
Dans les Landes, la lutte contre l’usage du téléphone au volant est passée à la vitesse supérieure avec des sanctions immédiates. Résultat : en trois mois, 200 permis de conduire ont été retirés provisoirement par les forces de l’ordre. Une stratégie de fermeté portée par le préfet, face aux conséquences parfois dramatiques de l’utilisation du smartphone en conduisant.
Entre le 1er novembre et le 31 janvier, les forces de l’ordre ont retiré provisoirement 200 permis de conduire sur les routes des Landes pour usage du smartphone au volant, notamment chez les plus jeunes. Ces retraits marquent une montée en puissance d’une politique annoncée par le préfet Gilles Clavreul, avec l’objectif de frapper fort contre ce comportement.
Le contexte local a pesé dans la décision : sur les huit premiers mois de l’année précédente, 400 infractions liées à l’usage du téléphone en conduite ont été enregistrées dans le département, soit une hausse de 37% par rapport à la même période un an plus tôt.
Et les enjeux sont loin d’être théoriques : la Sécurité routière rappelle que téléphoner au volant multiplie par trois le risque d’accident, tandis qu’envoyer un SMS augmente ce risque par 23.
Cette décision s’appuie aussi sur des chiffres nationaux : en 2023, 390 personnes auraient perdu la vie en France dans des accidents de la circulation directement liés à l’inattention provoquée par l’usage du téléphone portable en conduisant, ou encore à la consultation d’un GPS, par exemple.
Le point clé, c’est que l’attention peut décrocher vite : la distraction peut aussi exister sans même toucher son appareil.
Après une période pédagogique d’un mois auprès des usagers de la route, les gendarmes des Landes sont passés à un mode plus répressif, via différents arrêtés, dès le mois suivant. L’objectif : renforcer la présence sur le terrain pour traquer l’usage du téléphone au volant sur les routes du département.
Et l’effet a été rapide : une fois la mesure installée, la fameuse “peur du gendarme” semble avoir joué son rôle.
La préfecture indique que le nombre de conducteurs pris en flagrant délit d’usage d’un smartphone en conduisant a baissé de 12% au cours du dernier trimestre de 2025, par rapport à la même période un an plus tôt.
Particularité notable : cette baisse intervient alors même que l’activité des gendarmes s’est intensifiée, avec une hausse de 10% des contrôles. Pour la préfecture, cela traduit une prise de conscience, en partie parce que la mesure a beaucoup fait parler.
Au-delà des 200 suspensions provisoires de permis (dans l’attente d’une procédure contradictoire), les conducteurs surpris la main sur le téléphone au volant s’exposent à un retrait de trois points sur leur permis de conduire, ainsi qu’à une amende de 135€.
La démarche engagée dans les Landes semble aussi inspirer d’autres territoires : la mesure est déjà appliquée dans le département voisin du Lot-et-Garonne (47). La Charente-Maritime (17) devrait suivre, puis peut-être d’autres départements dans les mois ou années à venir, comme la Charente (16) et la Vienne (86), qui y réfléchiraient à leur tour.
Avec des retraits de permis immédiats, des contrôles renforcés et une baisse annoncée des cas constatés, les Landes testent une ligne dure contre le téléphone au volant. Si la tendance se confirme et que d’autres départements emboîtent le pas, cette stratégie pourrait bien accélérer une prise de conscience durable — et, à terme, sauver des vies.
200 permis de conduire ont été retirés provisoirement en trois mois dans les Landes pour usage du smartphone au volant.
Téléphoner au volant multiplie par trois le risque d’accident, et envoyer un SMS augmente ce risque par 23.
Les conducteurs s’exposent à un retrait de trois points sur le permis de conduire et à une amende de 135€.

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