Véhicules propres

Revendre un diesel d’occasion entre 5 et 15 ans : la tranche d’âge qui fait mal

Revendre un diesel d’occasion entre 5 et 15 ans : la tranche d’âge qui fait mal

Alors que le marché du neuf progresse légèrement sur le premier semestre, l’occasion fait le chemin inverse. Et dans ce contexte, il y a un vrai “vent de face” pour une catégorie bien précise : les voitures d’occasion âgées de 5 à 15 ans, surtout quand elles roulent au diesel. De plus en plus d’acheteurs basculent vers l’hybride et l’électrique, au détriment du gazole.

Les ventes de voitures d’occasion âgées de 5 à 15 ans reculent, surtout en diesel
Les modèles d’occasion de 5 à 15 ans sont ceux qui souffrent le plus, avec un décrochage marqué en diesel.

Un marché du neuf qui remonte… et une occasion qui se contracte

Sur le premier semestre, le neuf termine sur une note plutôt positive, porté par la montée en puissance de l’électrique. Mais côté seconde main, le baromètre est moins réjouissant : le marché recule de 0,88 % en juin, et surtout de 4,06 % sur l’ensemble du premier semestre. Malgré tout, avec 2,628 millions de transactions, l’occasion reste trois fois plus volumineuse que le neuf.

Ce qui frappe, c’est que toutes les voitures d’occasion ne vivent pas la même réalité : certaines catégories encaissent, d’autres résistent, et quelques-unes progressent même.

Les voitures de plus de 15 ans : la catégorie qui continue d’avancer

Dans un marché globalement en baisse, une tranche d’âge tire son épingle du jeu : les voitures de plus de 15 ans. Elles progressent de plus de 4 %, confirmant l’intérêt pour des modèles plus anciens, souvent plus accessibles financièrement.

Les voitures d’occasion de plus de 15 ans sont les seules en hausse
Les voitures de plus de 15 ans sont les seules à afficher une progression sur le premier semestre.

Parmi les facteurs qui aident ces “anciennes” à se revendre, on retrouve aussi les difficultés autour des ZFE, qui facilitent la circulation et l’usage de ces modèles dans certains cas. S’ajoute une perception répandue (pas toujours totalement justifiée) : l’idée que les voitures modernes seraient forcément moins fiables que leurs aînées.

Le vrai point noir : les occasions entre 5 et 15 ans

C’est la zone la plus compliquée : les voitures d’occasion entre 5 et 15 ans, généralement privées de garantie, connaissent un net trou d’air. Les transactions reculent de 8,76 % sur cette tranche d’âge au premier semestre. C’est deux fois pire que l’ensemble du marché de l’occasion.

Et la baisse touche aussi les véhicules entre 1 et 5 ans, avec un recul de 6,7 %.

Les modèles de moins d’un an limitent la casse

À l’autre extrémité, les occasions ultra-récentes tiennent mieux le choc. Les modèles de moins d’un an voient leurs transactions diminuer “seulement” de 2,07 %. C’est une respiration pour les professionnels, quasiment les seuls à proposer ce type de véhicules sur le marché.

Des modèles très récents commencent déjà à se vendre en occasion
Les voitures de moins d’un an résistent mieux que les autres catégories d’occasion.

Exemple concret : les ventes de Renault 5 atteignent 4 285 unités sur les six premiers mois, soit +23,81 % par rapport à la même période l’année précédente. À noter que ce chiffre inclut aussi quelques exemplaires d’anciennes générations, car les statistiques ne distinguent pas les versions.

Électrique et hybride : la dynamique s’accélère en occasion

Longtemps plus difficiles à revendre que les thermiques, les voitures électriques montrent un regain d’intérêt très marqué. Sur le seul mois de juin, elles progressent de 72,9 % en volume et de 74,4 % en part de marché.

Les hybrides continuent aussi de monter : +31,5 % pour les modèles “auto-rechargeables” et +10,5 % pour les hybrides rechargeables.

Les motorisations électrifiées gagnent du terrain sur le marché de l’occasion
Les motorisations électrifiées pèsent désormais près d’une vente sur cinq sur le premier semestre.

Au total, les motorisations électrifiées représentent désormais près d’une vente sur cinq au premier semestre. Mais les moteurs “classiques” restent majoritaires: en juin, l’essence pèse 37 % des ventes en occasion, et le diesel 41 %. Une explication tient aussi à l’offre disponible : sur les sites d’annonces, ces motorisations dominent encore largement, et elles deviennent presque incontournables quand on remonte vers les voitures les plus anciennes… justement très recherchées.

Pourquoi le diesel devient plus difficile à revendre

La tendance est claire : les ventes de diesel en occasion poursuivent leur baisse. En juin, quand l’essence recule de 2,35 %, le diesel chute beaucoup plus fort : -12,11 %.

Le diesel reste majoritaire en occasion, mais sa popularité recule
Même encore très présent dans les ventes, le diesel perd du terrain et décroche plus vite que l’essence.

Cette motorisation, historiquement très forte en France, passe de 45,7 % à 40,7 % des ventes entre le premier semestre d’une année à l’autre (2025 vers 2026). Même si la baisse récente des prix du gazole pourrait atténuer le mouvement, la trajectoire semble désormais trop ancrée pour s’inverser rapidement.

Conséquence directe : revendre un diesel risque de devenir de plus en plus compliqué, surtout s’il appartient à une tranche d’âge déjà moins recherchée — typiquement ces véhicules entre 5 et 15 ans.

Conclusion

Le marché de l’occasion ne s’effondre pas uniformément : il se recompose. Les voitures très anciennes continuent de séduire, les modèles très récents limitent la casse, l’électrique et l’hybride accélèrent… et le diesel, lui, s’essouffle nettement, en particulier sur les âges “intermédiaires”. La suite dépendra autant des choix des acheteurs que de l’évolution de l’offre et des usages — mais une chose est sûre : le marché est en train de changer de rythme, et il faudra savoir l’anticiper.

Foire aux Questions

De combien reculent les ventes de voitures d’occasion sur l’ensemble du premier semestre ?

Le marché de l’occasion recule de 4,06 % sur l’ensemble du premier semestre.

Quel est le volume de transactions sur le marché de l’occasion sur le premier semestre ?

Le marché de l’occasion totalise 2,628 millions de transactions sur le premier semestre.

Quelle baisse enregistrent les ventes de diesel d’occasion en juin ?

Les ventes de diesel de seconde main baissent de 12,11 % en juin.

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