
Toyota a pris l’habitude de naviguer entre deux mondes : d’un côté, des hybrides ultra rationnels ; de l’autre, des sportives badgées GR au caractère parfois radical. L’arrivée annoncée du coupé GR GT à moteur V8 illustre bien ce grand écart. Et pourtant, la prochaine surprise pourrait venir d’un terrain encore plus inattendu : le karting.
Ces dernières années, Toyota s’est placé sur des créneaux qui ne ressemblent pas toujours à l’image “sage” qu’on lui colle parfois. La GR Yaris s’est notamment démarquée comme une citadine sportive à quatre roues motrices, tandis que la marque se prépare à lancer la GR GT, un coupé à moteur V8 annoncé à plus de 650 ch.
En parallèle, Toyota est déjà bien implanté dans le sport automobile à de multiples niveaux : rallye-raid, endurance, championnat du monde des rallyes, sans oublier la NASCAR aux États-Unis, le Super GT japonais ou encore le V8 Supercar australien.
Un domaine reste toutefois un vrai “trou dans la raquette” : la Formule 1. Toyota n’y occupe aujourd’hui qu’un rôle de sponsor de l’écurie Haas, après un engagement officiel au début des années 2000 qui s’était mal terminé.
Mais la marque pourrait revenir aux fondamentaux de la formation des pilotes : le karting, souvent considéré comme la meilleure passerelle vers la discipline reine. D’après le très sérieux Nikkei, Toyota s’apprête à lancer la fabrication de karts à compter de cet automne.
L’objectif affiché est clair : des tarifs bas. Le prix évoqué se situerait un peu au-dessus de 300 000 yens, soit moins de 2 000 € au cours actuel.
Pour donner un ordre de grandeur, ce tarif serait environ quatre fois inférieur à celui de la concurrence importée actuellement au Japon. L’idée : contrer l’érosion du karting dans le pays.
Aujourd’hui, la discipline ne compterait plus que 3 250 licenciés au Japon, soit quasiment trois fois moins qu’il y a trente ans. Les coûts, devenus dissuasifs, auraient fermé la porte à beaucoup de jeunes pilotes au budget serré.
Toyota miserait sur l’emploi de “technologies de production automobiles et de matériaux à bas prix” afin de réduire les tarifs et, au passage, aider à faire émerger une nouvelle génération de passionnés.
Les volumes annoncés resteraient modestes, surtout à l’échelle d’un groupe industriel qui revendique plus de 11 millions de véhicules vendus en 2025, malgré son retard sur les voitures 100 % électriques.
Pour ces karts, il serait question de 1 000 à 2 000 unités par an, assemblées dans une nouvelle usine non loin du quartier général du constructeur. Le modèle prendrait l’appellation de GR TG-RR, avec une exportation à l’international envisagée dans un second temps.
Une arrivée en Europe est donc possible. Et sur ce terrain, ce kart n’aurait évidemment pas à composer avec des contraintes habituellement liées aux voitures de route, comme des dispositifs qui ont pu rendre certaines sportives difficiles à vendre sur certains marchés.
Avec un kart badgé GR, Toyota pourrait ouvrir une nouvelle porte : celle d’un sport auto plus accessible, pensé pour donner envie de s’y mettre plutôt que de regarder de loin. Si l’exportation se concrétise, l’idée pourrait même dépasser le Japon et relancer des vocations ailleurs — et c’est peut-être là que l’histoire devient vraiment intéressante.
Un peu au-dessus de 300 000 yens, soit moins de 2 000 € au cours actuel.
À compter de cet automne.
Entre 1 000 et 2 000 unités par an.
Dans le même élan d’accessibilité, la route n’est plus un mirage: via la LOA, une Porsche 911 devient atteignable. Comparez simplement sur Joinsteer, l’allié de votre leasing.

De l'achat, à la revente, au financement, en passant par les derniers projets de loi automobile, Voiture Malin est la référence de l'info automobile
