
Si vous avez déjà croisé en France une voiture avec des plaques rouges, vous avez vu du transit temporaire à l’œuvre. Ce dispositif fiscalement avantageux permet à des personnes qui ne résident pas dans l’Union européenne de disposer d’un véhicule neuf pour une durée maximale de six mois, sans TVA ni droits de douane.
En pratique, ce format s’adresse à celles et ceux qui restent en France plusieurs mois et qui veulent éviter que la location classique devienne trop coûteuse sur la durée. Pour quelques jours, la location courte durée fait le job. Mais quand on parle de plusieurs mois, le transit temporaire prend l’avantage.
Les conditions sont simples :
Il faut être résident hors UE ou dans un DOM-TOM, et détenir un permis de conduire. Ensuite, la demande se fait via un concessionnaire, qui se charge d’immatriculer le véhicule.
La durée légale ne peut pas dépasser 175 jours (soit six mois).
Côté finances, le véhicule est exonéré de droits de douane et de TVA. Résultat : le professionnel peut proposer des tarifs attractifs sur la durée, qui correspondent notamment à la décote du véhicule et à divers frais.
Point qui surprend souvent : le client paye la totalité de la somme et utilise un véhicule dont il est le propriétaire sur cette courte durée.
Le transit temporaire n’est pas un “passeport universel” pour voyager partout. Certains pays interdisent de circuler avec ces véhicules, notamment : Royaume-Uni, Suisse, Turquie.
D’autres restrictions existent aussi plus à l’est : Albanie, Biélorussie, Bosnie, Islande, Kossovo, Macédoine du Nord, Moldavie.
Chaque année, un peu plus de 20 000 voitures neuves sont immatriculées avec les fameuses plaques rouges. Et le marché a progressé pour atteindre 25 000 immatriculations.
Ce qui rend ces chiffres intéressants, c’est que le transit temporaire laisse plus de liberté que la location courte durée : on ne choisit pas simplement “ce que le loueur a en stock”. En clair, les modèles les plus immatriculés sont ceux qui plaisent réellement aux personnes de passage.
Et là, surprise : même si la Renault Clio domine largement les ventes nationales, en transit temporaire, le classement n’a rien à voir.
Le modèle le plus choisi par les “gens de passage” est le Peugeot 2008, largement devant le Citroën C5 Aircross et le Peugeot 3008. Peugeot place d’ailleurs plusieurs modèles dans le haut du classement, ce qui donne l’image d’un vrai carton pour la marque sur ce segment.
Autre détail marquant : la Peugeot 208 ne figure pas dans le Top 10. À l’inverse, la Renault Clio, elle, est bien présente dans ce classement, même si elle n’est pas en tête.
Voici le contenu du classement des modèles et de leurs volumes d’immatriculations en transit temporaire : Peugeot 2008 (3398), Citroën C5 Aircross (3251), Peugeot 3008 (2395), Peugeot 5008 (2084), Renault Clio (1720), Dacia Duster (1527), Peugeot 308 (1520), Renault Captur (1405), Citroën C4 (1111), Dacia Sandero (1041).
Le transit temporaire ressemble à une solution “entre deux mondes” : plus engageante qu’une location, mais pensée pour une présence limitée en France, avec un cadre fiscal spécifique et des règles de circulation à respecter. Et côté choix, une tendance ressort nettement : pour les séjours de plusieurs mois, le Peugeot 2008 s’impose comme le favori, loin devant l’idée reçue de la Clio incontournable. De quoi se demander comment ces préférences vont évoluer si les habitudes de voyage et d’expatriation continuent de bouger.
La durée légale ne peut dépasser 175 jours, soit six mois.
Il est notamment interdit de circuler avec ces véhicules au Royaume-Uni, en Suisse et en Turquie.
Le Peugeot 2008 est le véhicule le plus immatriculé en transit temporaire, avec 3398 immatriculations.

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