
Avec la multiplication des contrôles routiers (policiers, gendarmes et radars), mieux vaut comprendre comment un radar “décide” vraiment si vous êtes verbalisé. Entre la vitesse affichée au compteur, la vitesse enregistrée et la marge technique, le flash n’est pas toujours automatique. Voici un point clair et concret.
Les radars qui repèrent le moindre écart au Code de la route sont souvent vus comme la bête noire des conducteurs et des motards. Mais ils servent aussi de garde-fous face aux comportements dangereux, avec l’objectif de réduire les accidents de la route.
Sur routes nationales, départementales et autoroutes, la surveillance est assurée à la fois par les forces de l’ordre et par de nombreux radars en service. Qu’ils soient fixes, mobiles posés ou mobiles embarqués, leur mission reste la même : faire respecter les règles, notamment les limitations de vitesse, un facteur majeur d’accidents sur la route.
Point clé à connaître : il faut distinguer la vitesse réelle et la vitesse retenue.
La vitesse réelle correspond, à peu de chose près, à celle prise en compte par un radar à partir de la vitesse visible sur le compteur du véhicule.
La vitesse retenue, elle, est celle indiquée sur le procès-verbal : c’est la vitesse enregistrée après soustraction d’une marge technique (et parfois davantage selon les véhicules, notamment entre modèles anciens et plus récents).
Les radars appliquent une marge dite technique, prévue pour tenir compte d’une éventuelle imprécision des appareils de mesure. D’après la Sécurité routière, cette marge joue toujours en faveur de l’usager.
Elle ne se calcule pas toujours de la même manière :
En dessous de 100 km/h, la marge s’exprime en kilomètres/heure.
Au-delà de 100 km/h, elle est calculée en pourcentage.
Sur une autoroute limitée à 130 km/h, rouler à 135 km/h au compteur ne devrait pas déclencher le flash d’un radar fixe, et encore moins celui d’un appareil mobile. La raison : la marge technique appliquée.
Dans ce cas, la marge généralement appliquée est de :
5 % pour un radar fixe
10 % pour un radar mobile ou mobile-mobile
Sur une route limitée à 90 km/h, passer devant un radar fixe à 95 km/h au compteur ne devrait pas déclencher de verbalisation.
En revanche, à partir de 96 km/h, le radar flashe le véhicule, car la marge de 5 km/h est dépassée.
Et détail important : le procès-verbal n’affichera pas 96 km/h, mais une vitesse retenue de 91 km/h.
Attention : ces marges de tolérance restent théoriques et peuvent varier selon les situations.
Pour un radar fixe automatique, voici ce que montrent les exemples de seuils : à 50, 70, 80 et 90 km/h, la marge de tolérance indiquée est de 5 km/h (le dépassement retenu commence respectivement à 56 km/h, 76 km/h, 86 km/h et 96 km/h). Pour des vitesses plus élevées, l’exemple indique une marge de 5,5 km/h à 110 km/h (dépassement retenu dès 116 km/h) et une marge de 6,5 km/h à 130 km/h (dépassement retenu dès 137 km/h).
Au final, même si la marge technique peut éviter une verbalisation dans certains cas, le moyen le plus sûr reste simple : respecter strictement les limitations. Et avec des contrôles qui se multiplient, connaître ces règles permet au moins de rouler plus serein — aujourd’hui comme demain.
La vitesse retenue est la vitesse inscrite sur le PV après soustraction de la marge technique à la vitesse réelle.
En dessous de 100 km/h, la marge s’exprime en km/h, et au-delà de 100 km/h, elle est calculée en pourcentage.
À partir de 96 km/h au compteur, le radar flashe, et le PV indique une vitesse retenue de 91 km/h.

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