
Renault franchit une nouvelle étape côté interface multimédia : le constructeur confirme l’arrivée de Google Gemini, l’IA générative de Google, dans tous les modèles équipés du système openR link. L’idée est de proposer bien plus qu’un assistant qui exécute des ordres basiques : Gemini est présenté comme capable de comprendre le contexte, d’enchaîner plusieurs demandes et de piloter des fonctions du véhicule au-delà d’un simple « lance la radio » ou « monte le chauffage ».
Après les premières expériences menées par plusieurs constructeurs avec ChatGPT ou leurs propres assistants conversationnels, Renault adopte à son tour une nouvelle génération d’IA embarquée en intégrant Google Gemini à openR link.
Jusqu’ici, les Renault équipées d’openR link s’appuyaient sur Google Assistant : efficace pour les commandes simples, mais vite limité dès que les demandes devenaient plus nuancées. Gemini est justement censé corriger ça. Pensé comme une IA générative, il comprend le contexte d’une conversation, relie plusieurs actions entre elles et accepte des requêtes formulées en langage naturel.
Concrètement, Renault met en avant des scénarios où l’on peut tout demander en une seule phrase : obtenir une information (par exemple les résultats des matchs de la veille) tout en ajustant la climatisation, ou encore demander un itinéraire en ajoutant des contraintes (éviter le périphérique et certains axes).
Selon le constructeur, Gemini devrait être capable d’interpréter ces contraintes, de croiser des données (trafic, autonomie pour les modèles électriques, préférences), puis de proposer un trajet adapté.
Renault évoque aussi des usages plus légers : créer des quiz, inventer de petites histoires pour les enfants, ou répondre à des questions de culture générale. D’autres marques proposent déjà ce type de fonctions, mais l’enjeu ici est la qualité de compréhension et la fluidité des échanges. Renault mentionne également une évolution à venir baptisée Gemini Live, censée permettre d’enchaîner plusieurs demandes.
Point clé : cette nouveauté ne serait pas limitée aux véhicules neufs. Le système arrive par mise à jour à distance sur l’ensemble du parc déjà équipé d’openR link, notamment Mégane E‑Tech, Scenic, Austral et Rafale. Renault cite aussi, à terme, Renault 5, 4 et Twingo électriques dans leurs versions hautes. Le déploiement est en cours et se fait automatiquement.
Une fois la mise à jour reçue, depuis l’écran central, le conducteur connecté à son compte Google obtient une invitation à basculer de Google Assistant vers Gemini. L’activation est annoncée comme gratuite, sans modification de la durée de l’offre de connectivité, et elle peut être refusée. En clair : si l’idée de confier des requêtes plus riches à une IA ne vous tente pas, vous pouvez rester sur des commandes vocales classiques. Et si vous testez puis changez d’avis, il est aussi possible de revenir à Assistant.
Autre aspect mis en avant : le niveau d’intégration de Gemini au véhicule. Dans openR link, l’IA devrait pouvoir piloter des fonctions physiques : ajuster la température, changer des réglages radio, activer les sièges chauffants, gérer certains paramètres de conduite, ou lancer/modifier une navigation en tenant compte de l’autonomie réelle d’une voiture électrique.
Gemini est aussi censé récupérer des données issues du véhicule (niveau de batterie, consommation, distances restantes) et s’en servir dans ses réponses. Sur le papier, ça vise à simplifier l’usage au quotidien et à réduire la tentation de quitter la route des yeux pour manipuler l’écran.
Enfin, Renault met en avant un autre bénéfice possible : la continuité d’expérience. Avec un compte Google associé (si vous utilisez déjà Gemini au travail ou sur smartphone), il devrait être logique de pouvoir poursuivre l’expérience en entrant dans l’habitacle.
Pour celles et ceux qui suivaient l’avatar Reno présenté comme compagnon de route, l’arrivée de Gemini crée un doublon. Dans son communiqué, Renault ne parle plus de Reno, ni de « askrnlt », un agent conversationnel intelligent développé en interne avec la technologie Gemini 2.5 Flash de Google. L’hypothèse évoquée : Reno pourrait continuer d’exister en devenant l’incarnation visuelle des réponses de Gemini, comme une couche graphique.
Avec Gemini, Renault veut passer d’une commande vocale “à la carte” à une vraie conversation capable de combiner infos, navigation et réglages de la voiture, le tout via une mise à jour à distance et une activation optionnelle. Si la promesse est tenue, l’habitacle pourrait bien devenir l’un des prochains terrains où l’IA se rend vraiment utile — sans vous compliquer la vie.
Mégane E‑Tech, Scenic, Austral et Rafale sont cités pour le déploiement via mise à jour à distance, et Renault mentionne aussi, à terme, Renault 5, 4 et Twingo électriques dans leurs versions hautes.
L’activation est annoncée comme gratuite, elle peut être refusée, et il est possible de revenir à Google Assistant après coup.
Gemini devrait pouvoir ajuster la température, modifier des réglages de la radio, activer les sièges chauffants, gérer certains paramètres de conduite, et lancer ou modifier une navigation en tenant compte de l’autonomie réelle d’une voiture électrique.
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