
Depuis le succès fulgurant des Peugeot 2008 et Renault Captur apparus en 2013, les constructeurs généralistes n’ont plus qu’une idée en tête : gagner la bataille des SUV urbains. Le segment est devenu si incontournable que même Dacia prépare le sien, appelé à remplacer la Sandero Stepway.
Avant, monter en gamme voulait souvent dire passer d’une citadine polyvalente (type Renault Clio) à une compacte (type Mégane). Puis un maillon s’est intercalé : celui des SUV urbains, impulsé en France dès 2013 par le duo Peugeot 2008 / Renault Captur. Deux modèles qui se sont rapidement imposés comme des références.
Résultat : chaque marque généraliste s’est engouffrée dans la bataille, d’abord avec des versions thermiques… et désormais de plus en plus avec des variantes électriques.
Renouvelés en 2019, les Peugeot 2008 et Renault Captur resteront au catalogue jusqu’en 2028. Ensuite, chacun aura droit à son remplacement.
Comme aujourd’hui, le SUV urbain Peugeot doit jouer sur deux tableaux : thermique et électrique. Le Captur, lui, resterait fidèle au thermique, mais avec une offre à trois casquettes : essence, GPL et full hybride.
Du côté de Renault, le rôle du modèle électrique sur ce territoire sera assuré par la Renault 4 E-Tech. Sa gamme s’est récemment enrichie d’une version Plein Sud, reconnaissable à son toit en toile. Et dans les mois à venir, une variante bimoteur 4x4 viendra aussi renforcer l’offre.
Dans la galaxie Peugeot, la future 208 Mk3 ouvrira le bal en inaugurant la plateforme STLA One à l’été 2027. Sur cette base, le futur Peugeot 2008 profiterait aussi d’un élément très marquant : le volant hypersquare, un cerceau carré non relié mécaniquement aux roues avant, qui s’appuie sur une technologie by-wire jusque-là inédite à ce niveau de gamme.
Dans le groupe Volkswagen, l’offensive électrique passera par deux jumeaux techniques : Skoda Epiq et Volkswagen ID.Cross. Le premier est déjà sur le marché, tandis que l’ID.Cross est annoncé pour l’été 2026.
Le Volkswagen ID.Cross mettrait en avant un style dynamique, avec des influences revendiquées allant de la Golf à l’ID.Buzz, en passant par le Citroën C3 Aircross. Entre concept et version de série, l’écart serait minime : la différence se jouerait surtout sur la taille des jantes et sur un mobilier moins exposé aux salissures que l’intérieur tout blanc du prototype montré au salon de la Mobilité IAA de Munich.
Techniquement, il reposerait sur la plateforme MEB+ et annoncerait 420 km d’autonomie. Une architecture également associée aux citadines sur prises Cupra Raval et Volkswagen ID.Polo.
Côté aspects pratiques, il promettrait un coffre de 450 litres, 38 litres sous la banquette et un frunk avant de 25 litres.
À bord, l’interface serait minimaliste, avec deux dalles de 11 et 13 pouces.
Dacia, qui a récemment présenté un break au look baroudeur baptisé Striker, affiché à moins de 25 000 €, continue d’élargir son terrain de jeu. Ce modèle complète l’offre sur le segment C, où le Bigster est déjà présent. Et la marque compte aussi décliner cette logique un cran en dessous.
La stratégie en place depuis les débuts de la Sandero (une berline “classique” et une version typée SUV appelée Sandero Stepway) ne serait plus reconduite à l’avenir : la quatrième génération de la Sandero attendue en 2028 ne serait plus “grimée” ainsi.
Mais la clientèle Stepway ne serait pas laissée de côté. Dans le plan produit, un SUV urbain prendra le relais : une sorte d’alter ego du Captur, mais vendu à prix Dacia.
Sa base technique serait déjà identifiée : celle du Renault Bridger, un modèle ciblant le marché indien, prévu avec des variantes thermiques et 100 % électriques.
Le Nissan Juke de troisième génération change de dimension. Il adopterait la plateforme électrique CMF-EV des Renault Mégane et Scénic E-Tech, et s’allongerait autour de 4,30 m afin de rivaliser avec le Peugeot 2008.
Pour la motorisation, il délaisserait les blocs de ses “grands cousins” Renault pour récupérer les moteurs électriques de 120 et 150 ch des R5 et R4. Une version à quatre roues motrices serait également prévue.
Et parce que tout le monde n’est pas encore prêt à passer au 100 % électrique, Nissan garderait aussi l’actuelle deuxième génération au catalogue, avec ses motorisations essence (114 ch) et hybride (143 ch).
Après avoir longtemps tout misé sur la 500, Fiat change de stratégie mondiale et s’organise désormais autour de la Grande Panda (segment B). Dans la foulée de l’annonce du plan stratégique Fastlane 2030, la marque italienne — devenue un pilier de Stellantis — a dévoilé une première photo de deux futurs modèles du segment C (moins de 4,5 m) attendus fin 2026 : le Grizzly et le Grizzly Fastback.
Le Grizzly “classique” serait un SUV dérivé des Citroën C3 Aircross et Opel Frontera, mais avec un design propre et une signature lumineuse pixelisée.
La variante Grizzly Fastback, avec coffre, serait proche de la Citroën Basalt et viserait la Dacia Logan en Europe, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. Des détails techniques supplémentaires doivent être révélés au Mondial de l’Auto 2026.
Entre renouvellements programmés, bascules vers l’électrique, plateformes nouvelles et stratégies “deux en un” (thermique d’un côté, électrique de l’autre), les SUV urbains concentrent toutes les ambitions. Et vu la vitesse à laquelle les gammes se réorganisent, le prochain cycle de modèles pourrait bien redessiner durablement la hiérarchie du segment. L’avenir appartient à ceux qui sauront être à la fois désirables, pratiques et technologiquement crédibles.
Les Peugeot 2008 et Renault Captur resteront en lice jusqu’en 2028.
Le Volkswagen ID.Cross annoncerait 420 km d’autonomie.
Le Nissan Juke de troisième génération récupérerait des moteurs électriques de 120 et 150 ch, et une version à quatre roues motrices serait également au programme.

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