuse : à raison de 10 heures par jour, tous les jours de l’année, il faudrait près de trois ans pour concevoir et assembler une pièce de ce niveau.
Pour aller au bout du délire, le projet ne s’est pas contenté d’un bel objet statique. L’objectif était de reproduire la voiture à taille réelle et de s’assurer qu’elle puisse rouler à une allure respectable. Résultat : une structure en acier a été conçue pour soutenir la carrosserie en briques.
Le niveau de précision est tel que, de loin et sous certains angles, il devient difficile de distinguer l’hypercar réelle de sa version en briques. Le projet totalise exactement 327 906 pièces.
Et parce que quitte à reproduire une hypercar radicale, autant le faire jusqu’au bout : Koenigsegg et LEGO ont aussi prévu des fonctions spéciales, comme l’ouverture automatisée des ouvrants.
Pour qu’une voiture en briques marque vraiment les esprits, il faut qu’elle bouge. Koenigsegg a donc voulu que cette “bête de plastique” puisse atteindre une vitesse honorable lors du festival de Goodwood.
Le twist est simple et malin : au lieu de suivre le tracé habituel en montée, cette Koenigsegg en LEGO a dévalé la courte portion… en descente. L’impressionnante création a ainsi dépassé les 110 km/h. Aux commandes : Markus Lundh, pilote maison de Koenigsegg. Et au passage, c’est aussi un record “LEGO” à Goodwood, anecdotique certes, mais symbolique.
Malgré la prouesse, le projet reste un objet de prestige, sans prix annoncé. Et même si la version en briques est fidèle à l’originale jusque dans certains choix techniques (jantes carbone et freinage composite, comme sur le modèle de série), la comparaison s’arrête net lorsqu’on parle de masse.
La vraie hypercar embarque un V8 biturbo de 1 648 ch fonctionnant à l’E85, et ne pèse que 1 380 kg grâce à une structure tout en carbone.
La version LEGO, elle, affiche 1 800 kg. De quoi rappeler à quel point les ingénieurs suédois savent faire léger : produire des voitures extrêmes tout en restant une demi-tonne plus légères qu’un grand “jouet” en briques.
La création grandeur nature ne sera pas commercialisée. En revanche, une version miniature, oui : LEGO et Koenigsegg ont conclu un accord pour vendre un kit à l’échelle 1:8.
Affiché à 450 €, ce kit comptera 4 104 pièces et inclura un moteur V8 avec pistons mobiles ainsi qu’une boîte de vitesses fonctionnelle. De quoi occuper un bon moment celles et ceux qui aiment autant construire que rêver d’hypercars.
Entre 327 906 pièces, 9 400 heures de travail et plus de 110 km/h atteints à Goodwood, cette Koenigsegg en LEGO montre jusqu’où peut aller une collaboration quand l’ambition n’a pas de bouton “pause”. Et si ce genre de projet annonce quelque chose, c’est peut-être un futur où l’ingénierie et la culture pop continueront de se rencontrer… pour créer des objets encore plus inattendus.
9 400 heures de travail ont été nécessaires pour concevoir et assembler la Koenigsegg Sadair’s Spear en LEGO.
La Koenigsegg Sadair’s Spear en LEGO grandeur nature est composée de 327 906 pièces.
La Koenigsegg en LEGO a dépassé les 110 km/h à Goodwood.

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