Economie / Politique

Prix des carburants : pourquoi la baisse à la pompe pourrait vite s’arrêtER

Prix des carburants : pourquoi la baisse à la pompe pourrait vite s’arrêtER

Les prix à la pompe n’avaient plus été aussi bas depuis longtemps. Essence comme gazole affichent des niveaux qui redonnent un peu d’air aux automobilistes. Pourtant, cette accalmie peut être trompeuse. Pas forcément parce que le pétrole serait sur le point de repartir en flèche, mais parce que la prochaine hausse attendue dépend surtout de mécanismes plus discrets… et déjà en marche.

La baisse actuelle des prix des carburants est trompeuse : même sans hausse du pétrole, une augmentation à la pompe est déjà programmée pour début 2026. © Yayimages
La baisse actuelle des prix des carburants est trompeuse : même sans hausse du pétrole, une augmentation à la pompe est déjà programmée pour début 2026. © Yayimages

On parle beaucoup du prix des carburants quand il explose. Beaucoup moins quand il recule. Et pourtant, les automobilistes en France profitent d’un contexte plutôt favorable à la pompe, avec des tarifs retombés à des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis plusieurs années. Le litre de SP95-E10, le carburant le plus consommé, tourne autour de 1,60 €, tandis que le gazole, majoritaire dans les ventes (environ 65 %), s’affiche en moyenne autour de 1,53 €, d’après les chiffres officiels. C’est une vraie respiration après une période marquée par des hausses à répétition.

Cette baisse s’explique surtout par un contexte international plus calme : une offre de pétrole abondante, pendant que la demande mondiale est moins nerveuse. En clair, le marché respire, et nous aussi. Mais la question qui compte, c’est la suite. Car derrière cette bonne nouvelle, une autre dynamique est déjà enclenchée : une remontée des prix qui pourrait arriver rapidement, même si le baril ne s’emballe pas.

La hausse qui arrive est déjà écrite

© TotalEnergies
© TotalEnergies

Le prix des carburants pourrait mécaniquement augmenter de 4 à 6 centimes par litre. Et le point important, c’est que cette hausse n’aurait rien à voir avec une crise géopolitique ou un choc sur l’offre mondiale de pétrole. Ici, le sujet est beaucoup plus “technique”, mais très concret pour ton portefeuille : l’évolution du dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE).

Pour faire simple, les CEE sont un mécanisme qui oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions qui réduisent la consommation et améliorent l’efficacité énergétique. Dans la vraie vie, ça peut soutenir des opérations et des aides liées à la transition énergétique, notamment autour des véhicules électriques, via des dispositifs de financement qui ne passent pas directement par un chèque de l’État.

Le problème, c’est que quand ce dispositif se renforce, il alourdit les charges des distributeurs. Et dans un marché où personne ne veut rogner durablement ses marges, ces coûts finissent généralement par être répercutés sur le prix final payé à la pompe. Résultat : même si le baril reste “raisonnable”, la facture peut remonter. Autrement dit, le carburant peut devenir plus cher sans que le pétrole, lui, ne fasse de folie.

Un prix de plus en plus déconnecté du marché

Ce glissement raconte quelque chose de plus profond : le prix du carburant n’est plus seulement le reflet d’un équilibre entre l’offre et la demande mondiales. Il intègre une part de plus en plus importante de règles, de dispositifs et de coûts parafiscaux, souvent invisibles pour le consommateur. Et c’est précisément ce qui rend la situation frustrante : même quand les conditions internationales sont favorables, ça ne garantit plus un carburant durablement moins cher.

Dans ce contexte, les marges de manœuvre politiques paraissent limitées. Les autorités peuvent suivre la situation, commenter, ajuster à la marge… mais une grande partie du prix est structurée par des mécanismes déjà en place. La baisse actuelle à la pompe reste donc un répit bienvenu, mais il vaut mieux éviter de croire à un retour durable du carburant “pas cher”. La hausse annoncée, même modérée, est désormais liée à des coûts qui dépassent largement le seul prix du baril.

À l’heure où chaque centime à la pompe redevient incertain, certains préfèrent lisser le risque: LOA ou LLD pour s’offrir le mythe Porsche 911 tout en maîtrisant le budget et les garanties. À découvrir sur Joinsteer.

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